NOTES:

[1] Ce renseignement, comme tous ceux qu'on trouvera par la suite sans indication de source, est emprunté aux lettres et notes de la duchesse de Praslin saisies à Paris par le juge d'instruction Broussais et à Vaux-Praslin par le juge d'instruction Legonidec. Le dossier de l'affaire est divisé aux Archives Nationales entre les cinq cartons C C 808 à 812.

[2] La marquise de Coigny.

[3] Sarah Newton, qui avait épousé en premières noces le général Letort, et en secondes noces, le comte Victor de Tracy.

[4] Tout ce qui concerne la marquise de Coigny est emprunté à l'étude de Paul Lacroix, précédant l'édition des lettres et à l'introduction écrite par Maxime de Lescure pour son édition des Lettres du prince de Ligne à la marquise de Coigny.

[5] Sur le rôle du duc de Coigny, familier de Marie-Antoinette, voir les Jours de Trianon, p. 170.

[6] Voir dans les Jours de Trianon, p. 144, le texte complet de ces couplets.

[7] Archiv Vorontsov, IX, 457.

[8] Voir pour Sébastiani sa biographie par Campi et Ed. Driault, La politique orientale de Napoléon.

[9] Moniteur Universel, 24 août 1847.

[10] Mme de Tracy. Essais divers, lettres et pensées, 1, 3-56. (Journal de Plombières, 1808).

[11] En 1809, Horace Sébastiani avait fait la cour à la nièce du général O'Farrill, la future comtesse Merlin (Souvenirs d'une créole, p. 193 et 196). Il épousa plus tard Aglaé Angélique de Gramont, veuve du général Davidoff, qui, presque toujours malade, mourut le 21 février 1842.

[12] Hortense, Léontine et Louise de Rovigo.

[13] Lawoestine et Lascours étaient les aides de camp du général Sébastiani.

[14] Baron de Saint-Clair, Révélations sur l'Assassinat du duc de Berry, 31-33. Dans son texte, le baron de Saint-Clair ne donne que: général S. Mais un exemplaire, avec notes marginales autographes de l'auteur, que nous a communiqué M. Adolphe Lanne, rétablit le nom en entier.

[15] Revue des Deux-Mondes du 15 décembre 1833. Artie de Loëwe-Weimar.

[16] Lettre du 6 août 1827.

[17] Voir dans A. Lanne, La Fortune des d'Orléans, p. 133-149, le récit de cette négociation.

[18] Lors des négociations de Belgique, Sébastiani est le seul qui connaisse la vraie pensée de Louis-Philippe.

[19] Le tsar Nicolas avait jusque-là refusé de recevoir le général Mortier, ambassadeur de Louis-Philippe. Il lui donna audience et souligna d'un mot son approbation du discours relatif à l'insurrection de Pologne.

[20] Lettre du 1er septembre 1830.

[21] Construite par le président Portail, vers 1759, sur l'emplacement du château bâti par Le Pautre pour le financier Girardin, ami de Fouquet, l'Orangerie, qui dépendait de l'héritage du maréchal-duc de Coigny, fut habitée pendant l'été par les Praslin de 1825 à 1841.

[22] Imprimée dans le recueil de la Cour des Pairs, cette lettre a été placée hors sa date. L'étude des dossiers de copies proposées pour l'impression, révèle des annotations telles que celles-ci: «il y a des inconvénients; à ne pas publier; non; pas à imprimer.» Bref, le dossier, livré par la Cour de Paris au public, a été délibérément maquillé et tronqué.

[23] Hortense de Rovigo (1802-1881) était mariée au baron de Soubeyran-Reynaud.

[24] A. Morrisson. Collection d'autographes, v. 198. Cette lettre est publiée avec la signature ajoutée à l'impression: Altarice Rosalba, duchesse de Praslin. En 1838, elle n'était pas duchesse mais marquise. Elle n'a jamais signé que Sébastiani-Praslin.

[25] C'est un médecin gynécologiste alors réputé.

