Notes de bas de page

[1] Hist. de France, tome 2.

[2] «L’émir Othman, l’Adthima des chroniqueurs.... l’émir Omar, l’Amor de nos chroniqueurs.» (Henri Martin, Hist. de France, tom. 2; Reinaud, Invasions des Sarrazins).

[3] «Le P. Berthaud et le P. Perry placent l’irruption des Sarrasins en Bourgogne en 719 et 720. Ces dates sont certainement inexactes.» (Fouque, Hist. de Châlon-sur-Saône).

C’est, à son tour, victime d’une profonde erreur que Victor Fouque, dans son Histoire de Châlon-sur-Saône, prétend que la Bourgogne fut envahie de toutes parts par les Sarrasins, commandés par leur roi Abdérame.

[4] «L’Espagne fut donnée pour la seconde fois à Abdoulrahman-Ben-Abdoullah-el-Gafiki, l’année de l’hégire 113, et la neuvième du califat d’Accham (731)... Dès que cette révolte fut dissipée, Abdoulrahman résolut de porter la guerre au dehors et d’occuper les Arabes... il se jette dans l’Aquitaine, passe la Garonne et s’empare de Bordeaux... Il traverse le Périgord, la Saintonge, le Poitou... Il pénètre jusqu’à Tours... Eudes implore le secours de Charles-Martel. Ce prince, justement alarmé du danger commun, marche contre les Arabes avec toutes les forces de la Germanie, de l’Austrasie, de la Bourgogne et de la Neustrie.» (Cardonne, Hist. de l’Afr. et de l’Esp. sous la domination des Arabes.)

«Les Barbares essayèrent même de se venger sur les provinces de Charles-Martel de la défaite que ce grand capitaine leur avait fait essuyer quelques années auparavant. Leurs détachements, occupant de nouveau Lyon, envahirent la Bourgogne.« (Reinaud, Invasions des Sarrazins.)

On voit que l’envahissement de la Bourgogne suivit la bataille de Poitiers et ne la précéda pas.

[5] «Entreprenans la guerre d’un grand cœur (les Visigoths) appellerent en leur ayde les Sarrazins, encores ennemys des François, pour raison de la perte qu’ils avoient receu devant Tours. Ainsi tous ensemble viennent passer le Rhône... et tirant outre prindrent quasi toute la Bourgongne.» (Guillaume Paradin, Annales de Bourgogne.)

«Alhatan... leur avoit commandé... de venger Abdérame et de se souvenir incessamment de la bataille de Tours. Les chefs qu’il leur donna furent Athin et Amorrhée qu’il jugea capables d’un si grand employ..... Nulle esglise ne fut espargnée. Lyon, Mascon, Auxerre et toutes les villes de la Bourgogne, jusqu’à Sens, furent saccagées.» (Chorier, Hist. du Dauphiné.)

[6] «Le témoignage des plus anciennes chroniques nous assure que les Arabes, en franchissant les Pyrénées, entraînaient après eux leurs femmes et leurs enfants, comme s’ils eussent eu le dessein formé de s’établir sur ce sol nouveau pour eux.» (Noël Desvergers, L’Arabie, p. 342.)

«Sarraceni cum uxoribus et parvulis venientes...» (Warnefrid, Hist. Longobard.)

[7] «Au moment de ce vaste choc, les Arabes, encore dans la première ferveur de l’Islam, avaient plus d’humanité, de moralité, de lumières que les Franks.» (Henri Martin, Hist. de France, tom. 2.)

[8] «La Bourgogne paya chèrement sa résistance aux prétentions de Charles; ce royaume fut partagé entre ses partisans les plus dévoués. Les Bourguignons furent exclus de toutes les magistratures et subirent les conséquences d’une invasion étrangère.» (Fouque, Hist. de Châlon-s.-Saôn.)

«Les bandes teutoniques commirent sans doute, dans cette expédition, de bien grandes violences, et les leudes franks ou germains, qui avaient dépossédé les comtes romains ou burgondes, exercèrent une bien brutale tyrannie, car il s’alluma contre le règne des Franks des haines qui ne tardèrent pas à éclater de la manière la plus étrange.» (H. Martin, Hist. de Fr., t. 2.)

