FOOTNOTES:
[647] Granvelle, "Correspondance," vii. 149.
[648] A. Villamont, "Voyages," 70 (1589).
[649] Niccolò Montemerlo, "Nuove Historie di Tortona" (1618), 247-253.
[650] A. Campo, "Storia di Cremona," 107; C. Ghilino, "Annali di Alessandria," 166; Hilarion de Coste, "Les Éloges," etc., i. 406.
[651] Montemerlo, 260; N. Viola, "Il Santuario di Tortona," 5.
[652] Feudi Camerali, Tortona, Archivio di Stato, Milano.
[653] Autografi di Principi: Sforza, Archivio di Stato, Milano; G. Porta, "Alessandria Descritta," 161; Merli e Belgrano, "Pal. d'Oria," 55.
[654] Brantôme, xii. 120.
[655] Granvelle, "Correspondance," x. 65.
[656] Granvelle, vii. 225, xii. 581.
[657] Groen, vii. 165.
[658] Granvelle, ix. 141, xi. 338.
[659] Feudi Camerali, Tortona, Archivio di Stato, Milano.
[660] Granvelle, x. 551; Brantôme, xii. 114.
[661] Pimodan, 322.
[662] Montemerlo, 250.
[663] Feudi Camerali, Tortona, Archivio di Stato, Milano.
[664] S. Goulart, "Mémoires de la Ligue," ii. 213
[665] Ed. Armstrong, "Cambridge Modern History," iii. 413.
[666] Granvelle, "Correspondance," x. 411.
[667] A. J. Butler, "Cambridge Modern History," iii. 42.
[668] A. v. Reumont, "Geschichte Toscana's," i. 327-329.
[669] H. Lepage, "Lettres de Charles III.," 93.
[670] Montemerlo, 250.
[671] Feudi Camerali, Tortona, Archivio di Stato, Milano.
[672] Calmet, iii. 153.
[673] Pfister, i. 640-647; Calmet, ii. 87.
[674] Granvelle, "Papiers d'État," vii. 619.
[675] Pfister, i. 652.
[676] Calmet, ii. 153; Pfister, ii. 734.
APPENDIX
A SELECTION OF UNPUBLISHED DOCUMENTS
I.
Christina, Duchess of Milan, to Francesco II., Duke of Milan.
Monsignore mio cordialissimo marito: Ho bene veduto voluntieri, come sempre sono accostumata, le sue care littere del 20, ma di molto megliora voglia haveria voluto veder la presentia sua, come speranza mi fu data di breve esser, et per dire la vera verita ormai quelli Signori com̄inciano haver puì che torto. Pur mi voglio contentar di quello che la ragione consiglia che si faci, et quella dimora che V. S. judicara esser bene per tutti, lo havero anche io per accepto, ringratiandola de le sue cortese excusationi per la tardezza del ritorno, ma non savendogli gratia di quello che la mi scrive, ch'io nō prende pena di scriverli di mia mano, perchè questo e solo ben speso tempo, et a me agredable quanto cū V. S. parla, almeno per scriptura di propria mano, non potendo la per hora partialmente goder. In bona gratia sua senza fine riccomanmi cum ricordo del presto e sano ritorno, cosi N. S. Dio degni di conservarlo longamente. Mlo. li 7. Zugno. 1535.
Vostra très humble consorte,
Cristierna.
A Monsignore cordiallmo mio consorte
le Duca de Millano.
[Autografi di Principi, Sforza, Archivio di Stato, Milano.]
II.
Christina, Duchess-Dowager of Milan, to Cardinal Caracciolo, Governor of Milan.
