PAPERS RELATING TO THE FORMER VOLUMES.
Letter from major-general F. Ponsonby to colonel Napier.
After the very handsome manner in which you have mentioned my name, in your account of the battle of Talavera, it may appear extraordinary that I should trouble you with this letter; but my silence might be interpreted into the wish of taking praise to myself which I do not deserve.
The whole of your account of the charge made by general Anson’s brigade is substantially correct; you have given the reason for it, and the result; but there are two points, in the detail, which are inaccurate. The first affecting the German hussars; the other respecting myself.
The Germans, on the left of the twenty-third, could not reach the French columns, from the impracticability of the ravine where they charged; this I ascertained, by personal observation, the following day; the obstacle was much less serious where the twenty-third attacked, headed by general Anson and colonel Seymour. The mountain torrent, which gradually decreased as it descended into the plain, was about thirty yards in front of the enemy, and the twenty-third, though much broken in passing this obstacle, charged up to the columns, and was repulsed, no rally could be attempted; but the right squadron, under captain Drake, having an easier passage of the ravine, and no French column immediately in front, passed through the intervals, and caused much confusion, which, together with the delay occasioned by the charge, prevented the masses of infantry which were in readiness on the French right flank, from joining in the general attack on our line.
You will perceive that this account, which I believe to be the exact truth, does not, in the slightest degree, affect the accuracy of your description of the movement; but, if I am correct, it proves that the Germans were obliged to halt by an insuperable difficulty, and that I had no particular merit in the execution of the charge of the twenty-third.
Believe me
Very sincerely yours,
F. Ponsonby.
Malta, Dec. 30, 1829.
Note sur la Situation actuelle de l’Espagne.
Rochefort, le Août, 1808.
1º. Les événemens inattendus du général Dupont sont une preuve de plus que le succès de la guerre dépend de la prudence, de la bonne conduite, et de l’expérience du général.
2º. A la seule lecture du rapport du colonel d’Affry, on avoit diviné tous les événemens; après une perte aussi considérable, on ne peut être surpris que le roi et les généraux jugent convenable de concentrer l’armée et d’évacuer Madrid.
En examinant avec attention, non les rapports mensongers des individus qui parlent dans leur sens, mais les faits tels qu’ils se sont passés, on est convaincu: premièrement, que le général Castaños n’avoit pas plus de vingt-cinq mille hommes de troupe de ligne et de quinze mille paysans; un jour on sera à même de vérifier ce qui sera avancé ici. Secondement, que si le général Dupont les eut attaqués ou se fût battû; avec tout son corps réuni, il les eut complettement défaits.
3º. On pense qu’on aura tout le tems d’évacuer les blessés de Madrid qui arrivent à Aranda; il faudra occuper aussi longtems qu’il sera possible les hauteurs de Buitrago, afin de donner le temps au maréchal Bessières de revenir de son mouvement de Gallice; qu’il faut réorganiser la province de Burgos, les trois Biscayes, et la province de Navarre; elle comprendront facilement que, dans ce moment plus que jamais, elles doivent rester fidèles et se bien conduire sous peine d’être traitées avec toute la rigueur de la guerre.
4º. On pense que l’armée doit être divisée en trois corps, le corps principal, ou de centre, où commande le roi, qu’on porteroit à 30,000 hommes campé à Aranda; le corps de droite, du maréchal Bessières d’environ 15 mille hommes faisant face à ce qui pourroit arriver de Gallice ou d’Estramadura, occupant Valladolid par une division, ayant une autre division intermédiaire avec le corps du centre, et une troisième division de plus sur sa droite, selon les circonstances; enfin le corps de gauche, ou d’Arragon destiné à maintenir la Navarre et le pays environnant, occupant Logrono et Tudela et liant sa droite au corps du centre, par une division qui au besoin renforceroit ce corps et devra maintenir Soria par un corps volant.
Le corps du centre, et le corps de droite doivent s’appuyer sur Burgos et le corps d’Arragon doit avoir son appui sur Pampelune.