«737.—Comme Martel estoit usurpateur, chaque gouverneur croyoit avoir droit de lui désobéir et trenchoit du souverain. Mauronte, gouverneur de Marseille, afin d’establir son indépendance, appella le secours des Sarrazins et leur livra la ville d’Avignon, d’où ils s’espandirent dans le Dauphiné, le Lyonnois et, s’il est croyable, même jusqu’à Sens.» (Mezeray, Hist. de France, t. I, p. 131.)

«Les chefs des Bourguignons se flattèrent de recouvrer leur indépendance en favorisant l’invasion des Sarrasins.» (Lateyssonnière, Recherches hist. sur le départ. de l’Ain).

[9] «Les Juifs étaient très-nombreux, très-riches et très-forts dans les villes septimaniennes, et ils secondaient partout la conquête arabe de leurs intrigues en représailles des lois tyranniques portées contre eux.» (Henri Martin, Hist. de France, tom. 2.)

«L’évêque Agobard écrivait à l’archevêque de Narbonne Nibridius: Dieu mercy, il n’y a plus de païens en ce pays, mais il y a quantité de juifs qui demeurent en cette ville et sont répandus dans tous les lieux circonvoisins.» (Menestrier, Hist. cons., p. 216.)

[10] «Les Sarrasins, dans leurs invasions, avaient dévasté la plupart des églises et des couvents et avaient aliéné les biens affectés à ces établissements.» (Reinaud, Invasions des Sarrazins.)

«L’an 732? Les Sarrasins entrent en Bourgogne, ruinent Autun jusques dans ses fondements. L’église de Saint-Nazaire fut brûlée avec tous les titres et papiers. Le monastère de Saint-Martin, fondé par la reine Brunehaut et où elle reçut la sépulture, fut pillé et détruit; celui de Saint-Jean-le-Grand eut le même sort.» (Edme Thomas, Hist. d’Autun.)

[11] «Les villes qui avaient capitulé conservèrent leurs comtes goths ou romains, leurs lois nationales et l’exercice de leur culte dans l’intérieur des églises, mais à condition de recevoir des garnisons musulmanes, de payer le kharad, tribut annuel qui variait du dixième au cinquième des revenus fonciers, et peut-être de livrer leurs chevaux et leurs armes, ainsi que les trésors de l’Église. Les domaines de la couronne et des citoyens morts en combattant les musulmans furent confisqués, probablement avec la majeure partie des biens de l’Église.» (Henri Martin, Hist. de France, tom. 2.)

«L’exercice libre de la religion chrétienne était garanti dans l’intérieur des églises. Toute église existante devait être conservée; mais il n’en pouvait point être bâti de nouvelles sans l’autorisation du chef musulman.—Les lois anciennes du pays étaient maintenues.» (Hugo, France monument., p. 232.)

«Les conditions imposées par les généraux musulmans aux villes conquises n’étaient ni trop onéreuses ni trop humiliantes, comparées au sort qui, à cette époque de barbarie, pesait sur les habitants des villes tombées au pouvoir d’ennemis chrétiens comme eux.» (Hugo, France monument., p. 232.)

«Dans les cérémonies publiques, à Messine, on déployait deux étendards. Le premier, qui appartenait aux Sarrasins, représentait une tour de couleur noire sur un champ vert; le second, qui servait aux Chrétiens, portait une croix d’or brodée sur un champ rouge.» (Ebn-Khaldoun, Hist. de l’Afrique...)

«Abdoulah, conformément à la loi mahométane, et pour éviter l’effusion du sang, offrit la paix à Grégoire en lui donnant à choisir d’embrasser l’islamisme ou de se rendre tributaire du calife.» (Cardonne, Hist. de l’Afrique et de l’Espagne sous la domination des Arabes.)

«On sait que de tout temps l’islamisme offrait aux vaincus deux partis: embrasser la foi musulmane ou payer tribut aux vainqueurs.» (Ebn-Khaldoun.)

[12] «Il s’éleva des disputes entre les Arabes de Damas et ceux de l’Arabie-Heureuse, entre les Bérébères et les Modarites, et ils se firent une guerre cruelle.» (Hidjazi, Mesheb.)

