Moyens infaillibles de devenir riche

Antoine de NOSSY
PARIS ÉDITIONS PRESSE FRANÇAISE 12, Rue Servandoni, 12
1913 Tous droits réservés.
Moyens infaillibles de devenir riche
Qui n’a point fait et qui ne fait point encore le rêve de s’enrichir ?
Ceux qui ne possèdent pas voudraient, avec juste raison, se trouver à la tête d’une importante fortune. Ceux qui ont un peu désireraient beaucoup. Ceux qui ont beaucoup convoitent plus encore. Si bien que chacun demande sans cesse et laisse entrevoir que l’homme est insatiable quand il s’agit de la richesse.
Sans vouloir faire passer un nuage triste et sombre dans ce ciel si pur et si ensoleillé, créé par des imaginations en mal de chance, d’espoir, de rêves dorés, nous dirons que s’il n’est pas mauvais pour la gaieté de l’esprit de caresser de vaines espérances, il n’est pas inutile non plus de se mettre en face de la réalité et de raisonner un peu.
Peut-on, raisonnablement, s’enrichir sans faire contribuer toutes ses actions à cette fin ? Non. Il faut avant tout se préoccuper des moyens les plus efficaces et les plus honnêtes. La fortune ne vient pas souvent sans qu’on l’ait impérieusement sollicitée et sans qu’on ait tout fait pour obtenir ses faveurs. Elle ne procure le véritable bonheur qu’à la condition qu’on l’ait acquise par ses efforts, par son intelligence, par l’ordre dans ses affaires.
Nous allons ainsi passer en revue les meilleurs procédés, capables d’amener sûrement la richesse, et, en premier lieu, nous placerons le travail.
Le travail est la clef du bonheur et de la fortune en ce bas monde. Par lui seul, on peut acquérir une fortune, petite ou grande, qui satisfasse.
Rien n’est plus nuisible que l’oisiveté et la paresse, et qui s’y livre tombe forcément dans la misère.
Encore faut-il, pour tirer un véritable profit de son travail, savoir diriger celui-ci pour en obtenir le plus de fruit possible. Pour cela, il est nécessaire de se rendre esclave de bonnes habitudes. Cet esclavage d’un genre nouveau ne peut point dégénérer en un servage qui rendrait malheureux ; au contraire, rien ne pousse plus instinctivement l’homme à faire quelque chose avec plaisir — ou au moins sans déplaisir — que l’habitude. Qui a l’habitude du travail s’ennuie et souffre dès que le repos lui est imposé, de la même façon que le fumeur trépigne d’impatience et de mauvaise humeur quand on le prive de tabac. C’est à nos enfants surtout que nous devons faire prendre la bonne habitude du travail, et nous y arriverons facilement si nous prêchons par l’exemple.

Antoine de Nossy
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Язык

Французский

Год издания

2024-06-29

Темы

Success; Success in business

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