NOTE TO THE VIGIL OF BRUNHILD

Brunhild was the daughter of Athanagilde, King of the Spanish Wisigoths. The following passages from the “Histoire de France” edited by M. Ernest Lavisse have served as the basis of the poem.

“L’année même où mourut Caribert apparaissent les deux femmes dont le nom remplit l’histoire de cette période. Le roi Sigebert avait des mœurs plus douces que ses frères; il n’avait point contracté comme eux d’union avec des servantes; il rêvait de se marier avec une fille de roi. La cour des Wisigoths d’Espagne jetait à ce moment un vif éclat.... Sigebert envoya une ambassade auprès du roi Athanagilde et demanda la main de sa fille Brunehaut. Elle lui fut accordée.... Le manage fut célébré dans la ville de Metz.... Ce mariage valut à Sigebert un grand renom, et Chilpéric fut jaloux de son frère. Il avait épousé Andovère, dont il avait eu trois fils: Théodebert, Mérovée et Clovis; puis il l’avait répudiée et vivait dans la débauche, soumis à l’empire d’une servante, Frédégonde. Mais après le mariage de Sigebert, il renvoya la servante, et demanda à Athanagilde la main de sa fille aînée, Galswinthe. Le roi de Wisigoths consentit.

“Un matin, on trouva Galswinthe étranglée dans son lit. Peu de jours après le roi épousa Frédégonde.... Sigebert, pour venger sa belle-sœur, prépara la guerre. Mais Gontran imposa sa médiation et l’on traita.... Chilpéric renonça à la possession des territoires qui formaient le douaire de Galswinthe et les livra à Sigebert. La guerre civile fut ainsi évitée; elle n’éclatera que six années plus tard, en 573.

“Sigebert finit par être victorieux. Il entre à Paris au mépris de la convention de 567 et y fait venir sa femme Brunehaut, ses filles et son jeune fils Childebert; puis il poursuit Chilpéric jusqu’à Tournai. Chilpéric est abandonné par les grands qui proclament Sigebert leur roi et l’élèvent sur le pavois dans la villa de Vitry. Mais, pendant la cérémonie, deux esclaves réussissent à s’approcher du triomphateur et le frappent de deux coups de scramasax; dans la rainure des poignards Frédégonde avait fait couler du poison (575).

“À la mort de son rival, Chilpéric retourna vers Paris.... Le duc Gondovald réussit à sauver le fils de Sigebert, un enfant de cinq ans: il le conduisit à Metz, où il le fit reconnaître roi le jour de Noël; mais Brunehaut, et ses filles demeurèrent prisonnières; les filles furent détenues à Meaux, Brunehaut emmenée a Rouen.

“Sa beauté avait vivement frappée le fils de Chilpéric, Mérovée; celui-ci l’avait épousée en secret et avait favorisé sa fuite. Poursuivi par la haine implacable de Frédégonde, Mérovée dut se faire consacrer clerc, puis chercher un asile à Saint-Martin de Tours; finalement il fut tué par les sicaires de la marâtre.”

Defeated and taken by her rebellious nobles under Pippin and Arnulf in 613, “Brunehaut fut torturée pendant trois jours. On l’assit en signe d’opprobre sur un chameau et on la livra aux outrages de l’armée. Enfin on l’attacha par les cheveux, un bras et un pied à la queue d’un cheval, que des coups de fouet entraînèrent en une course rapide, et bientôt son corps ne fut plus qu’ ‘une loque informe.’” Her age, according to Guizot, was eighty.

“Brunehaut en somme a été conduite toute sa vie par une idée, et non pas exclusivement, comme la plupart des barbares mérovingiens, par des caprices et des passions. Elle a voulu maintenir, avec l’absolutisme royal, les principes d’ordre et de bonne administration.”

Modifications in this story have been suggested by A. Thierry’s “Récits des Temps Mérovingiens,” and by Dean Kitchin’s “History of France.” The various accounts given by these authorities will justify me for an imaginative treatment of the story; and, though I lay claim to no historical accuracy, the story as I present it is, probably, as near to the truth as any other version. History is not a science: it is prophecy looking backward, and no doubt is often as far from scientific truth as the more conventional mode of prophecy.

Printed by Hazell, Watson & Viney, Ld., London and Aylesbury.