[26] Trois ans, le 21 mai 1840! Et Raynald est né le 29 juin 1839! Comment compte la duchesse de Praslin?

[27] Emma-Eléonor-Elizabeth Elliott Murray, comtesse Malgund, puis Minto, morte en 1882.

[28] Le mémoire de Mlle Deluzy, écrit à la Conciergerie, en août 1847, a été publié au moment où le recueil de la Chambre des pairs a vu le jour. Ce mémoire n'existe pas à la Bibliothèque Nationale, mais les cartons des Archives en contiennent deux copies exécutées par les soins du greffier de la Cour des Pairs.

[29] Sur Félix Desportes, voir son opuscule: Appel à l'opinion des habitants du Haut-Rhin; Jung, Lucien Bonaparte; Geoffroy de Grandmaison, L'Ambassade française en Espagne sous la Révolution; la duchesse d'Abrantès, Histoire des Salons de Paris, III et, aux Archives Nationales, les cartons FIhI 15820 et F76680.

[30] Vicomte Révérend. Armorial du Premier Empire, I, 62.

[31] Publié par M. Chambon, d'après les papiers de Cousin (Journal des Débats, 29 octobre 1905).

[32] Papiers du duc de Praslin: Lettre du comte de Breteuil développant les propositions de la duchesse douairière.

[33] «J'ai toujours eu un grand goût pour Praslin, écrit-elle à son oncle, et peut-être ai-je été un peu aigrie de ne point pouvoir tout à fait m'y regarder comme chez moi. J'en conviens, ici j'ai encore été punie. Praslin m'avait tourné la tête étant jeune fille... Je suis bien punie de l'orgueil de jouer à mon beau château, en voyant la pauvre figure que j'y fais maintenant.»

[34] Journal de Mme de Praslin, 13 janvier 1842. Par décision du garde général des archives, ce journal a été retiré des cartons du procès et placé dans l'Armoire de fer. Il n'a pas été communiqué à l'auteur de ce livre qui peut citer uniquement les pages publiées par le recueil de la Cour des Pairs sans avoir pu les collationner.

[35] Journal, 24 janvier 1842.

[36] Journal, 23 avril 1842.

[37] Journal, 23 avril 1842.

[38] Journal, 23 avril 1842.

[39] Marie-Henriette Manuel de Locatel, marquise de Dolomieu.

[40] La lettre non datée est du 30 juillet 1842, jour des funérailles du duc d'Orléans. «Le voilà enlevé, parti, à jamais séparé de sa si malheureuse famille. Il y a eu dans cette dernière séparation un immense sacrifice, un affreux déchirement. Je le sentais pour eux quand seule, dans ma chambre, ces vingt et un coups de canon me faisaient un mal si poignant dans leurs cœurs dont de pauvres nerfs semblaient multiplier le retentissement.»

[41] Archives nationales, CC 809. Copie du greffier. L'original a été remis à la comtesse de Praslin.

[42] Déposition du 20 août 1847. Joséphine Aubert avait été congédiée par le duc le 17 août.

[43] Déposition de Duttenhoffer, 24 août 1847.

[44] Olivia de Chabot, dame pour accompagner la princesse Clémentine.

[45] Le projet de mariage Ossuna n'eut pas de suite. Vingt ans après le duc était encore célibataire.

[46] De plus d'ennuis.

[47] Dans votre intérêt.

[48] C'était l'anniversaire de la mort du père du duc Théobald.

[49] A. de Boudon. Histoire de Mgr Olivier, 390.

[50] Souligné par Mgr Olivier.

[51] Papiers de Mme de Praslin.—Le post-scriptum est à retenir: «J'arriverai à Paris le 19 janvier. Je compte y rester quinze jours au moins. Je descends 35, rue d'Argenteuil.»

[52] «Maintenant encore, dit le Mémoire à ses juges d'Henriette Deluzy, je ne puis deviner le mystère qui couvrit la conduite de Mme de Praslin... car enfin ce projet de séparation scandaleuse, qui surgit tout à coup dans l'esprit de Mme de Praslin, qui l'agite, qui la préoccupe sans cesse... cette jalousie contre moi qui se réveille soudain sans cause... a dû être inspiré par quelque perfide conseiller.»