Quello affettione chio conosco V. Rma Sria portarmi, et il buon conto che la tene di me fa ch'io non possi cessar de desiderar' ogn' hora la salute et comodo lei: Ver ho la prego esser contento darmi nova come la si è p̄ortata in questa sua andata et di prēste si trova. Che di resto maggior consolatione no' potreî havere che saper di sua bona valetudine. Appresso: benchè sappia non essere bisogno, nondimeno no' cessero di' ricordar à V. Rma Sigria el caso mio. Per il quale pregola a far presso la Cæsrea Mtà mio supremo Sro quello che de la singulari bontà sua sum̄amento mi prometto; Et perchè tra tutte l'altre cose molto desidero il ben et honor della Sra Dorothea. Perho la sara contenta per il particolar sua operar con Sia Mtà tanto efficamente quanto glie sia possle, acciò che col bon meggio lei me venghi essere esauditi; assicurando V. Rma Sra chio stimavo il comodo dessa Sra Dorothea mio proprio. Parmi anchora non solamente ragionevole ma ex debito, che essendo compito il corso del integro anno che'l Illmo et Exmo di felicissima memoria, Sre Duca, già mio Consorte passeva di questa vita, si ne debbi anch'io tener memoria et fargli far il debito anniversario. Perho prego V. Rma Sigra esser contenta supplicar Sua Mtà in mio nome, che commetti et ordino acciò che detto anniversario sia fatto nel modo che debitamente si conviene e son certissna che Sua Mtà nomo negar di fare cosi exequire. Non me occorrendo per hora altro, a V. Rma Sra molte me ricomo et offero. Pregando N. S. Dio che gli doni presto et bon ritorno. Di Mlo. el xiiii. de' Ottobre, MDXXXVI.
Vostra buona figliola,
Chrestienne.
Al Rmo et Illm Sro Carle Caracciolo,
Locotente generale di Sua Mtà nel
Stato de Mlo. come Patre ossersso.
In Corte di Sua Mta a Genoa.
[Autografi di Principi, Sforza, Archivio di Stato, Milano.]
III.
Christina, Duchess-Dowager of Milan, to Cardinal Caracciolo, Governor of Milan.
Rmo et mio quanto Patre honorando: Ho presentito per certo che in la hosteria de la Fontana se gli ritrova una bellissima chinea learda, manco bona che di apparenza bella, et perchè me ritrova haverne bisogno de una per la Persona mia, ho voluto cū ogni confidenza indrizzar' questa et el presente mio lachayo a V. S. Rma pregandola che se consensi di contentarme che l' habia; et cometti el pagamento fuori di la spesa ordinario del rollo stabilito, perchè se potea mettere nel numero de li debiti ch' andarano pagati per altro conto, et questo recevero per singular piacer da V. S. Rma, in bona gratia de la quelli me recodo. Dal Castello de Pavia, al 3o di Genaro, nel 1537. De V. S. R{ma] comme bonne fille,
Crestienne.
Al Rmo Carle Caracciolo, Governator
de Mlo. quanto pre honordo. Cito,
cito.
[Autografi di Principi, Sforza, Archivio di Stato, Milano.]
IV.
Antoinette de Bourbon, Duchesse de Guise, to Mary, Queen of Scotland.
