NOTES.

[1: D'après ce programme, M. de Buona-Parte, d'Ajaccio en Corse, n'était pas de la première force en latin, car il y est dit qu'il ne répondra que sur l'histoire, quoique la classe dont il faisait partie dût être interrogée aussi sur les langues anciennes. M. Fauvelet, c'est le nom que portait alors M. de Bourrienne, y est inscrit parmi les élèves qui expliqueront Horace; ce qui prouve qu'il était en latinité supérieur à son condisciple. Quant à ce qui concerne les sciences exactes et la danse, ils y réussissaient également tous deux, comme le constate le même programme; ce qui n'est pas peu honorable pour M. de Buona-Parte.

Cette pièce, où le général Nansouty figure comme chanteur et comme danseur, m'a été communiquée par M. de Coupigny, homme recommandable à plus d'un titre.]

[2: Aux erreurs de M. de Bourrienne, et elles sont nombreuses, il faut ajouter celles qui ont été introduites dans ses Mémoires par leur éditeur. Cette note, extraite de la Revue de Paris, fait connaître combien cet éditeur s'est fait peu de scrupule de plier la vérité aux intérêts de sa spéculation.

«L'éditeur des Mémoires de Bourrienne avait besoin, pour compléter son troisième ou quatrième volume, d'une ou deux feuilles supplémentaires; car n'ayant tout juste de la copie que pour quatre volumes, et en ayant promis six au public, l'éditeur était trop consciencieux pour n'en pas donner au moins douze. Or Napoléon racontait volontiers des histoires bien noires, à la manière du Moine ou du Confessionnal des Pénitens noirs; faisons-lui raconter une histoire que M. de Bourrienne aura retenue en secrétaire fidèle. Un conte de ce genre était au nombre des articles publiés par un Magazine de Londres; on l'apporte tout traduit à l'éditeur; voilà son affaire; le conte est mis dans la bouche de Sa Majesté Impériale; lisez Giulio, et vous jugerez avec quelle facilité Napoléon traduisait la langue anglaise. Bientôt les Mémoires de M. de Bourrienne obtiennent un succès européen; les Magazines de Londres en rendent compte, et entre autres celui à qui avait été emprunté Giulio. Le critique de s'extasier sur le talent de Napoléon comme conteur, et de retraduire le conte de Giulio comme ce qu'il y avait de plus remarquable dans la livraison de M. de Bourrienne! Et c'est ainsi qu'on écrit l'histoire!»

(Revue de Paris, 27 février 1850.)]

[3: Les erreurs volontaires et involontaires de M. de Bourrienne ont donné lieu à deux volumes d'observations par MM. les généraux Belliard et Gourgaud, les comtes d'Aure, de Survillers, Boulay de la Meurthe et de Bonacossi, les barons Meneval et Massias, le ministre de Stein, le prince d'Eckmühl, et par M. Cambacérès, lequel, je crois, était prince aussi.

Paris, chez Heideloff, quai Malaquais, et Urbain Canal, rue J. J.
Rousseau, 1830.

À ces noms on pourrait ajouter celui de M. Collot, aujourd'hui directeur de la Monnaie, et antérieurement fournisseur des vivres et viandes à l'armée du général Bonaparte. Dans une lettre dont l'original est entre les mains de Mme la duchesse d'Abrantès, et dont le hasard m'a donné connaissance, ce financier dément de la manière la plus positive certaines assertions de M. de Bourrienne, lequel pourtant ne le traite pas en ennemi. M. Collot parait ne pas trop aimer Bonaparte, mais il aime la vérité. Rien ne le prouve mieux que cette lettre; la voici[5]:

«Madame la Duchesse,

«Il y a plus de quatre ans que je n'ai vu M. Bourrienne, et il y a plus de vingt ans que je le vois très-peu. Il ne m'a consulté en rien pour ses Mémoires. Je ne lui ai jamais dit un mot qui ait autorisé en aucune manière le propos que vous me rapportez. Ce propos est faux. J'en dis autant de celui qu'il prête à Bonaparte dans une conversation que ce premier consul eut avec moi en présence de Bourrienne. Celui-ci affirme que Bonaparte m'a dit: Donnez 300,000 fr. à tel ministre, 200,000 à tel autre. Bonaparte, maître de la France, avait trop le sentiment des convenances pour vomir ces turpitudes. Certes je ne suis pas payé pour faire le panégyrique de Bonaparte, mais je dois à la vérité de purger sa mémoire de pareilles vilenies. Je les aurais désavouées dans nos journaux, si je n'avais pas une répugnance extrême à y faire parler de moi.

