Sacountala (1858) / ballet-pantomime en deux actes / tiré du drame indien de Calidasâ
PARIS Mme Ve JONAS, LIBRAIRE-EDITEUR DE L'OPÉRA 4, RUE MANDAR
Courtisans, Écuyers, Jongleurs, etc., etc.
Bayadères, Prêtresses, Nymphes, Déesses, Génies, Apsaras, etc., etc.
Le pénitent Wisouamitrâ était parvenu, par ses austérités et ses prières, à un tel degré de perfection, que les dieux en devinrent jaloux et chargèrent la nymphe Menaca de le distraire de ses exercices ascétiques. Le saint ne fut pas insensible à la tentation, et de son péché résulta une petite fille, qui fut exposée sur les rives du Malini. Comme l'ardeur du soleil l'incommodait, les oiseaux compatissants voltigeaient au-dessus d'elle et lui faisaient de l'ombre; d'où lui vint le nom de Sacountalâ (protégée des oiseaux). Le sage Canoua recueillit l'enfant et l'éleva dans sa retraite, sachant par son don prophétique qu'elle était réservée à de grandes destinées. En effet, de l'union de Sacountalâ avec le roi Douchmanta naquit le conquérant de l'Inde, le héros du Mahabhârata, ce poëme gigantesque dont la lecture publique dure six mois.
Les amours de Douchmanta et de Sacountalâ en forment un épisode dont le poète Calidasâ, contemporain de Virgile, fit un drame en sept actes, considéré comme un des chefs-d'oeuvre de la poésie indienne.
C'est à ce drame qu'est empruntée la fable de ce ballet.
HUIT FAKIRS.
MM. Estienne, Darcourt, François, Millot, Pissarello, Meunier, Fanger, Galland.
HUIT SEIGNEURS.
MM. Lefèvre, Caré, Bion, Josset, Monfallet, Sciot, Carey, Pierre.
DIX RABATTEURS, SEPT ÉCUYERS, TRENTE-DEUX GARDES.
Comparses.