. . .La santé de votre petit fils est aussi bonne que lui fut onques. Il mange fort bien, et l'on le mène souvent a les ébats que me semble lui fait grant bien. Il me semble vous trouverez cru et devenu gras. Quant au reste de n're ménage, v're sœur est toujours malade de sa fièvre et a été cette semaine passée bien mal d'un flux de ventre qui l'a fort affoiblie. Il y a bien huit jours qu'elle ne bouge point du lit. Depuis hier le flux com̄àse a passer, de la fièvre je ne vois pas grant amendement. . . . Vre frère Claude a été aussy malade jusqu'à la mort. . . . Vre sœur Anthoinette est aussy malade d'une fièvre et d'un rhume. . . . Je vous avise quo Madame vre tante est mandée pour aller à la cour à la venue de la Reyne de Hongrie, qui doit bientost estre à Compiègne, ou le Roy et toute la Court doit estre en peu de jours. Je m'en suis excusée pour l'amour de mes malades. Il n'y a que deux jours que le gentilhomme du Roy d'Angleterre qui fût au Havre et le paintre, a été ici. Le gentilhomme vint vers moi, faisant semblant venir de trouver l'Empereur, et que ayant su Louise malade, il n'avait voullu passer sans la voir, afin d'en savoir dire de nouvelles au Roy son maistre, me priant qu'il la peut voir, ce qu'il fit, et c'estait le jour de sa fièvre. Il lui tint pareil propos qu'a moi, puis me dit qu'estant si près de Lorrayne, il avait envye d'aller jusques à Nancy, voir le pays. Je ne me donte incontyment il y allait voir la demoyselle peur la tirer comme les aultres et pour cela j'ai envoyé à leur logis, voir qui y était, et j'ai trouvé le dit paintre y était, et de la ils ont esté à Nancy et y ont resté un jour, et ont été fort festés, et le Maistre d'hôtel venait à tous les repas manger avec eux, avec force présents, et ils etaient très bien traités. Voilà ce que j'ay entendu, donc au pis aller, si vous n'avez pour voisine vre sœur, ce pourrait estre vre cousine. Il se tient quelque propos que l'Empereur offre récompense pour le duché de Gueldres, et que ce faisant, se pourrait faire quelque mariage de la fille de Hongrie et de Monsr le Marquys. Monsr vre père entend bien, ce faisant, avoir sa part en la dite récompense. Je voudrais qu'il en fust bien récompensé. Voilà tout ce que j'ay de nouveau . . . je me doute que vous ne ferez de si bonne diligence que moi, car je sais bien que vous tenez de Monsr v'tre père, et qu'estes paresseuse à ecrire, si l'air d'Ecosse ne vous a changé. Je n'ai encore eu que vos premyères. Il me tarde bien savoir comme depuis vous vous serez porté, cela me sera grant joye quand je pourrait ouir de vos nouvelles. Ce sera toujours quant Ntre Seigneur le veuille, et je prie, Madame, qu'il vous donne longue et bonne vie. Ce premier de Septembre, de v'tre humble et bonne mère,
Anthoinette de Bourbon.
À la Reyne d'Écosse.
[Balcarres MSS., ii. 20. Advocates' Library, Edinburgh.]
V.
Antoinette de Bourbon, Duchesse de Guise, to Mary, Queen of Scotland.
Madame: J'ay tardé plus longuement que je ne pensais à vous escrire, mais les noces de Mademoiselle de Lorraine nous ont tant ameusées que jusque à cette heure on a peut avoir le loisir. Nous departismes hier de la compaignye qui a esté bien grosse. Les noces furent Mardy passé. Monsr le Prince y est venu bien accompaigné et je vous assure c'est un bien honeste Prince et de bonne grâce. Il se contente fort de sa mye, et aussi elle de lui. Ils s'entendent aller chez eux dans xv. jours. La feste a esté à Bar, il n'y a eu guères d'estrangers, fors la Marquise de Baulde et Madame de Baçin, et des Comtesses et dames voisines. Vous en saurez quelque jour plus au long. Nous sommes en chemin pour aller à Guise, pensant en estre de retour pour la Toussaint. Nous laissons n'tre petit fils à Roche. Il court tant de maladie que nous n'avons osé le mettre en chemin, mais je vous assure il se porte bien. . . . Je vous avais escrit par Saint-Genould, du mariage de v're frère, mais j'entens qu'il ne part pas si tost comme il m'avait dit, pourquoi je veulx vous dire ce qui en est et come le Roy veult faire le mariage de luy et de la nyèce du Pape, fille du Duc de —— je ne puis retrouver son nom, mais elle est belle et honeste et a bonne grâce, et est d'ancienne maison, de l'age de xv. ans. L'on luy donne trois cent mille francs en mariage, elle n'a que ung frère, s'il meurt elle serait heritière de quarante mille livres et d'un Duché et aultre terres. Je pense entre ceci et la Toussaint il en sera fait ou failli. Je prends grand plaisir entendre par vos lettres le bon portement du Roy, de vous et du petit prince. . . . Nous sommes prêts à monter à cheval, pourquoi ferais fin. . . . Ce penultième d'Aoust.
