Fêtes et coutumes populaires / Les fêtes patronales—Le réveillon—Masques et travestis—Le joli mois de Mai—Les noces en Bretagne—La fête des morts—Les feux de la Saint-Jean—Danses et Musiques populaires

DU MÊME AUTEUR
LIBRAIRIE ARMAND COLIN
À MA PETITE HERVINE

Les fêtes et les coutumes populaires!
L'admirable matière, mais si vaste! Une vie ne suffirait pas à la traiter. Comment donc la faire tenir en quelques pages? Mais on ne s'est proposé ici que d'effleurer le sujet et l'on a choisi, parmi les fêtes populaires, les plus connues et les plus anciennes.
Ce ne sont pas toujours les moins curieuses, ni—bien qu'elles n'aient pour la plupart rien d'officiel—celles que le peuple chôme avec le moins de plaisir. Il ne les chôme pas toujours dans un esprit très orthodoxe; il lui arrive même d'avoir complètement oublié le sens du rite héréditaire auquel il se plie et on l'étonnerait fort en lui révélant que les boudins de Noël, par exemple, sont un souvenir du sanglier que les Celtes sacrifiaient, au solstice d'hiver, en l'honneur de Bélénus, le dieu solaire. La plupart de nos coutumes populaires sont ainsi de très lointaines survivances; en nous penchant un peu, nous discernerions sous chacune d'elles toute une cosmogonie primitive; nous reconnaîtrions le travail profond des vieilles imaginations aryennes, leur essai d'une explication naturiste de l'univers.
Et peut-être que la vertu secrète de ces coutumes est là: elles sont aussi anciennes que la race; elles se sont chargées en route de sens nouveaux et parfois contradictoires; elles ont emprunté sans compter aux diverses cultures, celtique, latine, catholique, qui ont fait l'âme nationale. Mais cette plasticité même, cette souplesse à s'adapter à nos divers états de civilisation, n'est-elle pas la meilleure preuve de leur vitalité?
Avant de sourire d'elles, tâchons d'abord de les comprendre. Qui les aura comprises ne tardera pas à les aimer.
Ch. Le G.

Chaque corps de métier avait autrefois son patron spécial dont il célébrait la fête à certains jours de l'année. Le choix de ces patrons n'avait pas été laissé au hasard. S'il est vrai que quelques corps de métiers, afin de mieux honorer leur fondateur ou leur chef, se mirent sous le patronage du bienheureux dont il portait le nom, il est plus juste de dire que la vie même des bienheureux dont on avait fait choix avait servi dans la plupart des cas à les désigner aux fidèles. C'est ce qui explique que saint Hubert, lequel était un grand veneur d'Aquitaine, soit devenu le patron des chasseurs, et que saint Yves, qui fut avocat et ne vola jamais ses clients, comme l'affirme le dicton populaire:

Charles Le Goffic
О книге

Язык

Французский

Год издания

2007-09-11

Темы

France -- Social life and customs; Holidays -- France

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