Le Râmâyana - tome premier / Poème sanscrit de Valmiky - Valmiki - Livre

Le Râmâyana - tome premier / Poème sanscrit de Valmiky

Il est une vaste contrée, grasse, souriante, abondante en richesses de toute sorte, en grains comme en troupeaux, assise au bord de la Çarayoû et nommée Koçala. Là, était une ville, célèbre dans tout l'univers et fondée jadis par Manou, le chef du genre humain. Elle avait nom Ayodhyâ.
Heureuse et belle cité, large de trois yodjanas, elle étendait sur douze yodjanas de longueur son enceinte resplendissante de constructions nouvelles. Munie de portes a des intervalles bien distribués, elle était percée de grandes rues, largement développées, entre lesquelles brillait aux yeux la rue Royale, où des arrosements d'eau abattaient le vol de la poussière. De nombreux marchands fréquentaient ses bazars, et de nombreux joyaux paraient ses boutiques. Imprenable, de grandes maisons en couvraient le sol, embelli par des bocages et des jardins publics. Des fossés profonds, impossibles à franchir, l'environnaient; ses arsenaux étaient pleins d'armes variées; et des arcades ornementées couronnaient ses portes, où veillaient continuellement des archers.
Un roi magnanime, appelé Daçaratha, et de qui la victoire ajoutait journellement à l'empire, gouvernait alors cette ville, comme Indra gouverne son Amaravâtî, cité des Immortels.
Note 1: Ce mot veut dire une arme qui tue cent hommes à la fois. Était-ce une arme à feu? car il semble que, dès la plus haute antiquité, on connaissait déjà l'usage de la poudre à feu dans l'Asie orientale.
En cette ville d'Ayodhyâ était donc un roi, nommé Daçaratha, semblable aux quatorze dieux, très-savant et dans les Védas et dans leur appendice , les six Angas, prince à la vue d'aigle, à la splendeur éclatante, également aimé des villageois et des citadins, roi saint, célèbre dans les trois mondes, égal aux Maharshis et le plus solide appui entre les soutiens de la justice. Plein de force, vainqueur de ses ennemis, dompteur de ses sens, réglant sur la saine morale toute sa conduite, et représentant Ikshwâkou dans les sacrifices, comme chef de cette royale maison, il semblait à la fois le roi du ciel et le dieu même des richesses par ses ressources, son abondance, ses grains, son opulence; et sa protection, comme celle de Manou, le premier des monarques, couvrait tous ses sujets.

Valmiki
О книге

Язык

Французский

Год издания

2007-01-29

Темы

Folklore -- India; Rama (Hindu deity) -- Fiction; Epic poetry, Sanskrit -- Translations into French

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