Dictionnaire du patois du pays de Bray
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Membre de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Caen, de la Société des Antiquaires de Normandie, de la Société des Antiquaires de Picardie et de la Société d'Émulation d'Abbeville.
Bientôt les patois auront complètement disparu; beaucoup de mots employés par les pères ne sont déjà plus intelligibles pour les enfants, et l'on doit se hâter de les recueillir, si l'on porte quelque intérêt aux origines de la langue. (M. E. De Meril, Dictionnaire du patois normand, Introduction, page xxxiv.)
Prix: 3 fr.
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M. Edélestand du Méril termine la remarquable introduction de son savant Dictionnaire du Patois Normand par ces mots: «Nous prions toutes les personnes qui portent quelque intérêt à l'histoire de notre province et aux origines de la langue française de nous fournir les moyens d'élever à la mémoire de nos ancêtres un monument qui, moins encore par son sujet que par la multiplicité des auteurs, appartiendrait à la province entière: nous ne réclamons pour nous que l'honneur de tenir la plume et le plaisir de leur adresser nos remercîments.»
Cet appel nous a été communiqué par un homme auquel nous avons voué la plus grande estime et la plus vive reconnaissance, pour les conseils et les encouragements qu'il nous a donnés en plus d'une circonstance. Pas un de ceux qui connaissent M. Auguste Le Prevost ne nous accusera de flatterie en traçant ces lignes; et, quand nous ajouterons que l'illustre membre de l'Institut de France et de tant de Sociétés savantes nous a conseillé de répondre à l'appel de M. du Méril, en ce qui concerne le pays de Bray, on comprendra notre empressement à nous mettre à l'œuvre. Au reste, enfant du pays et ayant passé la plus grande partie de notre vie au milieu de ses habitants, il nous était plus facile qu'à beaucoup d'autres de faire connaître le langage, les croyances et les habitudes de cette contrée. Si notre travail est défectueux en certains points, il aura au moins le mérite de la vérité; car nous ne rapporterons pas un seul mot que nous n'ayons entendu prononcer, pas un seul usage dont nous n'ayons été témoin.