Vre humble et bone mère,
Anthoinette de Bourbon.
À la Reyne d'Écosse.
[Balcarres MSS., ii. 15. Advocates' Library, Edinburgh.]
VI.
Antoinette de Bourbon, Duchesse de Guise, to Mary, Queen of Scotland.
Madame: L'on m'a tant assuré qu'on envoye les lettres sûrement par le moyen des Marchands d'Anvers, que je les ai mis à l'entrée pour en apprendre le chemin. Vostre sœur en doit estre la messagère. Je vous ai escrit la conclusion de son mariage et envoyé les articles et depuis ses noces par vostre brodeur. Je viens de la mener en ménage, en une belle et honneste maison et aultant bien meublée qu'il est possible, nommé Beaumoult. Son beau-père la receuillit tant honorablement et avec tant de gens de bien et grosse compaignye que l'on ne sait plus souhaiter; la Reyne de Hongrerie entre les aultres s'y trouvait et la Duchesse de Myllan, aussi Monsr et Madame la Princesse d'Orange, qui l'on tient grosse, toute fois la chose n'est pas fort sure, et pour ma part j'en doute. Il me semble v're dite sœur est bien logée. L'on luy a fait de beau présens, et elle a de belles basques. Son Mary est jeune, mais il a bon vouloir d'estre du nombre des gens de bien. Il ne paraissait point qu'il fût Caresme, car les armes et les tambours ne cessaient point; il s'y est fait de beaux joustes là bas. A la fin il a fallu departir, qui n'a pas esté sans larmes. Je regagne ce lieu de Guyse, où je ne reste qu'une nuit, et demain à la Fère, où Monsr le Cardinal mon frère et mon père et ma sœur de St Pol seront mercredy, et vendredy recommencerai me mettre en chemin pour gagner Joinvylle le plus tost que je pourrais. Je pense trouver encore Monsr vre père, et nos enfans, savoir les petits et les prètres. . . . Ce xiiii Mars, à Guise. . . .
Anthoinette de Bourbon.
À la Reyne d'Écosse,
[Balcarres MSS., ii. 5. Advocates' Library, Edinburgh.]
VII.
Louise de Lorraine, Princesse de Chimay, to Mary, Queen of Scotland.
Madame: Depuys que Dieu a tant faict pour moi que de me donner un bon Mary, je n'ai point eu loisir de vous en faire la part. Vous pouvez estre assurée que je me tiens en ce monde heureuse d'estre en la maison ou je suis, car avec la grandeur qu'il y a en tout, j'ai un seigneur et beau-père que je vous puis nommer bon, car il me faict un bien bon traitement, accompagné de tant de beaux présents, qu'il me faudroy employer trois feuilles de papier avant que je vous pourrais en rendre bon conte et qui sera, s'il vous plait, occasion de prendre contentement du bien de votre sœur, qui a commandement de vous offrir les très humble services des maistres et seigneurs de cette maison, vous suppliant a tout endroit les employer. Nous avons une très sage et vertueuse Reyne, et je ne puis vous dire l'honneur qu'elle me faict, car estant venue exprés à cette maison—la sienne et nôtre—elle m'a voulu prendre pour sa très humble fille et servante, et veulst que pour l'avenyr je dois estre toujours en sa compagnye, où pour le peu que j'y ai este m'a fayct fort grant chĕre. Madame la Duchesse de Mylan m'a dit le semblable, qui est la meilleure, et nous ésperons bientôt la voir en Lorayne, car le maryage de Monsr le Marquys et d'elle, est en très bon train. Depuis que Madame ma mère est retournèe, elle m'a envoyée une lettre pour essayer si le chemin de ça luy sera plus aise que l'autre, et si'il vous plait de m'apprendre de vos nouvelles, je serai merveilleusement aise. Mais il faudra, Madame que a la lettre que vous m'enverrez, vous mettiez sur le paquet, "Au Duc d'Aerschot," et par les marchands qui viennent d'Ecosse, il vous sera aisé, car en les laissant à Anvers ou à Bruges, ou autre endroit du Pays, ne failleront point, en s'adressant a Monsr mon beau-père, de tomber entre mes mains, car il est grandement craint et aimé par deça, qui sera l'endroit où je supplye Dieu qu'il vous donne très bonne vie et longue. De Beaumont, ce xxv. jour de Mars.