[53] «J'ai, ajoute-t-elle en post-scriptum, j'ai à dîner ce soir une Espagnole que vous avez vue chez moi, Mme de Montijo et ses filles, M. de Lassus, M. Mullin, M. Mérimée. Si ce monde ne vous ennuie pas, vous me ferez bien plaisir de venir aussi en robe de chambre. Vous savez comme nous sommes à Passy et ce serait un bon moment pour moi, chère amie.»

[54] Papiers d'Henriette Deluzy (la lettre n'a pas trouvé sa destinataire).

[55] Le dossier du procès contient deux exemplaires en copie du greffier de ce mémoire Bourgogne où il est question, avec de visibles intentions de chantage, d'une jeune fille s'enfuyant en larmes de l'hôtel Sébastiani.

[56] Sur son emplacement s'étend aujourd'hui la rue de l'Élysée percée en 1860 et l'hôtel de l'impératrice Eugénie qu'acheta en 1873 le baron Hirsch.

[57] M. Georges Cain a, dans un récent article du Figaro (21 juin 1906), restitué l'hôtel Sébastiani avec sa parfaite connaissance du Paris d'autrefois.

[58] D'Alton-Shée. Souvenirs de 1847, p. 45.

[59] A la veille du mariage d'Isabelle, elle se plaint alternativement de sa belle-mère et de son père: «Mon père est d'une humeur assez capricieuse et irascible,» écrit-elle à son mari.

[60] Interrogatoire d'Henriette Deluzy du 6 novembre 1847.—Dépositions du Dr Louis et du notaire Cahouet.

[61] Lady Tankarville était Corisande-Armandine-Léonie-Sophie-Auguste de Gramont, fille de la duchesse de Guiche, née de Polignac, (6 octobre 1782-20 janvier 1865).

[62] La facture de Mouthion, marchand de meubles, 23, rue de l'Arcade, s'élève à 490 francs.

[63] Papiers saisis chez Rémy.

[64] Le on, c'est Mme de Saint-Clair, maîtresse de pension, avenue Châteaubriand et le conseiller qui l'a poussée rue du Harlay, c'est l'abbé Gallard.

[65] XXX, c'est Mme de Praslin.

[66] Lettre du 21 juillet 1847.

[67] Expressions de Mme de Praslin (26 juillet 1847).

[68] Lettres remises par le comte de Breteuil (lundi, 26 juillet).

[69] On comprendra pourquoi le nom qui se trouve dans l'original a été ici remplacé par un X.

[70] Papiers saisis chez Rémy. Arch. Nat. CC 809.

[71] Cette lettre n'existe qu'en copie faite par le greffier de la Cour des Pairs, (Arch. Nat. CC 811). C'étaient les 11e et 12e pièces saisies chez le Dr de la Berge. Sur la demande du général Tiburce Sébastiani, il lui a été remis deux liasses, l'une de 45, l'autre de 38 pièces, correspondance des demoiselles de Praslin saisie chez le Dr de la Berge, «le contenu de ces pièces se trouvant complètement étranger aux faits, sur lesquels une instruction avait été commencée devant la Cour!» M. Pasquier avait vraiment bien besoin de son célèbre abat-jour vert pour y voir clair!

[72] Lettre remise par le comte de Breteuil, datée: mercredi, à la porte du Sacré-Cœur.

[73] Une lettre d'Henriette Deluzy à Praslin révèle le pourquoi de ses hésitations: «M. Rémy ne veut pas des garçons, un peu à cause de son fils. La mauvaise réputation de X commence à transpirer, mais M. Rémy serait désolé s'il savait que je vous ai dit cela. Tenez bien sévèrement les garçons (8 août).»

[74] Un autre jour, (24 juillet) elle écrit: «Les beaux jours reviendront. Vous êtes si jeunes, si innocentes. Dieu aura pitié de vous. Mais votre père, mes bien-aimées, entourez-le, soignez-le. Il doit tant, tant souffrir dans ses affections, dans sa dignité. Quel père!... Que de choses il supporte par amour pour vous. De quelle tendresse vous devez le payer.»