«J'aurai l'honneur d'aller vous voir, et si l'attestation que je vous donne dans cette lettre ne suffit pas, j'y ajouterai tout ce qui vous paraîtra désirable pour repousser l'injuste inculpation faite à la mémoire de votre mari.

«Agréez, Mme la duchesse, l'hommage de mon respect affectueux.

«Signé Collot.

«Paris, le 30 juin 1829.»]

[5: Tome IV. page 346 des Mémoires de Bourrienne.]

[6: Dans sa discussion sur l'exécution des prisonniers de Jaffa, M. de Bourrienne semble dépouiller l'esprit de malveillance qui d'ordinaire dicte ses jugemens sur les actions de son ancien condisciple; mais c'est un tort qu'il n'a pas souvent avec lui-même.]

[7: L'ABBÉ LOUCHART. C'était un homme instruit et judicieux. Après avoir fait successivement plusieurs éducations particulières, il est entré dans l'instruction publique, et a rempli avec distinction les fonctions de censeur au lycée de Liège. Mis à la retraite lorsque le département de la Roër fut séparé de la France, il est mort en 1832.]

[6: Préfet répondait à maître de quartier.]

[8: Au lieu de cinq élèves, lisez six. En tête de cette traduction on lit:

STETHANO, ALEXANDRO, VIEL, PRESBYTERO, IN ACADEMIA JULIACENSI. STUDIORUMM OLIM MODERATORI HOC IPSIUS OPUS QUOD TYRIS MANDARI RELLIGIOSE CURAVERUNT AFFEREBANT, AMANTISSIMI ET MEMORES ALUMNI

Aug. Creuzé de Lessert.
J. R. Barvès.
J. A. Durant.
J. M. E. Salverate.
A. V. Arnault.
Eusebius Salverte.
]

[9: LE P. MANDA. Son éloquence tant soit peu brusque se ressentait de l'austérité de son caractère. Appelé à Versailles, en 1782, pour prêcher devant la cour, il toucha moins son auditoire qu'il ne l'effaroucha. C'était Jonas à Ninive. Il n'y parut qu'une fois. Chargé depuis de remplacer le P. Petit à Juilly, il fit beaucoup moins bien que lui en voulant faire mieux. La révolution ne le trouva pas disposé aux complaisances qu'elle exigeait du clergé. Il aima mieux s'exiler que de prêter le serment imposé aux ecclésiastiques par la constitution de 1791. Il est mort en 1803, en Angleterre, où il avait été recueilli par des familles, catholiques, dont les chefs, tels que les Howard, les Talbot, avaient été élevés à Juilly. Il est plusieurs fois question du P. Mandar dans les Confessions de Rousseau, avec lequel il eut quelques rapports à Montmorency. C'est lui qui donna l'idée à ce grand prosateur de traiter, sous la forme de poëme, le sujet du Lévite d'Ephraïm.]

[10: LE P. BAILLY. Avant d'être élu député à la Convention, cet ex-oratorien avait exercé les fonctions d'administrateur du département de Seine et Marne. Il était prêtre, et prêtre marié; mais cela ne l'empêcha pas d'honorer ceux qui respectaient des engagemens sur lesquels il avait cru pouvoir revenir, et de protéger en toute occasion les ecclésiastiques qui se montraient plus scrupuleux que lui. En 1795 il affronta, pour les défendre, les ressentimens du comité de sûreté générale. Sa modération au milieu des partis furieux, le fit accuser plusieurs fois de royalisme. Après avoir administré quatorze ans avec autant de sagesse que d'intégrité le département du Lot, compromis par des agens moins intègres que lui, il avait été remplacé; et bien qu'il se fût justifié, il n'était pas encore réintégré quand arriva la restauration. Un accident affreux hâta sa fin en 1819. Une voiture publique, dans laquelle il revenait de Rouen, ayant versé, il eut les deux poignets cassés par cette chute. On crut le sauver en les lui coupant. Est-ce du mal ou du remède qu'il est mort?]

