L'Illustration, No. 3660, 19 Avril 1913 - Various

L'Illustration, No. 3660, 19 Avril 1913

L'Illustration, No. 3660, 19 Avril 1913
Ce numéro contient: 1º LA PETITE ILLUSTRATION. Série-Théâtre n° 4: L'Embuscade, de M. Henry Kistemaeckers; 2° Un Supplément économique et financier de deux pages.
S. S. PIE X Phot. G. Felici.--Droits de reproduction réservés.
Ce supplément, qui paraît depuis trois semaines seulement, a conquis d'emblée la faveur du public et semble avoir été particulièrement apprécié de nos abonnés. Beaucoup d'entre eux ont bien voulu nous l'écrire, en nous adressant des demandes de renseignements particuliers que nous avons aussitôt transmises à L'Information.
C'est, en effet, à la direction expérimentée de ce grand organe, qui occupe dans la presse financière française une place prépondérante, que nous avons confié la rédaction de notre nouvelle rubrique. Et c'est à L'Information (8 bis, place de la Bourse, Paris) que doit être adressée directement toute correspondance, dans les conditions indiquées par l'avis imprimé en tête du supplément financier.
Le prochain numéro contiendra la cinquième et dernière partie des Anges gardiens , l'importante oeuvre nouvelle de M. Marcel Prévost, de L'Académie française.
Avant de commencer la publication d'un autre grand roman inédit: le Démon de midi , de M. Paul Bourget, de l'Académie française, nous consacrerons au théâtre plusieurs numéros consécutifs de La Petite Illustration. Paraîtront successivement: Les Éclaireuses , de M. Maurice Donnay, de l'Académie française; Hélène Ardouin , de M. Alfred Capus; Servir et La Chienne du Roi , de M. Henri Lavedan, de l'Académie française; L'Habit vert , de MM. R. de Flers et G.-A. de Caillavet.
Parmi les pièces que nous publierons ensuite, citons encore:
Le Secret , de M. Henry Bernstein. L'Exilée , de M. Henry Kistemaeckers.
Ah! que le nom seul de ce peintre signe donc bien son époque et la signe comme il le faut! Il ne pouvait pas s'appeler autrement. Nom pompeux, solennel, nom de roi qui montre une couronne à dents pointues, des étoffes amplement drapées, des plis rigides et d'une sévère harmonie, tout un système de barbes bouclées et de chevelures en anneaux, et de beaux genoux osseux à fossettes académiques, et des pieds nus, serrés par des courroies sans défauts. En entendant prononcer ce nom nous voyons se dérouler sur-le-champ l'espèce de mythologie révolutionnaire et impériale qu'il résume en ses deux syllabes. Peu d'artistes, en effet, ont donné et légué de leur propre personne et aussi du temps que la Destinée leur a mis sous les yeux et dans les mains, une image plus rigoureuse et plus serrée que Louis David, dont les maîtresses oeuvres, flanquées de celles de ses élèves, j'allais dire de ses disciples, attirent depuis plusieurs jours au Petit Palais une foule de visiteurs fortement saisis. Avant cette exposition nous avions sans doute, de ce Sicambre du pinceau, de ce démocrate historique, infléchi plus tard par les honneurs, une idée qui pouvait nous suffire, mais à présent, quand nous sortons du palais des Beaux-Arts des Champs-Elysées, nous sommes renseignés, nous savons la manière dont l'homme et le peintre surent se transformer selon les lois, s'adapter tour à tour aux passages et aux caprices parfois sanglants d'un temps très sérieux et difficile, inouï, où chaque jour, à chaque heure, la vie présentait, imposait des sujets extraordinaires dans le terrible et le majestueux, offrant une succession de grandes toiles mises toutes en scène d'abord, puis exécutées par les hommes qui en étaient les modèles et les auteurs, et cela dans une inconscience fougueuse, désordonnée, dans un vertige souvent sincère.

Various
О книге

Язык

Французский

Год издания

2011-11-10

Темы

Illustrated periodicals -- France

Reload 🗙