BLACK IMAGES OF THE VIRGIN.

(Vol. ii., p. 510.)

Your correspondent, MR. HOLT WHITE, throws cut a suggestion relative to the origin of the black doll as a sign at old store shops, which is ingenious, but not very probable. The images of black virgins are confined, I believe, to the south of Europe, with the exception of the celebrated shrine of Einsiedeln in Switzerland. The origin of the colour appears to be oriental, as MR. W. surmises. I send the following extract, in answer to his query on the subject. It is a quotation from Grimm, in M. Michelet's Introduction to Universal History; and, as your readers must be all familiar with the language of the gifted historian, I will not make the attempt to convey his brilliant style into another tongue.

"Une des idées qui reviennent le plus dans nos meistersinger, dit Grimm, c'est la comparaison de l'incarnation de Jésus Christ avec l'aurore d'un nouveau soleil. Toute religion avait eu son soleil-dieu, et dès le quatrième siècle l'église occidentale célèbre la naissance du Christ au jour où le soleil remonte, au 25 Décembre, c'est-à-dire, au jour où l'on célébrait la naissance du soleil invincible. C'est un rapport évident avec le soleil-dieu Mithra. On lit encore, dans nos poètes, que Jésus à sa naissance reposait sur le sein de Marie, comme un oiseau, qui, le soir, se réfugie dans une fleur de nuit éclose au milieu de la mer. Quel rapport rémarquable avec le mythe de la naissance de Brama, enfermé dans le lis des eaux, le lotus, jusqu'au jour où la fleur fut ouverte par les rayons du soleil, c'est-à-dire, par Vischnou lui-même, qui avait produit cette fleur. Le Christ, le Nouveau-jour, est né de la nuit, c'est-à-dire de Marie la Noire, dont les pied reposent sur la lune, et dont la tête est couronnée de planètes comme d'un brillant diadême. (Voyez les tableaux d'Albert Dürer.) Ainsi reparaît, comme dans l'ancien culte, cette grande divinité, appelée tour-à-tour Maïa, Bhawani, Isis, Cérès, Proserpine, Perséphone. Reine du ciel, elle est la nuit d'où sort la vie, et où toute vie se replonge; mystérieuse réunion de la vie et de la mort. Elle s'appelle aussi la rosée, et dans les mythes allemands, la rosée est considérée comme le principe qui reproduit et redonne la vie. Elle n'est pas seulement la nuit, mais comme mère du soleil, elle est aussi l'aurore devant qui les planètes brillent et s'empressent, comme pour Perséphone. Lorsqu'elle signifie la terre, comme Cérès, elle est représentée avec la gerbe de blé; elle est Perséphone, la graine de semence; comme cette déesse, elle a sa faucille: c'est la demi-lune qui repose sous ses pieds. Enfin, comme la déesse d'Ephèse, la triste Cérès et Proserpine, elle est belle et brillante, et cependant sombre et noire, selon l'expression du Cantique des Cantiques: 'Je suis noir, mais pleine de charmes, le soleil m'a brûlée' (le Christ). Encore aujourd'hui, l'image de la mère de Dieu est noire à Naples, comme à Einsiedeln en Suisse. Elle unit ainsi le jour et la nuit, la joie avec la tristesse, le soleil et la lune (chaleur, humidité), le terrestre et le céleste."

This fragment is, perhaps, rather too long; but I think your readers will consider it too beautiful to abridge. The late G. Higgins, in his Anacalepsis (ii. 100.), has some observations to the same purport, and points out the resemblance of some of the old Italian paintings of the Virgin and Child to Egyptian representations of Isis and the infant Horus.

Many of these ideas have been taken up by the free-masons, and are typified and symbolised in their initiatory ceremonies.

J.B. DITCHFIELD.