[75] Déposition de Joséphine Aubert.

[76] Dépositions Delaqui, Lemonnier et Muller.

[77] Interrogatoires d'Henriette Deluzy; Déposition de Mme Lemaire; Déposition Reber; Déposition de Mme Lesueur, femme de chambre de Mme Lemaire.

[78] C'est un roman de Picard, le célèbre auteur de la Petite ville.

[79] Déposition d'Euphémie Merville-Desforges.

[80] Déposition de Joséphine Aubert.

[81] Le tournevis est un des premiers objets que l'on trouva dans les perquisitions dans le cabinet de travail du duc. (Gazette des Tribunaux, 27 avril 1847.)

[82] D'Alton Shée. Souvenirs de 1847, p. 40.—Victor Hugo, Choses vues.

[83] Cette reconstitution de la nuit du crime n'a jamais été tentée par les écrivains qui ont raconté l'affaire Praslin: elle découle logiquement des révélations du dossier. Comment admettre une querelle à quatre heures et demie du matin entre des époux qui font chambre à part? Comment expliquer le couteau de chasse et le pistolet si le meurtre est la conséquence d'une explication orageuse?

[84] La chambre de la duchesse de Praslin avait trois issues: l'une sur le grand salon, l'autre sur le boudoir, la troisième sur le cabinet de toilette communiquant avec l'antichambre donnant accès par quelques marches à la chambre à coucher du duc.

[85] Déposition de Charpentier et de Me Leclerc.

[86] Déposition d'Euphémie Merville.

[87] Gazette des tribunaux, 26 août 1847.

[88] Victor Hugo. Choses vues.

[89] Le Constitutionnel, 21 août 1847.

[90] Déposition du comte Pierre de Castellane, le 18 août au soir, par devant le commissaire de police.

[91] Interrogatoire du duc de Praslin.

[92] Déposition Allard devant la Chambre des Pairs.

[93] Rapport Allard 18 août, 11 heures du soir.—Meunier est un des auteurs de la tentative d'assassinat sur Louis-Philippe.

[94] Telle est alors la théorie du Parquet. On la soutiendra jusqu'au bout puisqu'elle supprime toute responsabilité pour le défaut de surveillance qui a permis à Praslin d'absorber le poison.

[95] Dépositions de Rémy et de sa femme.

[96] Papiers saisis chez Rémy.

[97] «Gardez bien ces lettres, lui avait dit une fois le docteur de la Berge à propos des lettres de la duchesse. Avec ces Sébastiani, ces Corses, on ne sait jamais».

[98] «Ses traits s'altèrent de plus en plus,» dit Allard.

[99] Dépositions du Dr Reymond devant la Cour des Pairs.—Lettre du procureur du roi Boucly protestant contre cette déposition.

[100] «Le Dr Louis, le médecin de toute la famille, disait, rapporte Victor Hugo:—Le lendemain du crime, à dix heures et demie du matin, j'étais appelé et j'arrivais chez M. le duc de Praslin. Je ne savais rien. Jugez de mon saisissement. Je trouve le duc couché; il était gardé à vue. Huit personnes, qui se relevaient d'heure en heure, ne le quittaient pas des yeux. Quatre agents de la police étaient assis sur des fauteuils dans un coin. J'ai observé son état qui était horrible; les symptômes parlaient. C'était le choléra ou le poison. On m'accuse de n'avoir pas dit de suite: il s'est empoisonné. C'était le dénoncer. C'était le perdre. Un empoisonnement est un aveu tacite. «Vous pouviez le déclarer, m'a dit le chancelier.» J'ai répondu: «Monsieur le chancelier, quand déclarer est dénoncer, un médecin ne déclare pas.» (Choses vues, 230.)

