REMAINS OF KING JAMES II.

The enclosed copy of an authentic document, obtained through the kindness of Mr. Pickford, Her Majesty's consul in Paris, is communicated to the publisher of "NOTES AND QUERIES", in the belief that it may prove acceptable to those who take an interest in the questions raised by the articles in Nos. 46. 48. and 56. of that valuable publication.

This document is an "Extract from the Register of the Deliberation of the Municipal Council of St. Germain-en-Laye," dated July 12, 1824, containing the official report, or procès-verbal, of the discovery made that day of three boxes, in which were deposited a portion of the remains of King James II. and of the Princess Louise-Marie, his daughter.

The "annexes" referred to, of the respective dates of September 16 and 17, A.D. 1701, leave no doubt as to the disposal of the royal corpse at that time. With respect to its fate, after its removal from the English Benedictine convent in Paris in 1793, as mentioned in the article No. 46., it is most probable that it shared the fate of other royal relics exhumed at the same disastrous period from the vaults of St. Denys, which were scattered to the winds, or cast into a common pit.

It may be presumed that the epitaph given in the same document, and mentioned as being such as it had existed in the church of St. Germain-en-Laye, had disappeared before the date of the "Extract from the Register." It probably was destroyed during the first fury of the French Revolution in 1793:—

"République Française.
"Liberté, Egalité, Fraternité.

"Ville de Saint Germain-en-Laye.

"Extrait du Régistre des Déliberations du Conseil Municipal.

"Séance du 12 Juillet, 1824.

"Aujourd'hui lundi douze Juillet mil huit cent vingt-quatre, trois heures de relevée, nous Pierre Danès de Montardat, ancien Colonel de Cavalerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de St. Louis, Maire de la ville de St. Germain-en-Laye, ayant été informé par MM. les Architectes de la nouvelle église de cette ville, que ce matin, vers sept heures, en faisant la fouille de l'emplacement du nouveau clocher dans l'ancienne chapelle des fonds, on avait découvert successivement trois boites en plomb de différentes formes, placées très près les unes des autres, et dont l'une desquelles portait une inscription gravée sur une table d'étain, constatant qu'elle contient partie des restes du roi Jacques Stuart Second, Roi d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande. Nous sommes transporté sur le lieu susdésigné accompagné de M. le Compte Bozon de Talleyrand, Lieutenant Général honoraire, Grand' Croix de l'ordre de St. Louis, Gouverneur du Château de St. Germain-en-Laye, de M. Jean Jacques Collignon, curé de cette paroisse royale, de MM. Malpièce et Moutier, architectes de la nouvelle église, de M. Rigault, secrétaire de la Mairie, et de MM. Voisin, Perrin, Baudin, de Beaurepaire (le comte), Dusouchet, Galot, Decan, Dupuis, Jeulin, Journet, Griveau, Dufour, Delaval, Casse et Barbé, membres du Conseil Municipal, et de M. Morin, Commissaire de Police,

"Où étant, nous avons reconnu et constaté;

"1o. Que la première des trois boites susdites (figure A) était en plomb de 0m. 35c. carrés et 0m. 18 centimêtres de hauteur, recouverte d'une plaque en même de 0m. 22 centimêtres carrés, sous laquelle plaque on a trouvé une table en étain de 0m. 20 centimêtres de haut, 0m. 15c. de large, portant cette inscription:—

"'Ici est une portion de la chair et des parties nobles du corps de très haut, très puissant, très excellent Prince Jacques Stuart, second du nom, Roi de la Grande Brétagne; naquit le XXIII Octobre MDCXXXIII, décédé en France, à St. Germain-en-Laye, le XVI Septembre MDCCI.'

"Au bas de la plaque sont empreintes ses armes.

"Cette boite est en partie mutilée: elle contient plusieurs portions d'ossements et des restes non encore consommés.

"La deuxième boite (figure B) circulaire est aussi en plomb de 0m. 34 centimêtres de diamétre et 0m. 30c. de hauteur et découverte.

"La troisième boite (figure C) de 0m. 30c. carrés et 0m. 25 centimêtres de hauteur est aussi en plomb et fermée de toutes parts à l'exception d'un trou oxydé.

"Ces deux dernières boites ne paraissent contenir que des restes consommés. Ces trois boites ont été enlevées, en présence de toutes les personnes dénommées au présent, avec le plus grand soin et transportées dans le Trésor de la Sacristie.

"Ensuite nous avons fait faire aux archives de la Mairie les recherches nécessaires, et nous avons trouvé sur le régistre de l'année 1701 à la date du 16 Septembre, les actes dont copies seront jointes au présent procès-verbal, ainsi que l'Epitaphe du Roi Jacques, et qui constatent que partie de ses entrailles, de son cerveau avec les poumons et un peu de sa chair, sont restés en dépôt dans cette église pour la consolation des peuples tant Français qu'Anglais, et pour conserver en ce lieu la mémoire d'un si grand et si réligieux prince.

"Les autres boites sont sans doute les restes de la Princesse Louise Marie d'Angleterre et fille du Roi Jacques Second, décédée à St. Germain le 17 Avril, 1712, ainsi que le constate le régistre de cette année, qui indique qu'une partie des entrailles de cette Princesse a été déposée près des restes de son père.