5º. Pour organiser le corps du centre dans ce bût, on croit qu’on doit le renforcer de la brigade du 14me et 44me de ligne, 200 chevaux et 8 pièces de canon, qu’on tireroit du corps devant Saragosse; de la brigade du général Mouton composée du 4me legère, 15me legère, du bataillon de Paris, et de huit pièces de canon; de la brigade commandée par le maréchal Ney, et qui est déjà à une marche en avant de Bayonne, composée du 43me, et du 51me de ligne, du 26me de chasseurs, et de 6 pièces de canon; enfin de 4 escadrons de marche de dragons et d’une régiment Polonais de la garde; on réuniroit le 3me bataillon aux deux premiers de tous les régimens d’infanterie, et on méleroit les jeunes soldats aux anciens.
On évalue à environ dix mille hommes de renfort que recevroit le corps du centre, qui seroit alors composé: savoir des
| 18,000 qui le forment à présent | 18,000 | |
| Du renfort évalué à | 10,000 |
Le détachement du depôt du 4me legère, 15me legère.
14me, 44me, 43me, et 51me de ligne, le 2me et 12me legère rejoindront insensiblement et porteront ce corps à 30,000 hommes.
Ces trente mille hommes ne sauroient être en meilleure mains, que sous les ordres du maréchal Ney, hormis une réserve de 4 à 5 mille hommes destinés à la garde du roi, et que le roi conserveroit auprès de sa personne et feroit marcher avec le général Saligny, ou avec le général Savary quand il le jugeroit nécessaire.
Le corps du centre ce tiendrait à la hauteur d’Aranda, ses communications bien assurées avec le maréchal Bessières à Valladolid, des têtes de pont bien établies à Aranda et à Valladolid. Ce corps se nourrira par Burgos et devra non seulement maintenir la tranquillité dans cette province, mais encore assurer ses communications avec le corps de Saragosse qui occupera Tudela et Logrono.
Le corps du maréchal Bessières, fort de quinze mille hommes, devra occuper Valladolid en faisant face à ce qui arrivera d’Estramadure et de Castille, ayant ses trois divisions en échélons et se nourrissant de la province de Valladolid, Placentia, et Leon.
On enverra le maréchal Moncey pour commander le corps du général Verdier, et on chargera le maréchal du commandement de la Biscaye et de tous les derrières.
On estime qu’on peut retirer du camp sous Saragosse le 14me et 44me de ligne, 200 chevaux, et 8 pièces de canon, le reste doit être formé en trois divisions, et destiné, à maintenir la Navarre. La position de Logrono est trop près, il faut occuper au moins jusqu’à Tudela pour soumettre la Navarre, et tout ce qui bougeroit. Dans l’ordre offensif, deux divisions peuvent se porter en marche forcée sur l’armée.
6º. Il ne faut point faire une guerre timide, ni souffrir aucun rassemblement armé à deux marches d’aucun corps d’armée. Si l’ennemi s’approche, il ne faut point se laisser décourager par ce qui s’est passé, se confier dans sa supériorité, marcher à lui et le battre. L’ennemi prendra lui même probablement une marche très circonspecte: il y sera réduit du moment qu’il aura eu quelque exemple.
Dans cette situation de choses, toutes les fois qu’on seroit sérieusement attaqué par l’ennemi, on pourra lui opposer le corps du roi, qui doit toujours être ensemble, et les deux tiers du corps du maréchal Bessières. Se maréchal doit toujours tenir un tiers de son corps, à une demi journée, un tiers à une journée du corps du centre, et un tiers sur la droite, suivant les circonstances, également, un tiers du corps du général Verdier doit se tenir à la gauche du roi, pour le joindre si cela étoit nécessaire, de sorte que dans un jour le roi puisse réunir 40 mille hommes.