V're très humble et très obeissante sœur,
Louise de Lorrayne.
[Balcarres MSS., ii. 153. Advocates' Library, Edinburgh.]
VIII.
Antoinette de Bourbon, Duchesse de Guise, to Mary, Queen of Scotland.
Madame: Je suis très aise que ce porteur soit venu par ici, pour s'en retourner vers vous, car je vous voullais escrire et envoyer un paquet. . . . Je desire bien fort savoir comme vous vous serez porté en v're couche et aussi comme le Roy et v're petit prince se portent. Je prie a N. S. à tous donner bonne santé et longue vie. Quant à notre costé, tout se porte bien, Dieu mercy! Monr v're père est revenu depuis huit jours pour quelques bastyments et fortifications que le Roy lui a ordonné faire en cette frontière. J'ay esté très aise il ait cette charge, afin de l'avoir plus tost de retour. Quant à v're petit fils, il se porte bien et devient grand; il commence très bien apprendre, et sait quasi son Pater noster, il est joli et bon enfant. J'ai esté cause qu'il n'est venu en ce lien, dans la pour des Rougeolles, qui régnent si fort, et je crains il les prends par les champs, ou il ne peut estre si bien traisté qu'à Joinvylle, et aussi que ne devons demeurer dans ce lieu que huit jours. . . . Nous attendons M. le Cardinal de Lorraine le iii. d'Août. Il vient pour nous tous ensemble trouver au Pont-à-Mousson le huitième du dit mois, on se doit faire le premyer recueil de n'tre nouvelle Dame, pour la mener à Nancy. V're frère aussi vient avec M. le Cardinal, l'on doit faire grande chere a cette bien venue, et force tournois. Les noces furent il y a Dimanche huit jours. S'il s'y fait rien digne de vous faire part vous en serez avertie. J'ai bonne envye de voir si Monsr le Marquis sera bon Mary! L'on se jouit fort au pays recevoir une si honneste Princesse . . . ce xx. Juillet de . . . ec.
Anthoinette de Bourbon.
À la Reyne d'Écosse.
[Balcarres MSS., ii. 4. Advocates' Library, Edinburgh.]
IX.
Christina, Duchess-Dowager of Lorraine, to Mary, Queen of Hungary.
18 Avril, 1552.
Madame: J'ay escrit une letter à votre Majesté pour avoir moyen d'avertir celle-ci et la Reine vostre sœur de la méchancetè que le Roy de France m'a faict, que sur ombre de bonne foy me emmène mon filz avecque grande rudesse, comme Vostre Majesté entendra par ce présent porteur plus au long. Suppliant Vostre Majesté ne prendra de mauvaise part sy je ne faict ceste lettre plus longue, car la grande fâcherie que j'ay, m'en garde. Sy esté, Madame, que je supplie à Vostre Majesté avoir pitié de moy, et m'assister de quelque conseil, et je n'oublyerai à jamais luy faire très humble service et vous obèir toute ma vie, comme celle quy desire demeurer à jamais,
Vostre très humble et très obeissante
nièce et servante,
Chrestienne.
[Lettres des Seigneurs, 101, f. 332. Archives du Royaume, Bruxelles.]
X.
Anne, Duchess-Dowager of Aerschot, to Mary, Queen of Hungary.