[11: LE P. GAILLARD, homme propre et prêt à tout. Après avoir passé par diverses fonctions dans le corps enseignant, entré dans la carrière civile, il fut successivement administrateur, législateur et juge. On ne pourrait que le féliciter de son habileté, si elle ne lui avait mérité la confiance du R. P. Fouché. Ce ministre n'eut pas en 1815 d'agent plus actif, plus délié et plus dévoué à la cour de Gand.]

[12: LES BÉRULIENS. La congrégation de l'Oratoire de Jésus, congrégation essentiellement vouée à renseignement, avait été instituée en 1615 par Pierre de Bérulle, qui depuis fut fait cardinal. Composée d'hommes que des voeux n'enchaînaient pas, et qui pouvaient en sortir à volonté, cette société différait surtout de celle d'Ignace de Loyola, en ce qu'exclusivement française, elle était régie par un Français qui résidait, non pas à Rome, comme le général des jésuites, mais à Paris. Des hommes célèbres, de grands hommes même sont sortis de l'Oratoire. Pour le prouver, s'il ne suffit pas de nommer le P. Quesnel, nous nommerons Mallebranche. Opposés en tout aux jésuites partisans du molinisme et du despotisme, les oratoriens étaient jansénistes et républicains.]

[13: Le cap de la Circoncision]

[14: HAÜY. C'est le fait auquel cette note se rattache qui lui fit embrasser avec une infatigable ardeur l'étude des sciences naturelles. «Dès lors, dit Cuvier, Haüy semble vouloir devenir un homme nouveau; mais aussi quelle magnifique récompense accordée à ses efforts! Il dévoile la secrète architecture de ces productions mystérieuses, où la matière inanimée parait offrir les premiers mouvemens de la vie, où il semblait qu'elle prit des formes si constantes, si précises par des principes analogues à celles de son organisation; il sépare, il divise par la pensée les matériaux invisibles dont se composent ces étonnans édifices; il les soumet à des lois invariables; il prévoit par des calculs les résultats de leur assemblage, et, parmi des milliers de calculs, aucun ne se trouve en défaut. Depuis ce cube de sel que tous les jours nous voyons naître sous nos yeux, jusqu'à ces saphirs, ces rubis, que des cavernes obscures cachaient en vain à notre luxe et à notre avarice, tout obéit aux mêmes règles; et parmi les innombrables métamorphoses que subissent tant de substances, il n'en est aucune qui ne soit consignée d'avance dans les formules d'Haüy. Comme il n'y aura plus un autre Newton, parce qu'il n'y a pas un autre système du monde, on peut dire aussi, dans une sphère plus restreinte, qu'il n'y aura pas un autre Haüy, parce qu'il n'y a pas une deuxième structure de cristaux.»

Haüy était prêtre, et n'a jamais cessé de remplir les fonctions du sacerdoce, même dans la prison où il avait été jeté après le 10 août. Protégé par le respect que commandaient son génie et sa simplicité, il fut mis en liberté avant les massacres de septembre. Il est mort le 3 juin 1822, à quatre-vingts ans.]

[15: La musique est un art que je n'ai jamais pratiqué. J'ai pourtant eu le père de Kreutzer pour maître de violon. Il a trouvé en moi un élève moins habile que son fils, soit dit sans vanter ce dernier.]

[16: Membre de l'Académie des sciences et bibliothécaire de Louis XVIII.]

[17: Ma dextérité. Mon service n'en exigeait pas beaucoup. Les officiers qui concouraient à la toilette du prince étaient multipliés bien au-delà du besoin. Rien de plus juste que ce qu'en dit le grand Frédéric dans ce dialogue transcrit par Champfort.

