Zadig, ou la Destinée, histoire orientale - Voltaire

Zadig, ou la Destinée, histoire orientale

1747
Préface de l'Éditeur
A l'occasion de Zadig, Longchamp raconte que Voltaire désirant faire imprimer ce roman pour son compte, mais craignant que les imprimeurs n'en tirassent des exemplaires au-delà du nombre convenu, et que le livre ne fût répandu dans le public avant que l'auteur l'eût offert à ses amis, eut recours au moyen suivant, pour parer aux inconvénients qu'il redoutait. Il fit venir l'imprimeur Prault, et lui demanda quel serait le prix d'une édition tirée à mille exemplaires. Le prix parut trop élevé à Voltaire; mais, dès le lendemain, Prault vint de lui-même proposer une diminution d'un tiers dans le prix, et Voltaire lui donna la première moitié du roman de Zadig, qui était écrit sur des cahiers détachés, dont le dernier se terminait avec la fin d'un chapitre , annonçant que pendant que cette partie serait sous presse, il reverrait l'autre. Voltaire fit avertir Machuel, libraire de Rouen , momentanément à Paris, et après les conventions sur le prix, lui remit la fin de l'ouvrage, en indiquant à quelle page' il devait commencer. Lorsque tout fut terminé, Voltaire fit brocher les exemplaires qu'il destinait à ses amis, en fit faire la distribution , et répondit aux plaintes des imprimeurs par l'exposé des craintes qu'il avait eues:
J'ai abrégé le récit de Longchamp, sans le rendre plus vrai. Je ne connais aucune édition de Zadig qui le confirme, aucune dont une feuille se termine avec la fin d'un chapitre.
———
Les notes sans signature, et qui sont indiquées par des lettres, sont de Voltaire.
Les notes signées d'un K sont des éditeurs de Kehl, MM. Condorcet et Decroix. Il est impossible de faire rigoureusement la part de chacun.
Les additions que j'ai faites aux notes de Voltaire ou aux notes des éditeurs de Kehl, en sont séparées par un—, et sont, comme mes notes, signées de l'initiale de mon nom.
BEUCHOT. 4 octobre 1829.
1747
Je soussigné, qui me suis fait passer pour savant, et même pour homme d'esprit, ai lu ce manuscrit, que j'ai trouvé, malgré moi, curieux, amusant, moral, philosophique, digne de plaire à ceux mêmes qui haïssent les romans. Ainsi je l'ai décrié, et j'ai assuré monsieur le cadi-lesquier que c'est un ouvrage détestable.

Voltaire
О книге

Язык

Французский

Год издания

2003-11-01

Темы

Manners and customs -- Fiction; French fiction -- 18th century; Political fiction, French

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