XVIII.

Der Fürst von Anhalt-Zerbst an Sir Joseph Yorke.

(Wörtlich).

(S.P.O. Holland, Vol. 606.)

Dec. 10. 1777.

Votre Excellence,

Pardonnez à la hate, point de Cérémonie.

Les Andes du Perou, Cordellaras à passer vaudroit autant. Permettez pour texte de mon Proue, disoit un Predicateur, mes freres écoutez avec attention et conviction de Coeur.

Pour presser au moins quelque chose, on envoye pour escalader les montagnes et glaces et nieges du Hartz, un bataillon de Grenadiers, et ce qu'on peut ramasser des Chasseurs qu'on peut toujours renforcer. Ces Sacrez Seigneurs de la Chasse! Comme les Grenadiers ont meilleures jambes que d'autres, ils y grimperont donc comme des Singes par Eimbeck et Celerfeld. Je vous prie regardez les Cartes un peu, la ci-jointe note guidera un peu pour ne pas toucher terrain très Prussien. Donc on envoye ces Messrs les Grenadiers où ils trouveront mauvais chemins ils n'ont qu'à se servir de leurs bonnets pour passer et remplir les trous et vuides dans le chemin. Je les envoye donc sur les Bras, ou plutot entre les bras de notre ami M. Faucitt par Mühlhausen, pour les diriger ou sur l'Elbe ou sur le Weser et Jever, où il lui plaira après. M. Faucitt a raison il jette feu et flammes contre les Prussiens, dont vous êtes le seul amusement.

Pour les 2 Bataillons Fusiliers on les fait attendre, seulement pour rendre tout plus ridicule; permettez que la Russie s'en mêle, et presse et force cela vouz aurez bonne revanché par moins aussi. Les Prussiens s'en mordront des doigts avec leur finesse ou trahison. Jusques à cela ne tardera pas comme vous savez, la Russie engagera la chere Prusse à ne pas refuser l'Elbe, ni faire pomper l'air de cette rivière par quelque machine pneumatique et electrique pour empecher le passage usité jusqu'ici et qui ne m'a pas encore été refusé qu'en faveur de vos interets, et par consequent interets communs de vous autres, de l'Empereur l'Empire et autres.

Pour ne pas être long et ennuyant à mon ordinaire je finis cette Lettre, profitant de votre permission de vous griffoner souvent, j'ose assurer que je suis à toujours avec une consideration infinie de V. E. etc. etc.

Note du 12. Decembre 1777.

Excusez que j'ecrive à la hate. Je vous prie que votre Ministre en Russie agisse aussi de son côté et fasse sentir tout. Quand même la réquisition Russe soit parti pour la Prusse que votre Ministre agisse nonobstant.