[101] Accident bizarre! La phrase est chargée de repentirs et de retouches d'une encre plus noire et qui semble moins ancienne, et la rature porte précisément sur la nature du mal dont souffre Praslin. Il y a bien «sorte de choléra» à l'encre noire. Qu'y avait-il à l'encre blanche?

[102] Arch. nat. CC 808. La lettre a été déchirée en menus fragments. Bizarre!

[103] Premier rapport du Dr Andral. Le chancelier Pasquier, toujours par ce hasard malheureux qui rend oublieux des magistrats qui ne sont pas des Daguesseau, a négligé l'insinuation du Dr Andral qui devra, le 31 août, se faire donner acte de son premier rapport du 20.

[104] «Le misérable duc, écrira plus tard Pasquier à de Barante (14 septembre 1847), en tranchant son existence, nous a, pour quelques moments, mis dans une difficile situation; mais au fond le dénouement a peut-être encore été le moins malheureux auquel on fût exposé

[105] Intermédiaire des chercheurs et des curieux, 10 janvier 1893, d'après les papiers de Morice (Bibliothèque Carnavalet).

[106] Arch. nat. CC 811.

[107] «Mon Dieu, disait une bouquetière, pourvu qu'on ne me le tue pas! Cela m'amuse tant de lire tout ça tous les matins dans le journal!» (Victor Hugo. Choses vues, 227.)

[108] Moniteur, 2 septembre 1847 (procès-verbal de la séance secrète du 30 août.)—Victor Hugo, Choses vues, 232.

[109] Arch. nat. CC 808. Papiers trouvés à sa mort chez Calais, ancien secrétaire du chancelier Pasquier (1868).

[110] C'est la doctrine de Gary et de Lehmkul, Casus conscientiæ?. C'est celle de Clément Marc Institutiones morales. Rome, 1898.

[111] Notes de Morice. Intermédiaire des chercheurs et des curieux, 10 janvier 1893.

[112] C'était l'heure fixée par l'agent Philippe pour les visites successives de Praslin à la garde-robe. Allard, au contraire, qui avait pris Praslin en observation à partir de dix heures du matin, voulait fixer l'empoisonnement aux premières heures de la matinée.

[113] Louis Favre. Le Luxembourg, p. 348 (d'après le procès-verbal de Monvalle).

[114] L'Impartial de Louviers (10 mars 1906), d'après Mme Monnier, ancienne concierge de Vaux, dit que le transfert fut postérieur à 1848.—Un article de la Libre Parole (25 octobre 1905) prétend que le corps fut transporté à Maincy vers 1871, «le duc étant mort en Angleterre.»

[115] Ce fut l'objet d'une enquête de la commission d'instruction.

[116] Jusqu'ici les preuves sont les suivantes: 1o Mme Frandidier, gouvernante des enfants Praslin, qui aurait été reconnaître le corps, l'aurait trouvé défiguré et ratatiné. (On ne voit nulle part le nom de Mme Frandidier parmi les gouvernantes, et les médecins trouvent le cadavre superbe); 2o Mme de Proisy, dame d'honneur de la reine Marie-Amélie, a vu Praslin en Belgique un an après le meurtre. (Mme de Proisy ne figure pas parmi les dames d'honneur de Marie-Amélie); 3o le cocher Paulmier, au service des Beauveau en 1847, rencontre Praslin boulevard Montmartre en 1861, quatorze ans plus tard. (Le comte de Bondy, d'après Victor Hugo, est le véritable ménechme de Praslin); 4o il a vécu à Guernesey, disent Robinet de Cléry et le baron Lumbroso, qui se bornent à l'attestation du rédacteur en chef de la Gazette officielle de Guernesey; 5o les contrats de mariage des filles porteraient obligation de faire une pension à personne inconnue habitant l'Angleterre (le texte des contrats est à publier et le chiffre réel de la pension à indiquer).

[117] Sans que nul y fasse obstacle.

[118] C'est l'opinion de Biéchy de l'Empoisonnement du duc de Praslin. «M. le duc de Praslin, dit-il, évidemment voulait en finir avec la vie et il a eu la bonne chance d'avoir à faire à des docteurs qui l'ont si bien aidé dans cette œuvre de suicide en lui faisant avaler de l'eau, de la glace, du nitrate de potasse, en lui soutirant du sang.» (p. 11).

