Poésies Allemandes

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Friedrich Gottlieb Klopstock
(1748-1783)
Traduit par Gérard de Nerval en 1830
Table des matières
Comme un fils qui n'a vu s'écouler qu'un petit nombre de printemps, s'il veut fêter son père, vieillard à la chevelure argentée, et tout entouré des bonnes actions de sa vie, s'apprête à lui exprimer combien il l'aime avec un langage de feu;
Il se lève précipitamment au milieu de la nuit; son âme est brûlante: il vole sur les ailes du matin, arrive près du vieillard, et puis a perdu la parole.
C'est ce que j'ai éprouvé… J'allais te chanter, ô ma patrie! et déjà j'obéissais au vol rapide de l'inspiration, déjà ma lyre avait résonné d'elle-même, lorsque la sévère discrétion m'a fait un signe avec son bras d'airain, et soudain mes doigts ont trem- blé.
Mais je ne les retiens plus: il faut que je reprenne la lyre; que je tente un essor plus audacieux, et que je cesse de taire les pensées qui consument mon âme.
Ô mon beau pays, ta tête se couronne d'une gloire de mille années; tu marches du pas des immortels, et tu t'avances avec orgueil à la tête de plusieurs nations! combien je t'aime, mon pays, mon beau pays!
Ah! j'ai trop entrepris, je le sens; et la lyre échappe à ma fai- ble main… Que tu es belle, ma patrie! De quel éclat brille ta couronne! Comme tu t'avances du pas des immortels!

Friedrich Gottlieb Klopstock
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О книге

Язык

Французский

Год издания

2005-07-07

Темы

German poetry -- History and criticism

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