Modern French Philosophy: a Study of the Development Since Comte
Fellow of the University of Liverpool; Lecturer in Psychology to the Liverpool University Extension Board
WITH A FOREWORD BY HENRI BERGSON
de l’Academie francaise et de l’Academie des Sciences morales et politiques
First published in 1922.
(All rights reserved)
TO MY TEACHER ALEXANDER MAIR PROFESSOR OF PHILOSOPHY IN THE UNIVERSITY OF LIVERPOOL AS A SMALL TOKEN OF ESTEEM AND AN ACKNOWLEDGMENT OF HIS INSTRUCTION
“Mais il n’y a pas que cette France, que cette France glorieuse, que cette France révolutionnaire, cette France émancipatrice et initiatrice du genre humain, que cette France d’une activité merveilleuse et comme on l’a dit, cette France nourrie des idées générales du monde, il y a une autre France que je n’aime pas moins, une autre France qui m’est encore plus chère, c’est la France misérable, c’est la France vaincue et humiliée, c’est la France qui est accablée, c’est la France qui traîne son boulet depuis quatorze siècles, la France qui crie, suppliante vers la justice et vers la liberté, la France que les despotes poussent constamment sur les champs de bataille, sous prétexte de liberté, pour lui faire verser son sang par toutes les artères et par toutes les veines, oh! cette France-là, je l’aime.”—GAMBETTA, Discours , 29 September , 1872.
“Les jeunes gens de tous les pays du monde qui sont venus dans les campagnes de France combattre pour la civilisation et le droit seront sans doute plus disposés à y revenir, apres la guerre chercher la nourriture intellectuelle. Il importe qu’ils soient assurés de l’y trouver, saine, abondante et forte.”—M. D. PARODI, Inspecteur de l’Académie de Paris, 1919 .
Je serais heureux que le public anglais sût le bien que je pense du livre de M. Gunn, sur la philosophie francaise depuis 1851. Le sujet choisi est neuf, car il n’existe pas, à ma connaissance, d’ouvrage relatif à toute cette période de la philosophie française. Le beau livre que M. Parodi vient de publier en français traite surtout des vingt dernières années de notre activité philosophique. M. Gunn, remontant jusqu’à Auguste Comte, a eu raison de placer ainsi devant nous toute le seconde moitié du siècle passé. Cette période de cinquante ans qui a précédée notre vingtième siècle est d’une importance capitale. Elle constitue réellement notre dix-neuvième siècle philosophique, car l’oeuvre même de Maine de Biran, qui est antérieure, n’a été bien connue et étudiée qu’à ce moment, et la plupart de nos idées philosophiques actuelles ont été élaborées pendant ces cinquante ans.