Catherine de Médicis (1519-1589)
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HISTOIRE DE FRANCE ILLUSTRÉE, publiée sous la direction de M. E. Lavisse TOME VI par M. Jean-H. MARIÉJOL
1re Partie.--LA RÉFORME ET LA LIGUE. L'ÉDIT DE NANTES. 2e Partie.--HENRI IV ET LOUIS XIII. Deux volumes in-8 illustrés, chaque volume: Broché... 20 fr.; Relié... 35 fr.
Tous droits de traduction, de reproduction, et d'adaptation réservés pour tous pays. Copyright , par Librairie Hachette, 1920 .
Cette biographie n'est ni un plaidoyer, ni un réquisitoire, ni une satire, ni un panégyrique, mais une histoire aussi objective que possible de la vie et du gouvernement de Catherine de Médicis.
Le sujet n'a jamais été traité en son ensemble et il est en effet vaste, complexe et divers. Née d'un père florentin et d'une mère française, élevée en Italie jusqu'à l'âge de quatorze ans et depuis fixée en France par son mariage avec un fils de François Ier, Catherine participait de deux pays et de deux civilisations. Épouse aimante, docile, effacée d'Henri II et Reine-mère très puissante, elle dirigea presque souverainement les affaires du royaume, pendant plus d'un quart de siècle, au nom de Charles IX et d'Henri III, ses fils. La lutte entre le parti protestant et l'État catholique commençait quand elle prit le pouvoir, et elle le garda jusqu'à sa mort parmi les résistances, les troubles et les guerres que provoqua dans toutes les provinces et dans toutes les classes le conflit des passions religieuses, des intérêts politiques, des ambitions personnelles.
Mais l'œuvre est difficile moins par son étendue et sa variété que par l'effort d'impartialité quelle exige. Le massacre de la Saint-Barthélemy est si odieux que l'horreur en rejaillit sur tous les actes de celle qui le décida et qu'on a peine à se défendre de la juger uniquement sur cette crise de fureur. L'excès contraire, et celui-là inexcusable, ce serait, par réaction contre cet instinct d'humanité, de vouloir l'absoudre et l'innocenter en tout. Mais, tout en répugnant au paradoxe d'une réhabilitation, on a bien le droit de se demander si ce crime de l'ambition et de la peur est l'indice d'une nature perverse. La plupart des historiens représentent cette grande coupable comme indifférente au bien et au mal, n'aimant rien ni personne, fausse, perfide et foncièrement cruelle, en un mot, comme une criminelle-née. Ils ont l'air d'oublier qu'elle passait pour douce et bénigne et qu'au début de son gouvernement elle se montra capable de bonnes intentions et de bonnes actions. J'ai vérifié les causes de cette réprobation absolue et j'expose ici le résultat de mes recherches. Je pense avoir découvert une Catherine assez différente du Machiavel féminin de la légende ou de l'histoire et qui n'est ni si noire ni si grande. Peut-être me suis-je trompé, mais c'est de très bonne foi, et l'on se convaincra, je l'espère, après m'avoir lu jusqu'au bout, que mon erreur, si erreur il y a, n'est pas sans excuses.
Jean-H. Mariéjol
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(1519-1589)
PRÉFACE
CATHERINE de MÉDICIS
LA JEUNESSE DE CATHERINE DE MÉDICIS
DAUPHINE ET REINE
L'AVÈNEMENT AU POUVOIR
L'EXPÉRIENCE ET L'ÉCHEC DE LA POLITIQUE MODÉRÉE
L'EXTERMINATION DU PARTI PROTESTANT
UNE MÉDICIS FRANÇAISE
LES DÉBUTS DE LA DYARCHIE
CAMPAGNE DE PACIFICATION A L'INTÉRIEUR
DIVERSION EN PORTUGAL
LA LIGUE ET LA LOI SALIQUE
CONCLUSION
TABLE DES MATIÈRES