Le panthéon de poche
Note sur la transcription: Les erreurs clairement introduites par le typographe ont été corrigées. L'orthographe d'origine a été conservée et n'a pas été harmonisée. Les numéros des pages blanches n'ont pas été repris.
PARIS.—TYPOGRAPHIE DE ROUGE, DUNON ET FRESNÉ, rue du Four-Saint-Germain, 43.
PIERRE VÉRON
LE PANTHÉON DE POCHE
Du Panthéon l'on voit Bicêtre et réciproquement.
PARIS DEGORCE-CADOT, LIBRAIRE-ÉDITEUR RUE BONAPARTE, 70 bis
1875
A toi, d'abord, David d'Angers, vaillant maître, pardon de l'audace très-grande que je montre en semblant parodier l'immortel fronton que tu fis rayonner au seuil du vieil édifice parisien.
Aux grands hommes, la patrie reconnaissante! disait la fière devise que tu inscrivis au-dessous de cette sublime page de pierre.
Les grands hommes, hélas! sont devenus si rares que mon Panthéon, à moi, a dû prendre les modestes proportions que tu vois.
Il m'a semblé qu'on avait trop abusé des statues et que nos mœurs, comme nos appartements, s'accommodaient mieux des statuettes.