Le second enfer d'Etienne Dolet / Suivi de sa traduction des deux dialogues platoniciens l'Axiochus et l'Hipparchus; notice bio-bibliographique par un bibliophile

SUIVI DE SA TRADUCTION DES DEUX DIALOGUES PLATONICIENS L’AXIOCHUS ET L’HIPPARCHUS
NOTICE BIO-BIBLIOGRAPHIQUE PAR UN BIBLIOPHILE
PARIS A LA LIBRAIRIE DE L’ACADÉMIE DES BIBLIOPHILES 10, RUE DE LA BOURSE, 10
BRUXELLES LIBRAIRIE EUROPÉENNE DE C. MUQUARDT PLACE ROYALE
1868
Tirage à 237 exemplaires :
N o
Bruxelles. — Imprimerie de J. Rops, rue de l’Ermitage, 2.
De toutes les malheureuses victimes de l’intolérance farouche du seizième siècle, il n’en est pas dont le nom réveille des souvenirs aussi tristes qu’Etienne Dolet. Lorsqu’on considère son activité intellectuelle, l’étendue de ses connaissances, son amour pour le progrès, lorsqu’on peut apprécier ses qualités personnelles, et lorsqu’on le voit traîné à un supplice barbare, sous un prétexte futile, inventé par une haine aveugle et furieuse, on éprouve une vive sympathie, on s’émeut en faveur de l’infortuné, massacré juridiquement à la fleur de son âge, on maudit les magistrats ignares et cruels qui s’érigèrent en bourreaux.
Dolet, plus intéressant à tous égards, et bien moins prolixe, nous appelle. Il n’entre point d’ailleurs dans notre plan de tracer une biographie détaillée de cet homme illustre, ni de l’apprécier sous divers points de vue : des écrivains autorisés ont déjà accompli cette œuvre. Nous pouvons citer Le Second Enfer et autres œuvres d’Etienne Dolet, précédé de sa réhabilitation (par M. Aimé-Martin) ; Paris, Techener, 1830, 2 vol. in-12 ; le Procès d’Etienne Dolet avec un avant-propos sur sa vie et ses ouvrages , par A.-T. (Taillandier) ; Paris, 1836, in-12 ; faisons aussi mention spéciale du livre chaleureux de M. J. Boulmier : Etienne Dolet, sa vie, ses écrits, son martyre  ; Paris, Aubry, 1857, XIII et 300 pages.
Dolet s’était attiré d’autres inimitiés ; vers 1539, il y eut à Lyon ce qu’on appelle aujourd’hui coalition et grève ; les ouvriers imprimeurs « s’estoient bandez ensemble pour constraindre les maistres de leur fournir plus gros gages et nourriture plus opulente. » Dolet se montra favorable aux demandes des ouvriers ; il les regardait sans doute comme équitables ; les autres typographes, jaloux du succès qui commençait à devenir son partage, lui portèrent envie et s’efforcèrent de lui nuire. Peut-être n’était-il pas assez réservé en ses propos : quelques passages des Commentarii montrent qu’il n’approuvait pas toutes les idées de la pesante Sorbonne, et surtout sa haine contre l’imprimerie ; il avait lancé dans ses poésies latines des épigrammes assez vives contre les moines ; tous ces griefs furent réunis et l’on se mit à l’œuvre pour le perdre.

Etienne Dolet
Содержание

О книге

Язык

Французский

Год издания

2021-05-07

Темы

Dialogues; French poetry -- 16th century

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