«Le roi.—Allons, Darget, divertis-moi; conte-moi l'étiquette du roi de France: commence par son lever.»

Alors Darget entre dans tout le détail de ce qui se fait, dénombre les officiers, leurs fonctions, etc.

«Le roi (en éclatant de rire).—Ah! grand Dieu! si j'étais roi de France, je ferais un autre roi pour faire toutes ces choses-là à ma place.»]

[18: Voici ce quatrain:

Dans le temps des chaleurs extrêmes,
Heureux d'amuser vos loisirs,
Je saurai près de vous appeler les zéphyrs;
Les amours y viendront d'eux-mêmes.

Ce joli quatrain se trouve dans les diverses éditions des oeuvres de Lemière, à commencer par celle de 1774; et c'est en 1783 ou 1784 que Monsieur le transcrivit de sa main quasi-royale sur l'éventail de la plus gracieuse et de la plus infortunée des reines. Il n'en est pas d'un ouvrage d'esprit comme d'une province qui reste en définitive au prince qui s'en empare. Un poète qui en pille un autre n'est pas conquérant, mais plagiaire, titre moins honorable. En lui donnant ce quatrain qu'il avait emprunté, les éditeurs des oeuvres de Louis XVIII l'ont calomnié. Cette note a surtout pour but sa justification.]

[19: Vers sur la tragédie de Charles IX. Dans l'Esprit des Journaux, compilation qui pourrait faire croire que les journaux n'avaient pas d'esprit, et qui s'imprimait à Bruxelles chez Weissembruck, on trouve à la suite de ces vers la note suivante:

«Les vers qu'on vient de lire faisaient partie de la Correspondance littéraire de La Harpe. L'auteur en obtint de l'éditeur la suppression, à l'instant où les tomes V et VI allaient être mis en vente; on substitua aux vers de M. Arnault le conte de M. Andrieux, intitulé: le Moulin de Sans-Souci. Il n'existe peut-être pas deux exemplaires du tome VI de la Correspondance de la Harpe dans lesquels on trouve la pièce de M. Arnault. L'auteur contre qui elle est dirigée n'existant plus, nous n'avons vu aucun inconvénient à la publier

Étrange délicatesse que celle de l'imprimeur Weissembruck! Se croire en droit de publier une pièce surprise à son auteur, parce que la personne qui s'y trouve attaquée n'existe plus! Est-ce bien au mort que cette publication-là pourrait nuire? La délicatesse de M. Bouchot est d'une tout autre nature: c'est celle d'un homme de coeur et d'un homme d'esprit.]

[20: Receveur général et régent de la Banque.]

[21: GORSAS. Dans les déclamations qui remplirent sa feuille à cette occasion, il prétendait que Mesdames ne possédaient, rien en propre; que leur bagage, propriété nationale, appartenait à tout le monde, excepté à elles. «Vous emportez mes chemises!» s'écriait-il avec l'emphase la plus bouffonne. À en croire l'auteur de la chanson, les officiers municipaux d'Arnai-le-Duc ont pris la chose au pied de la lettre, et l'arrestation de ces princesses n'aurait eu pour but que de vérifier si les réclamations du journaliste étaient fondées. Le procès-verbal de cet inventaire fut publié sur l'air Rendez-moi mon écuelle de bois.

Si Gorsas fut ridicule, il ne fut pas atroce. Il eut l'honneur de mourir avec les girondins.]

[22: CAZALES pensait à la vérité que cette souveraineté ne se manifestait que par l'acte qui connaît le pouvoir au prince que le peuple se choisissait; il ne trouvait pas cela incompatible avec le principe de la légitimité que son parti fondait sur le droit divin.]

[23: Bigre n'est pas français. Je prie le lecteur de me pardonner ce barbarisme.]

[24: Le maître de la garde-robe, un des premiers officiers de la maison des princes. Chez nos rois, le grand-maître de la garde-robe était ce que fut dans l'antiquité ce proto-vestiarius, qui avait le soin et la direction de tout ce qui concernait le vestiaire des empereurs d'Orient. Cette charge, exercée par les plus grands seigneurs, était depuis 1718 dans la famille de La Rochefoucauld. Le duc de Liancourt était grand-maître de la garde-robe de Louis XVI.]

