II

P.R.O. ROMAN TRANSCRIPTS

(To Cardinal Barberini)

Le grand zele qui a tourjours paru en sa Saintete pour procurer ladvantage de la religion catolique en ce peis et la passion que jay par tout les moyens possibles de contribuer, moblige a communi que a sa saintete a quoy la conjonction presante menase de la reduire; et de proposer a Sa Satete les melieurs expedients que je puis trouuer pour y remidier a fin de voir sette descharge de mestre aquitee de tout ce qui despandoit de moy tout le monde a ases de congnoisance de v[~re] piete et moy ases de preuues de v[~re] affection pour massurer que vous contribures de bon cœur a se deseing: en quoy le secret est sy important que je nay pas trouue apropos de vous envoyer une personne expres de peur de donner ombrage ysy qui pouroit fort nuir aux affaires du Roy Monseigneur et des catoliques: la Violence avec quoy le parlement a commance contre les catoliques a oblige le Roy Monseigneur a leur accorder la demande quils ont faite de banir les catoliques a dix milles de Londre, ils commansent a faire une riguoreuse recherche contre touts les prestres et menasent de mestre toute les loix les plus severes en execution contre eux qui vont jusques au sang, et moy mesme suis menacee de avoir mon contract de marriage rompu: et particulierement en se qui est des prestres; et la misere est que les affaires du Roy Monseigneur ne luy permette pas de soposer a toute sette violance a quoy il a bien paru depuis son avenemant a la couronne que son naturel ne a pas estte porte car au contaire il soufre maintenant pour sa bonte envers seux de [~nr]e religion; jay songe a un moyen et le seull que se tamps sy permet pour prevenir une grande partie de ses violances qui est pour employer de largent pour gagner les principaux de sette faction puritaine, et je croye avoir tellemant dispoise mon deseing quil ne me manquera que argent pour en venir about: les desordres de se peis sy randent impossible de trouuer ysy une telle somme dargent quil faudroit a cause de lesclat que sela feroit, se qui pouroit aussy frustrer le sucses: sest pour quoy jay cru en premier lieu estre obligee davoir recours a sa Saintete pour luy demander son assistance en une occasion sy presante et le danger sy ineuitable sans se remede a fin quil voye quil nia rien que je ne desire exposer en sette cause je mofre a donner telle caution qui sera valable pour la somme de cinc cent mil escus; car les catoliques estant une fois eschapes de se parlement present il ne oroit que a esperer et rien a craindre dhors en avant et le seul moyent est seluy que je propose: sest pourquoy je vous prie de communiquer sesy a Sa Saintete, a qui je suplie tres humblement de ne le consulter quavec vous car sy sela venoit a estre seu je serois perduee; et de me faire responce la plus prompte que sera possible, et selon v[~re] resolution, vous pouues envoyer les lettres de change a Paris pour me les faire tenir ysy et le plus secretement que faire se peut. Je ne doute pas que si il plaist a sa Stete de masister en ce deseing de remestre les catoliques en repos et de porter le Roy Monseigneur a leur faire plus de grases que jamais. En tout cas joray le temognage de sa Stete et le v[~re] davoir fait de mon coste tout mon possible pour faire reusir se deseing sy bon et utille a la religion; je nay que faire a vous presser de contribuer a sesy v[~re] piete vous porte ases a le faire seullemant une prompte responce la queue jatans par le mesme porteur le quel jay envoye a Paris pour vous faire tenir selle sy par Mr. le nonce la faire demandant rien plus que la diligence et le secret je me remest a la prudence de Sa Stete. et a la vostre et demeureray.

Mon cousin, V[~re] bien affectionne cousine, Henriette Marie R.

Il nia personne que sa Stete. vous et moy qui sache se sy encore.