18 Avril, 1552.
Madame: Je ne saurais vous escrire la grande désolation en laquelle est presentément Madame ma sœur, constitué par la grande rudesse et cruauté que le jour du grand Vendredy luy a esté faicte par le Roy de France, qui est qu'il esté venu icy sous ombre de bonne foy et vrai amitié, comme dernièrement il nous avoit fait entendre. À son arrivée, il a esté reçu avecque tous les honneurs possible, et le meilleur traistement, et le dit jour du grand Vendredy il fit entendre à Madame comme pour satisfaire au capitulations de la Ligue, il falloit qu'il s'assurait de Monseigneur le duc de Lorraine, et de ses places, et que pour ce faire il falloit qu'il fust transporté à Bar, pour à quoy obvier, Ma dicte dame, Monseigneur de Vaudemont et moy, et tous ceux de son conseil, luy fust faicte une rémonstrance la plus humble qu'il estoit possible. A quoy il e répondit aultre chose sinon qu'il hâteroit sa resolution par escrit, ce qu'il a faict, comme votre Majesté pourra voire par les articles que je vous envoye. Ce voyant, elle et moy l'allâmes trouver en la Grande Galerie où ma dite dame parla encore a luy, jusqu'à se mettre à genoux, luy requérant pour l'amour de Dieu ne transporter son filz, et ne le luy ôter. A quoi ne fit response, et pour conclusion, Madame, le lendemain Samedy, veille de Pâques, il l'ont emmené, accompagné de force gens de guerre, sous la charge du Sr de Bourdillon, mais le Maréchal de Saint André n'a bougé qu'il ne l'ait mis hors de la ville, et c'étoit pitié voire Madame sa mère, Monseigneur de Vaudement et toute la noblesse et le pauvre peuple faire leur lamentation. Et voyant Madame ma sœur en telle pitié, etant en telle douleur, Madame, que votre Majesté peult estimer pour ly avoir faict une telle outrage que de luy oter son filz, et la voyant porter tel desplaisir, moy que m'estait deliberé m'en partir, ne la puis delaisser. Le Roy luy laisse Mesdames ses filles et l'administration des biens, comme elle avait auparavant, reservé les places fortes, qui demeurent à la charge de Monseigneur de Vaudemont, à condition que Votre Majesté pourra voire, toutefois n'y demeurra que Lorrains. Et par ce que Madame j'ai toujours envie de faire service à Votre Majesté tel que j'ai toute ma vie desiré, il luy plaira me commander ce que je fasse, et vous serez obéy comme la plus affectionée servante que Votre Majesté aura jamais. Suppliant Notre Seigneur donner à celle très bonne et longue vie, me recommandant toujours très humblement, en sa bonne grâce. De Nancy, ce lendemain de Pâques.
Anne de Lorraine.
Madame: Depuis avoir escrit à Votre Majesté, le Roy de France a escrit une lettre à Madame ma sœur comme il a eu avertissement que les Bourgnignons faisaient une entreprise pour aller à Bar, afin d'y surprendre Monsieur de Lorraine, et que pour obvier à cela, il a ordonné au Sr de Bourdillon le mener à Joinville, où la Royne de France est encor là.
[Lettres des Seigneurs, 101, f. 330. Archives du Royaume, Bruxelles.]
XI.
Christina, Duchess-Dowager of Lorraine, to the Emperor Charles V.
A l'Empereur. Monseigneur: A la prière de Monseigneur de Vaudemont mon frère et de la Duchesse d'Aerschot ma sœur, j'ay pris la hardiesse de demeurer, encore que Vostre Majesté m'avait escript et commandé que je me retirasse vers les Roynes, ce que j'éspère que Vostre Majesté n'aures pas pris de mauvaise part. Car la grande instance et prière que mon dit frère et sœur m'ont faict, ont esté la cause, non pas pour aller contre son commandement, le voulant obéir toute ma vie, et je vous supplie, de toujours le croire, et avoir mon filz et son païs pour recommandé, et je supplieray le Créateur, Monseigneur, de donner à Vostre Majesté bonne santé et très longue vie. De Denœuvre, ce 26e May, 1552.
Vostre très humble et très obéissante
nièce et servante,
Chrestienne.
[Lettres des Seigneurs, 102, f. 127. Archives du Royaume, Bruxelles.]
XII.
Christina, Duchess-Dowager of Lorraine, to the Emperor Charles V.