7º. Il faut débuter par des coups d’éclât, qui rélévent le moral du soldat et qui fassent comprendre à l’habitant qu’il doit rester tranquille, un des premiers coups le plus important à porter, et qui seroit utile pour réléver l’opinion et compenser l’évacuation de Madrid, seroit que la brigade du 14me et 44me qu’on rappelle de Saragosse, aidée d’une détachement du corps du centre, soumette Soria, le désarme et le fasse rester tranquille. Attaquer et culbuter tout ce qui se présentera doit être l’instruction générale, donnée au maréchal Bessières, au maréchal Ney, et au général Verdier, de sorte qu’à une marche, ou à une marche et demie du corps François, il n’y ait aucun rassemblement d’insurgés; on est d’opinion que si l’avant garde du général Castaños s’avance sur l’Aranda et dépasse les montagnes de Buitrago il faut, avec tout ce qu’on réunira dans un jour, marcher à lui sans lui donner le tems de s’y établir sérieusement, le culbuter, le jetter au delà des montagnes, et si l’affaire est décisive, se reporter sur Madrid. L’ennemi doit essayer de déloger l’armée Françoise de cette position, par trois points, par la Gallice et l’Estramadure, par la droite d’Aranda, et enfin par les rassemblemens des provinces d’Arragon, de Valence et autres de Castille. Toutes ces combinaisons sont difficiles à l’ennemi, et si on dissipe ces rassemblemens à mesure qu’ils se formeront sur tous les points et qu’on les tienne à distance d’une ou deux marches du cantonnement François, si alternativement les François prennent l’offensive, tantôt à leur droite, en renforçant le maréchal Bessières, pendant que le centre se tiendra dans une bonne position derrière la rivière, et à l’abri de toute attaque, tantôt au centre avec le corps du roi, les deux tiers du corps de droite, et un tiers du corps de gauche, l’ennemi sera bientôt obligé à la plus grande circonspection.
8º. On auroit pu aussi conserver Madrid en renforçant le corps qui s’y trouve, du 14me et 44me de ligne, de la brigade du général Mouton, de celle du général Le Fevbre, qui en dernier lieu a été renvoyée au marshal Bessières, et enfin du renfort qu’amène le maréchal Ney. On auroit ainsi renforcé le corps de Madrid de plus de 14 mille hommes, et il est douteux que l’ennemi eut voulu se mesurer avec des forces aussi considérables et s’exposer à une perte certaine.
9º. Si de fortes raisons obligoient d’évacuer Aranda, on perdroit l’espoir de rétablir ses communications avec le Portugal. Dans le cas où un évènement quelconque porteroit à évacuer le Duero et à se concentrer sur Burgos pour se réunir là avec le maréchal Bessières, le corps du général Verdier peut communiquer par l’Ebre, et avoir toujours son mouvement isolé pour maintenir la Navarre, contenir l’Arragon, tous les rassemblemens de ce côté, et protéger la route principale.[9] Pendant cet intervalle des renforts journaliers arriveront à l’armée, jusqu’à ce qu’enfin les divisions de la grande armée qui sont en marche, soient sur les Pyrénées.
On a recommandé de tous tems le petit fort de Pancorvo. Il est nécessaire de l’occuper, même quand on ne garderoit pas la ligne de l’Ebre, c’est une vedette d’autant plus utile qu’elle domine la plaine, et seroit un obstacle si jamais l’ennemi s’en emparoit.[9]
10º. La troisième position qui se présente à l’armée, c’est la gauche à Pampelune, et la droite sur Vittoria, maintenant ainsi ses communications avec les places importantes de St. Sebastien et de Pampelune. Au reste toutes ces notes peuvent difficilement être de quelque utilité, les évènemens modifient nécessairement les dispositions, tout dépend d’ailleurs de saisir un moment.
11º. Résumé. Le premier but est de se maintenir à Madrid si cela est possible.
Le second, de maintenir ses communications avec le Portugal en occupant la ligne du Duero.
Le troisième, de conserver l’Ebre.
Le quatrième de conserver ses communications avec Pampelune et St. Sebastien afin que la grande armée arrivant, on puisse en peu de tems culbuter et anéantir tous les révoltés.
Lieut.-Gen. Bertrand.
Rochefort, 6 Août, 1808.