I.
Paris, 21. mai 1837.
Monsieur et illustre ami!
Je n’ai pas voulu laisser partir Mr. de Cubière sans le charger de quelques lignes pour vous. Je voulais vous écrire lorsque nous avons reçu la triste nouvelle de la perte cruelle que vous avez éprouvé; mais j’etais a ce moment très malade. Nous serions bien heureux de vous revoir ainsi que Mesdemoiselles Thieck, car nous comptons parmi les moments les plus heureux de notre séjour en Allemagne ceux que nous avons passés dans votre agréable société. Nous conservons avec une véritable joie l’espoir de vous voir l’année prochaine vers cette époque ci lorsque nous passerons par l’Allemagne pour nous rendre en Italie où nous ferons un assez long séjour.
Je serais bien heureux si parmi vos occupations plus utiles et si précieuses pour la postérité, vous pouviez quelque fois trouver l’instant de m’honorer d’un mot de vous, pour nous donner de vos chères nouvelles. Si vous saviez a quel point la lettre pleine d’amitié et de bienveillante indulgence que vous avez bien voulu m’écrire, m’a causé de joie vous ne regretteriez pas de perdre un peu de tems pour l’un de vos plus sincères admirateurs.
Agréez je vous prie, Monsieur et illustre ami l’assurance de ma haute considération et de mon bien sincère attachement.
David.
Soyez je vous prie assez bon pour présenter mes respectueux hommages a Mesdemoiselles Thieck et à la comtesse Finkenstein.