A l'Empereur. Monseigneur: J'ay reçu la lettre qu'il a plu à Vostre Majesté m'èscrire par le Seigneur de Carondelet, et par luy ay entendu la bonne souvenance qu'il a plu à Vostre Majesté avoir de moy et mes filles, de la bonne visitation, dont très humblement la remercie, et aussi de la charge que Vostre Majesté luy a donné pour me dire ce qu'il me faudra ensuivre. Votre Majesté m'oblige tant de l'honneur qu'elle me faict, que toute ma vie je seray preste à obéir à ses commandements, comme celle entendra s'il luy plait plus au long par le dit Seigneur de Carondelet, et aussi d'autres choses que luy ay donné charge de dire à Vostre Majesté, pour ne pas la fâcher de longue lettre. Et toute ma vie je suppliray le Créateur de donner à Vostre Majesté très bonne santé, et longue vie et de demeurer toujours à la bonne grâce d'icelle. De Hoh-Königsberg, ce 4e Septembre, 1552.
Vostre très humble nièce et servante,
Chrestienne.
[Lettres des Seigneurs, 103, f. 518. Archives du Royaume, Bruxelles.]
XIII.
Dejanira Commena Contessa Trivulzio to Messer Innocenzio Gadio.
Magnifico Signore, Innocenzio: Ho ricevuto un altra vostra, inteso la morte del Magnifico Signor Belloni, che certo mi ha dato molto fastidio. Io sono certa che la Signora mia madre me haverà havuto grandissimo dispiacere, come risentirà la morte e privatione di tale amico. Però non si può resistere al Divino volere. Mi maraviglia molto non habbiati avuto la littera mia qual mandai alli di passati, in mane di Barile, però di novo vi dico che ho ricevuto la corona ed altre cose per Andronica, et le littere della Signore Madre, et così vi rimandò la risposta. Sareti contenti basare le mane in mio nome a Sua Excellentia, dicendoli che mi duole fino all' anima, dalle travaglie che patisse Sua Excellentia in quelle bande, et che siamo sempre apparentiati come servitori che li giurano esponere la vita et quanto tenemo in suo serviggio. Non mi occorrente altro a Vostra Signoria mi raccomando. De Codogno all. 29. Sett, 1552. Di Vostra Sig. Dejanira, Contessa Trivultia.
A Messer Inn. Gadio, amico carissimo.
[MS. No. 18, Biblioteca di Zelada, Pavia.]
XIV.
Christina, Duchess-Dowager of Lorraine, to Mary, Queen of England.
April, 1555.
Madame: Je supplie Vtre Majtè me pardonner si je prends tant d'audace que d'escrire à icelle, mais tant d'honneur et de faveur que je recois de Vtre Majtè en est cause. Car je ne puis laisser d'avertir que le Capitaine de mon vaisseau qui me mène a si bien faict son devoyr, sans nul hasart, comme Vtre Majtè lui a faict commande, que je ne puis laisser d'en avertir Vtre Majtè et la supplier de l'avoyr en souvenance. Et puis j'assure Vtre Majtè, que je n'en ai reçu que d'entier bon service, et connaissant cela, n'ay su laisser de le recommander à Vtre Majtè et pensant que le Capitaine Bont vous fera entendre ce qui s'est passé à mon passage, je n'en ferai plus propos, si non de vous assurer combien je regrette de ne plus estre dans la prèsence de Vre Majtè et que je ne puis estre auprès d'icelle, pour luy pouvoir faire quelque service, pour la satisfaction que je me ferais a tant de mercis que j'ay reçu, dont je demeure sans espoir d'y satisfaire. Et cependant je supplie très humblement à Vre Majtè me tenir en sa bonne grâce, a la quelle humblement me recommande, et baisant ses mains, priant Dieu, Madame, vous donner bonne santé, très longue vie et un beau filz, comme le désire.
Vre très humble et très obeissante
cousine et servante,
Chrestienne.
À la Reyne.
[MS. State Papers, Foreign, Mary, vol. vi., 351. Public Record Office.]