[119] Barante. Souvenirs.

[120] On a prétendu que la Préfecture de police n'avait pas permis la publication d'images ou de complaintes relatives à l'assassinat. Nous reproduisons la seule image parue. Il y a aussi les complaintes: Pauvre duchesse, qui se chantait sur l'air de La lionne; Assistants, venez entendre, sur l'air de Fualdès; La prière de la duchesse de Praslin pour son fils sur l'air de T'en souviens-tu.

[121] Cette phrase de la déposition a été bâtonnée. Le docteur de la Berge répétait dans sa déposition des propos analogues: Elle me sembla attribuer son renvoi à l'inimitié du maréchal Sébastiani. Selon elle, il ne l'aurait pas toujours respectée et se serait porté sur sa personne, en deux ou trois circonstances, où il l'aurait trouvée seule, à des actes d'immoralité qu'elle aurait été obligée de repousser.»

[122] Victor Hugo. Choses vues.

[123] «Le dénouement, écrit Pasquier au baron de Barante, a eu pour moi l'inconvénient de m'imposer la nécessité de me faire l'organe de la vindicte publique et de prononcer après sa mort l'arrêt qui ne devait régulièrement l'atteindre que vivant. Cette irrégularité a été heureusement fort bien accueillie par les principaux organes de l'opinion.»

[124] Pasquier ne dit pas pour quelle raison il a rejeté tant de pièces qui permettent aujourd'hui de faire la lumière sur les causes du meurtre. Il est vrai que rencontrant Victor Hugo, en février 1849, il lui dira, en parlant des procès de 1847: «Je n'y voyais déjà plus clair et j'étais obligé de me faire lire les pièces, d'avoir toujours derrière moi M. de la Chauvinière pour me tenir lieu de mes yeux que je n'avais plus. Oh! se faire lire. Vous ne savez pas comme cela est gênant. Rien ne se grave dans l'esprit.» (Victor Hugo. Choses vues, 277.)

[125] «Il est évident, dit la Démocratie pacifique, qu'on ne l'a gardée en prison que pour satisfaire les misérables rancunes d'une famille puissante.» D'autres l'engagent au silence. Comme on prétend qu'elle va publier ses mémoires, un poète lui dit:

Oui, l'on prétend que l'avide scandale

S'est, aux aguets, placé sur ton chemin.

Tu l'entendras de sa voix sépulcrale

Crier l'aumône et te tendre la main;

De ce forban repousse la présence,

Sa voix perfide a de vénals accords.

Ah! par pitié, respecte le silence,

Le pieux silence des morts!

Cela se chante sur l'air de la Lionne.

[126] Journal des Débats, 29 octobre 1905, article de M. Chambon.

[127] M. H. Field. Home Sketches in France, 103.

[128] Intermédiaire des chercheurs et des curieux, 28 février, 30 avril 1906.

[129] Ses papiers sont dans le dossier des Archives, sauf les lettres de Louise et de Berthe de Praslin, remises à Tiburce Sébastiani.

[130] L'auteur de La Case de l'oncle Tom.

[131] Cette lettre a été écrite par une des rares personnes qui connaissaient le secret de Praslin et voulaient le sauver en égarant la justice sur une fausse piste. «L'auteur du meurtre, c'est moi, y lit-on, je suis désolé du scandale qu'occasionne cet acte coupable, mais cet assassinat n'est pas aussi innocent que vous pourriez le croire: la duchesse le méritait. Je connais les lois, je sais que c'est odieux de se faire justice soi-même. Ce qui m'y a déterminé, c'est la crainte de déshonorer l'illustre famille Sébastiani en rendant la chose publique

[132] Préface de Home Sketches in France.

[133] Jamais elle n'alla plus loin que dans le mémoire à ses juges, (août 1847). «C'est dans les enfants qu'on a dû le menacer; c'est son amour pour eux qui l'a perdu.»