XXIII.

Friedrich der Große an den Markgrafen Karl Alexander von Brandenburg-Bayreuth.

(Anspacher Manual-Akten I, 190.)

Potsdam, ce 24. Octobre 1777.

Monsieur mon Neveu!

J'avoue à Votre Altesse Serenissime, que Je ne pense jamais à la guerre actuelle en Amérique sans être frappé de l'empressement de quelques princes d'Allemagne, de sacrifier leurs Trouppes à une querelle qui ne les regarde pas. Mon étonnement augmente même quand Je Me rappelle de l'histoire ancienne, cet eloignement sage et général dans Nos Ancêtres, de prodiguer le sang allemand pour la defense des droits etrangers et qui passa même en loi dans le corps Germanique.

Mais Je M'apperçois que Mon patriotisme M'emporte; et Je reviens à la lettre de Votre Altesse Serenissime du 14. qui l'a si fort ranimé. Elle y demande le passage libre des recrues et bagages qu'Elle veut envoyer au Corps de ses Trouppes au service de la Grande Brétagne et Je prends la liberté de lui faire observer que si Elle veut les faire passer en Angleterre, elles n'auront pas seulement besoin de traverser Mes Etats et qu'Elle pourra leur faire prendre une toute plus courte pour les faire embarquer. Je soumets même cette idée au jugement de Votre Altesse Serenissime et Je ne suis pas moins avec toute la tendresse que Je Lui dois, Monsieur Mon Neveu, de Votre Altesse Serenissime le bon Oncle

Fédéric.

Sinnentstellender Druckfehler.
[S. 90], Zeile 12 v.o. ließ euphemistisch statt euphonistisch.


Buchdruckerei von Gustav Schade (Otto Francke) in Berlin.