Le dernier rapport d'un Européen sur Ghât et les Touareg de l'Aïr - Erwin von Bary - Livre

Le dernier rapport d'un Européen sur Ghât et les Touareg de l'Aïr

GHÂT ET LES TOUAREG DE L’AÏR
OUVRAGES DU MÊME AUTEUR
Le Sahara (Paris, Hachette, 1893, in-8 o )10 fr.
Pourquoi Flatters et ses compagnons sont morts (Paris, Challamel, 1896, brochure in-8 o )1 fr.
Lyon. — Imp. Pitrat Ainé, A. Rey Successeur, 4, rue Gentil. — 17697
TRADUIT ET ANNOTÉ PAR HENRI SCHIRMER Professeur de Géographie à l’Université de Lyon.
PARIS LIBRAIRIE FISCHBACHER (Société anonyme) 33, RUE DE SEINE, 33
1898
C’est un nom peu connu en France que celui d’Erwin de Bary. Sa dépouille repose ignorée dans un coin de l’oasis de Ghât, et l’on ne songe guère à lire, dans la revue étrangère où il a été imprimé jadis, son journal de route, seule trace qui reste de son activité évanouie. Cependant son œuvre inachevée mérite mieux que cet oubli.
L’Aïr, où il a pénétré, est une des contrées les plus curieuses et les moins connues du globe. Ses montagnes, son climat sont encore un problème pour le géographe. Pour le naturaliste, c’est un de ces pays d’élection où ont pu survivre quelques échantillons de flore et de faune, témoins d’une époque antérieure et d’un climat disparu. L’historien y cherche la trace d’une civilisation nègre très ancienne, et celle des relations qui unirent peut-être l’Egypte antique au coude du Niger. Le commerçant y voit la station la plus importante de la route la plus facile qui traverse le Sahara.
Or, ce pays n’a été que deux fois l’objet d’une exploration européenne. Les résultats de la première, celle de Barth et Richardson (1850), sont universellement connus. La seconde (1876) est celle dont nous publions la traduction aujourd’hui.
On ne trouvera pas chez Erwin de Bary cette profonde érudition d’orientaliste, ni cette faculté d’investigation merveilleuse, qui ont rendu presque inimitable son immortel prédécesseur. Mais il a noté avec une conscience rare tout ce qui lui semblait de nature à intéresser un explorateur, et même en pays déjà parcouru, comme à Ghât par exemple, il a su observer bien des faits nouveaux. De plus, on est assuré de trouver en lui un observateur sincère. Aucune préoccupation politique ou commerciale n’a influé sur son jugement. Son rêve a été celui d’un naturaliste : étudier les parties inconnues du Sahara méridional. Erwin de Bary fut un des derniers adeptes de cette école d’explorateurs du milieu du siècle, qui ont eu pour seule ambition le développement des connaissances humaines.

Erwin von Bary
Содержание

О книге

Язык

Французский

Год издания

2024-10-01

Темы

Aïr (Niger); Tuaregs; Ghat (Libya)

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