L'ibis bleu
... Puis, par saccades, le repoussait en criant: «Non! non!» (Page 91.)
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Paris, sale et froid. A peine assis, les pieds sur la chaude bouillotte, dans un coupé du rapide de huit heures du matin, gare de Lyon, entre sa jeune femme convalescente à qui les médecins ordonnaient un brusque départ pour le Midi, et son fils, le petit Georges, âgé de sept ans, bien portant mais svelte et frêle, M. Denis Marcant, chef de division au ministère de l'intérieur, ouvrit son vaste portefeuille, lourdement gonflé, en tira une épaisse liasse de dossiers, et, inattentif à tout le reste, un long crayon carré entre ses doigts courts, il se mit à consteller les marges de petits signes brefs, tantôt rouges, tantôt bleus.
M. le chef de gare se présenta à la portière:
—Etes-vous bien installés, cher ami?
—Merci, parfaitement.
—Avez-vous prévenu le wagon-restaurant?
—Oui, parfaitement. Nous sommes de la fournée qui monte à Laroche.
—Avez-vous des coussins, madame?
—Nous avons les nôtres... un, deux et trois... fit la jolie voix douce, un peu traînante, de M me Marcant.
Elle comptait les jolis coussins de soie, brodés par elle-même, qu'elle avait emportés pour le voyage.
—Et moi, je n'en use pas, fit Marcant.
Jean Aicard
L'IBIS BLEU
JEAN AICARD
L'IBIS BLEU
Illustrations de LÉON COUTURIER
L'IBIS BLEU
PREMIÈRE PARTIE
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X
XI
XII
XIII
XIV
XV
XVI
XVII
XVIII
XIX
XX
XXI
DEUXIÈME PARTIE
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X
XI
XII
XIII
XIV
XV
XVI
XVII
XVIII
XIX
XX
XXI
XXII
XXIII
XXIV
XXV
XXVI
XXVII
TROISIÈME PARTIE
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X
XI
XII
XIII
XIV
XV
XVI
XVII
XVIII
XIX
XX
XXI
XXII
XXIII
XXIV
XXV
XXVI
XXVII
XXVIII
XXIX
XXX
XXXI
XXXII
XXXIII
FIN