La tentatrice - Vicente Blasco Ibáñez

La tentatrice

LA TENTATRICE
CALMANN-LÉVY, ÉDITEURS DU MÊME AUTEUR Format in-18.
Droits de reproduction et de traduction réservés pour tous les pays. Copyright 1923, by CALMANN-LÉVY. E. GREVIN—IMPRIMERIE DE LAGNY V. BLASCO IBÁÑEZ
ROMAN TRADUIT DE L’ESPAGNOL PAR JEAN CARAYON PARIS CALMANN-LÉVY, ÉDITEURS 3, RUE AUBER, 3 1923 Il a été tiré de cet ouvrage QUARANTE EXEMPLAIRES SUR PAPIER DE HOLLANDE, tous numérotés .
Le titre du roman espagnol est «La tierra de todos» (La terre de tous), mais pour les éditions en langue anglaise, récemment publiées à New-York et à Londres, les traducteurs ont choisi le titre : «The Temptress» (La Tentatrice). Cet exemple a été suivi par d’autres traducteurs étrangers et nous avons cru devoir adopter le même titre pour la version française.
C’est après avoir volontairement mené la dure et courageuse existence des défricheurs de terres vierges que le grand romancier écrivit cette œuvre vigoureuse. Scènes et personnages y sont décrits avec un saisissant relief par un des plus puissants conteurs de ce temps.
JEAN CARAYON.
Comme il faisait tous les matins, le marquis de Torrebianca sortit tard de sa chambre et montra quelque inquiétude à la vue du plateau d’argent chargé de lettres et de journaux que son domestique avait laissé sur la table de la bibliothèque.
Si les timbres des enveloppes étaient étrangers, il se rassérénait comme après un péril esquivé. Si les lettres venaient de l’intérieur de Paris, il fronçait le sourcil et se préparait à mainte amertume, à mainte humiliation. D’ailleurs, l’en-tête de plus d’une lui rappelait le nom de créanciers tenaces et laissait deviner d’avance leur contenu.
Sa femme, la «belle Hélène», comme on l’appelait, pour sa beauté réelle, mais si longtemps maintenue, qu’au dire de ses bonnes amies elle entrait déjà dans l’histoire, recevait de telles lettres sans beaucoup s’émouvoir, et paraissait à l’aise depuis toujours parmi les dettes en retard et les rappels pressants. Pour lui, il se faisait de l’hon neur une idée plus vieillotte et pensait qu’il est bon de ne pas s’endetter ou du moins, si l’on y est forcé, de payer ses dettes.

Vicente Blasco Ibáñez
Содержание

О книге

Язык

Французский

Год издания

2020-09-24

Темы

Spanish fiction -- Translations into French

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