[25: «Avant d'aller plus loin, dit l'auteur du Voyage à Coblentz, il est bon d'observer que mon premier valet de chambre couchait toujours dans ma chambre, ce qui semblait être un obstacle à ma sortie, à moins de le mettre dans ma confidence. Mais je m'étais assuré par une répétition faite deux jours avant, que j'avais beaucoup plus de temps qu'il ne m'en fallait pour me lever, allumer de la lumière, et passer dans mon cabinet avant qu'il fût déshabillé et revenu dans ma chambre.»]

[26: Il m'habilla, et quand je le fus. Cette licence n'est pas la seule que se soit permise l'auteur du Voyage à Coblentz; tantôt il se dit un peu trop lourd pour monter ou descendre facilement de cabriolet; tantôt il allume, non pas une bougie, mais de la lumière: ces négligences prêtent sans contredit du naturel à son style, mais peut-être a-t-il poussé sous ce rapport la recherche un peu loin. Voir, pour s'en assurer, les observations publiées sur le Voyage à Coblentz, le 1er avril 1823, par l'un des plus spirituels et des plus indulgens rédacteurs du Miroir, journal qui ne fut supprimé par ordre de Sa Majesté qu'un mois après.]

[27: DESPRÉAUX qui n'est pas Boileau. Il s'agit ici de Despréaux, d'abord danseur à l'Opéra, puis auteur de chansons, de vaudevilles et de parodies; celle de Pénélope est son Cid. Il y avait dans tout cela plus de bouffonnerie que de malice, et plus de naturel que d'élégance. Despréaux, qui a fait un poème sur l'art de la danse (parodie de l'Art poétique de Boileau), s'étonnait qu'on n'eût pas créé dans l'Institut, classe des beaux-arts, une section d'académiciens dansans. Il se fondait pour cela sur des argumens presque aussi forts que ceux dont se prévaut le maître de danse de M. Jourdain pour démontrer l'excellence de son art. Sur tout autre article, il parlait en homme d'esprit.

Les vers de ce Despréaux-là étaient classiques pour l'auteur du Voyage à Coblentz. Il les cite comme ceux d'Horace et de Quinault. Voyez audit Voyage, page 46.]

[28: Regnauld de Saint-Jean d'Angély.]

[29: Les causes grasses servaient de matière à des procès fictifs qui, pendant les jours gras, s'instruisaient et se plaidaient à la basoche, tribunal sans appel en carnaval.]

[30: Assignat de la valeur de 5 francs.]

[31: Quelques CORSETS. Ainsi, du nom de leur signataire, se nommaient certains assignats. Corset, comme Améric-Vespuce, a donné son nom à ce qu'il n'avait pas inventé ou trouvé; l'un et l'autre en latin sont synonymes.]

[32: M. de Pourceaugnac, acte 1er, scène XI.]

[33: LES POINTUS. Jérôme pointu, Eustache pointu, Boniface pointu, n'ont pas été moins célèbres que les Agamemnon, les Thyeste et les Oreste. Leur immortalité, il est vrai, a duré moins long-temps.]

[34: Ainsi, les révolutionnaires, à qui je n'avais cessé d'être hostile, m'ont été moins durs en 1792 qu'en 1813 ne le furent les princes pour lesquels je m'étais si gravement compromis.]

[35: On désignait dès lors les divers emplois de l'opéra-comique par le nom des acteurs qui avaient excellé ou qui excellaient dans ces emplois.]

[36: Tout le monde connaît les voyages de ce philosophe dont Voltaire nous à transmis l'histoire. Après avoir couru le monde, Je résolus de ne plus voir que mes pénates, dit Scarmentado. Cette résolution prouve qu'il avait tiré quelque profit de ses courses.

Scarmentado vient de l'espagnol escarmentado, qui veut dire redressé, corrigé par l'expérience, l'analogue de ce mot manque au français.]