LETTERS ADDRESSED TO SIR JOHN FASTOLFE.
(Royal MS. 18 B. XXII. f. 44.)
From John Appulton, captain of Pontdonné and the Haye de Puis.
Mon treshonnouré et Redoubté Sr., toute humble Recommendacion primier mise, plaise vous savoir que Jay entendu que piecha vous aviez quittie et transporté afin de heritaige a Degory Gamel vostre terre et seignourie de Piron pour le prix de deux mille francs lesquelx il devoit paier a chinq annees enssuit du dit transport, cest assavoir pour la premir ann six cens francs, et le demourant es autres quatres anns ensuit, a chacun par egalle porcion; de la quelle chose J'entens que le dit Degory na pas acompli ces termes ne ses
paiemens, car il nest pas tousjours prest de paier, et est de tel gouvernement que p..... que navez eu que peu de chose de vostre ditte s'rie dempuis quil en a eu le gouvernement. Et pour ce, mon treshonnouré et Redoubté, Janvois grant desir davoir icelle terre afin de heritaige si c'estoit vostre plaisir et volenté. Car elle est pres de mes et bien a mon aise. Sy vous prie et requier tant humblement comme Je puis et comme vostre petit et humble serviteur, qu'il vous pla[ira] que J'aie icelle terre et seigneurie de Piron par les prix et condicions dessus desclerés et que l'aviez accordee au dit Degory en cas que [sera] vostre plaisir de vous en des faire, et que Je la puisse avoir aussi tost que ung autre, et J'en seay a tousjours mais tenu ... car vous estes le seigneur qui vive en monde a qui Je suis plus tenu et a qui Jay greigno' service, et que elle me soit confe[rmé?] par le Roy nostre seigneur tellement que Je ny puisse avoir empeschement. Et je vous promet que Je vous paieray loyalment es termes qui seront assignes sans aucune faulte, et se faulte y avez per moy que le marchie ne fust nul, et sur paine de perdre s ... que Jen avoie paié. Et sy est ce grant chose pour le present de deux mille Francs attendans la guerre qui est a present ou ... a l'occasion de la prinse et perte de la place de Grantville. Car se remede ny est mis de brief tout le bailliage de Costentin est en voie destre destruit, et estre comme le pais de Caulx, que Dieu ne vueille. Car se seroit grant dommaige et grant pitie. Et pour ceste cause Jenvoie Jehan Dotton devers vous, qui est vostre serviteur, porteur de ces presentes, auquel Jay donné pouvoir et puissance den composer et appointier avecque vous ainsi quil vous plaira, et que regarderez quil sera bon a faire, tout aussi comme se Je y estoie present, et lequel vous parlera plus a plain de lestate et gouvernement de vostre ditte seigneurie de Piron et comme elle a esté gouvernée. Et pour ce que autrefois Je vous avoie rescript de vostre terre et seigneurie de Beaumont, que Jeusse volentiers eue se ceust esté vostre plaisir et volenté, pour ce que ma terre d'Asineres est parmys la vostre et joingnent ensemble, Et en cas que se ne seroit vostre plaisir que Jeusse vostre ditte seigneurie de Piron, jentend' encores volentiers a icelle de Beaumont, et quil vous pleust la mettre a prix de raison, car Je ne scay pas bien que elle peult valloir, mes vous le savez bien, car vous en avez fait fe presn(?) et en avez eu la desclaracion, non obstant que les terres depar de cha sy sen vont en tres grant diminucion pour la cause dessus dict. Sy vous plaise de vostre grace a y avoir sur le tout advis, et den faire tant que Jen puisse estre tous jours vostre petit et humble serviteur, et comme Jay tousjours esté et seray tant que je vivray. Et se il vous plaist faire quelque appointe des choses dessus dictes, quil vous plaise a le faire vous mesmes, et que ne menvoiez a Raouen ne ailleurs, car les chemins sont trop dangereux, et ne voudroie pas aler a Rouen voulentiers pour gaignier deux cens frans. Mon treshonnouré et redoubté seigneur, Je me recommande a vous tant humblement comme Je puis et comme vostre petit et humble serviteur, et se il est chose que faire puisse pour vous, mandez le moy et Je l'acompliray de tout mon cuer et volentiers, en priant le Saint Esprit qu'il soit garde de vous et vous donne bonne vie et longue et acomplisse(ment) de vous nobles desirs. Escript a la Haie du Puis, le derrain jour dé May.
Mon treshonnouré et redoubté seigneur, Je vous recommande ma fille qui est demour' veufue, et quil vous plaist qelle soit (en) vostre bonne grace et service, et la conseiller et conforter en tous ses afaires.
Letout vostre humble serviteur Jhon 'Appulton, cap(itaine)
du Pont donne et de la Haie du Puis.
(Directed on the back,)
A mon treshonnouré et tresredoubté sire
Messire Jehan Fastouf, chevalier,
seigneur de Piron et de Beaumont
en Normendie.
From the Bailiffs of Winchester.[[83]]
Right Worshipfulle Sire,—We recommande ws unto you, latyng you wete of howre taryng that we brynge nat hoppe (up) howre money for howre ferme ys for be cawse that we wholde receyve of howre dewte of the Cete, and of the awnage sum of xiij. li.; the wheche money we cannat receyve in to the time that we have a wrette to the mayre and to ws Ballys, for the Cete scholde have of the awnage as Easter terme xx. marcs, for that the Cete grant(ed) us to howre eryste ferme, and here a pon we tryst; and now the fermeris of the awnage sey it pleynli that the Cete schale nat have a peny in to Mighelmas terme but zyffe so be that ye sende us a wrytt that we mowe brynge the fermers in to the Cheker, and ther to pay ws thys xx. marcs, for we lacke no money but that, for the fermers makit hyrr a skowsce apon the refuson that was thys tyme thre zere, for they fere laste they schold pay agen, and there for they sey it they whole nat pay us no peni but in the Cheker, also howre Mayre takyt no hede of ws, nother howe whe schal be servyd of the mony, theirefore we pray you sende a wrett down to the Mayre and to ws for to brynge ho(ppe, i.e. up) howre ferme for the halfe zere, for dowt hyt nat ze schale be as wel payd of ws as zevr (ever) ye w(ere) of zeny men, for in trowyf we pay of howre money more than xiiij. li. No more, but God kepe you. I-wretyn at Wynchester the viij. day of May.
By the baillifes of Wynchester.
(To this letter no address is preserved.)