THE SONNET OF EXILE.

This sonnet dates from the same period at Rome, or possibly from his return. It has a different note. It is the most personal and passionate of all his writings, in which so much was inspired by personal regret. On this account it has a special literary interest as the most modern thing of the Renaissance. It would be far less surprising to find this written by one of the young republicans under the Second Empire (for instance) than to find a couplet of Malherbe's straying into our time.

THE SONNET OF EXILE.

France, Mère des arts, des armes, et des loix,

Tu m'as nourry long temps du laict de ta mamelle:

Ores, comme un aigneau qui sa nourisse appelle,

Je remplis de ton nom les antres et les bois,

Si tu m'as pour enfant advoué quelquefois

Que ne me respons-tu maintenant, ô cruelle?

France, France, respons à ma triste querelle:

Mais nul, sinon Echo, ne respond à ma voix.

Entre les loups cruels j'erre parmy la plaine

Je sens venir l'hyver, de qui la froide haleine

D'une tremblante horreur fait hérisser ma peau.

Las! tes autres agneaux n'ont faute de pasture,

Ils ne craignent le loup, le vent, ny la froidure;

Si ne suis-je pourtant le pire du troppeau.