"De tout ce que dessus le présent a été rédigé les sus-dits jour, mois et an, et signé de toutes les personnes y dénommées.

"(Ainsi signé à la minute du procès-verbal.)


"Suivent les annexes.

"Du seize Septembre mil sept cent un, à trois heures et vingt minutes après midi, est décédé dans le château vieil de ce lieu, très haut, très puissant et très réligieux Prince Jacques Stuart, second du nom, Roi d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, âgé de 67 ans 11 mois, également regretté des peuples de France et d'Angleterre, et surtout des habitans de ce lieu et autres qui avaient été temoins oculaires de ses excellentes vertus et de sa réligion, pour laquelle il avait quitté toutes ses couronnes, les cédant à un usurpateur dénaturé, ayant mieux aimé vivre en bon chrétien éloigné de ses états, et faire par ses infortunes et sa patience, triompher la réligion catholique, que de régner lui-même au milieu d'un peuple mutin et hérétique. Sa dernière maladie avait duré quinze jours, pendant lesquels il avait reçu deux fois le St. Viatique et l'extrême onction par les mains de Messire Jean François de Benoist, Docteur de la Maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, son propre pasteur, avec des sentimens d'une humilité profonde, qu'après avoir pardonné à tous les siens rebelles et ses plus cruels ennemis, il demanda même pardon à ses officiers, s'il leur avait donné quelque sujet de chagrin. Il avait donné aussi des marques de sa tendresse et réligion au Sérénissime Prince de Galles, son fils, digne héritier de ses couronnes aussi bien que de ses vertus, auquel il recommanda de n'avoir jamais d'autre règle de sa conduite que les maximes de l'Evangile, d'honorer toujours sa très vertueuse mère, aux soins de laquelle il le laissait, de se souvenir des bontés que Sa Majesté très chrétienne lui avait toujours témoigné, et de plutôt renoncer à tous ses états que d'abandonner la foi de Jésus-Christ. Tout le peuple tant de ce lieu que des environs ont eu la consolation de lui rendre les derniers devoirs et de la visiter pour la dernière fois en son lit de parade, où il demeura vingt-quatre heures exposé en vue, pendant lesquelles il fut assisté du clergé de cette église, des révérends pères Récollets et des Loges, qui ne cesseront pas de prier pour le repos de l'âme de cet illustre héros du nom chrétien que le Seigneur récompense d'une couronne éternelle.

"Signé, P. PARMENTIER, Secrétaire."

"Du dix-septième jour (même année) sur les huit heures et demie du soir, fut enlevé du château vieil de ce lieu, le corps de très haut, très puissant et réligieux monarque Jacques Stuart, second du nom, Roi d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, après avoir été embaumé en la manière accoutumée, pour être conduit aux Réligieux Bénédictins Anglais de Paris, faubourg St. Jacques, accompagné seulement de soixante gardes et trois carosses à la suite, ainsi qu'il avait ordonné pour donner encore après sa mort un exemple de détachement qu'il avait eu pendant sa vie des vanités du monde, n'étant assisté que de ses aumoniers et de Messire Jean François de Benoist, prêtre, Docteur de la Maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, son propre pasteur, qui ne l'avait point abandonné dans toute sa maladie, l'ayant consolé dans tous ses maux d'une manière édifiante et autant pleine d'onction qu'on puisse désirer du pasteur zélé pour le salut de ses ouailles. Son cœur fut en même tems porté dans l'Eglise des Réligieuses de Chaillot; une partie de ses entrailles, de son cerveau, avec ses poumons et un peu de sa chair, sont restés en dépôt dans cette église, pour la consolation des peuples tant Français qu'Anglais et pour conserver en ce lieu la mémoire d'un si grand et si réligieux prince.

"Signé, P. PARMENTIER, Secrétaire."

"Epitaphe de Jacques Second, Roi de la Grande Brétagne, telle qu'elle existait dans l'Eglise de St. Germain-en-Laye:—

"'A. Regi Regum

felicique memoriæ

Jacobi II. Majoris Britanniæ Regis

Qui sua hic viscera condi voluit

Conditus ipse in visceribus Christi.

Fortitudine bellicâ nulli secundus,

Fide Christianâ cui non par?

Per alteram quid non ausus?

Propter alteram quid non passus?

Illâ plus quam heros

Istâ propè martyr.

Fide fortis

Accensus periculis, erectus adversis.

Nemo Rex magìs, cui regna quatuor

Anglia, Scotia, Hibernia—Ubi quartum?

Ipse sibi.

Tria eripi potuere

Quartum intactum mansit.

Priorum defensio, Exercitus qui defecerunt

Postremi tutelæ, virtutes nunquam transfugæ.

Quin nec illa tria erepta omnino.

Instar Regnorum est Ludovicus hospes

Sarcit amicitia talis tantæ sacrilegia perfidiæ,

Imperat adhuc qui sic exulat.

Moritur, ut vixit, fide plenus

Eòque advolat quò fides ducit

Ubi nihil perfidia potest.

Non fletibus hic, canticis locus est.

Aut si flendum, flenda Anglia.'

"Pour copies conformes, Le Maire de St. Germain," &c.

The authenticity of the signature attested by Her Britannic Majesty's consul in Paris, Dec. 11, 1850.