«La vérité est que les Berbers sont un peuple bien différent des Arabes, excepté peut-être les tribus des Sanhadjah et des Ketamah, qui, selon moi, doivent être regardées comme parentes et alliées des Arabes. Mais Dieu le sait.» (Histoire de l’Afrique sous la dynastie des Aghlabites, par Ebn-Khaldoun.)

[13] «Se sentans estre entrés trop avant en France et craignans d’estre enclos, retournèrent en mesme hastiveté qu’ils estoient venus et retournant en arrière achevoyent de brusler et détruire ce qui estoit demouré entier, à ce que Charles-Martel ne trouvast rien d’entier après eux... Ainsi fut toute la Bourgongne mise en ruine par les Visigoths et par les Sarrazins.» (G. Paradin, Annales de Bourgogne.)

[14] «Ravagée par les Huns, les Ostrogoths, les Bourguignons, les Lombards et les Sarrasins... la Maurienne est peut-être de toutes nos provinces celle dont l’histoire présente le plus de péripéties.» (Travaux de la Soc. d’hist. et d’archéologie de la province de Maurienne, Ier Bulletin, p. III.)

«Ce ne fut qu’au Xe siècle que les Sarrasins coupèrent le rocher sur lequel s’élève la chapelle de sainte Thècle et desséchèrent la plaine.» (L’abbé Truchet, Notice historique sur la commune de Valloires).

«Les Sarrasins avaient poussé leurs incursions jusque dans nos montagnes (942). Hugues de Provence, roi d’Italie, les chargea de garder les principaux passages des Alpes du nord contre son compétiteur Bérenger.» (Ducis, Voies romaines, Revue Savoisienne, 15 avril 1861.)

«Nous citerons ensuite ces colons, d’origine évidemment étrangère, qui vivent depuis des siècles isolés dans les marais desséchés de la Bresse.» (Roget de Belloguet, Ethnogénie gauloise.)

[15] Vers 645, le siége épiscopal de Châlon-sur-Saône était occupé par un homme de bien nommé Gratus qui habitait le faubourg Saint-Laurent: déjà à cette époque le faubourg communiquait avec la ville par un pont. Comme à Tournus et à Mâcon, le pont de Châlon servit de passage aux Sarrasins et fut détruit derrière eux.

[16] «Les Sarrasins qui ne purent opérer leur retraite en Provence ou en Septimanie, se réfugièrent dans les montagnes (du Jura et du Dauphiné) et s’y retranchèrent dans des positions inexpugnables. Notre province (Bresse et Bugey) est au nombre de celles qui furent envahies; elle leur servit de refuge en leur présentant des positions naturellement fortifiées.» (Paul Guillemot, Monog. hist. du Bugey).

[17] «Parcourons, dans le Bugey, les diverses contrées qui les recèlent, à commencer cette investigation dans la plaine qui s’étend des rivages du Rhône et de l’Ain jusqu’à la chaîne non interrompue des premières montagnes. C’est là que les Sarrasins sont arrivés après avoir saccagé Lyon.» (Paul Guillemot, Monog. hist. du Bugey.)

[18] «L’agriculture, en Sicile, dut aux Arabes ses plus grands progrès: le coton apporté par eux des champs syriens, la canne à sucre, le frêne qui produit la manne, le pistachier, etc., etc.» (Ebn-Khaldoun, Histoire de l’Afrique.)

[19] Courrier de l’Ain, la Presse.

[20] Nous pouvons citer: alcali, alchimie, alcool, algarade, algèbre, almanach, ambre, amiral, mesquin.

[21] «Mots qui se rapportent également au kymrique et au gaëlique: dan, audacieux, violent.» (Roget, baron de Belloguet, Ethnogén. gaul.)

«Si le nom originaire est Ain, c’est un vieux mot celtique qui signifie source, fontaine, et qui même a cette signification dans les langues orientales.» (Bacon-Tacon, Recherches sur les origines celtiques, t. I, p. 192).

[22] Voyez Paradin, Chorier, J.-Cl. Martin, Jean Brunet, Lapierre, Thomas Riboud, Lateyssonnière, MM. Paul Guillemot, Chaix, Borel d’Hauterive, Fauché-Prunelle, D. Monnier, etc.