IX

Brancas, semblable au jeune Hippolyte, reprit tout pensif le chemin du château de son ami Ripainsel. Sa main sur son coursier laissait flotter les rênes, et le coursier en profita pour faire la route au petit pas, comme le sage bidet d'un curé de campagne. Le Parisien était ébloui de la beauté de Claudie.

«Cette jeune fille est charmante, se disait-il, et Rita est bien imprudente de me la montrer à la veille de notre mariage. Elle n'est pas riche, c'est vrai, mais je plaiderai par nécessité au lieu de plaider par plaisir; voilà tout. Une fois la vie assurée, qu'importe qu'on ait deux, quatre, six ou dix chevaux? mener quatre chevaux à la fois est un plaisir de postillon.»

Cette rêverie le mena très loin.

«Parbleu! continua-t-il, je suis bien bon de m'inquiéter du ménage. Elle est à demi mariée; et si j'en crois la physionomie de cet Audinet, c'est un gaillard à ne pas lâcher prise aisément. Et Rita? et la députation?»

Cette dernière réflexion le réveilla tout à fait. Il poussa son cheval au galop et arriva au château.

Athanase l'attendait et lui dit en riant:

«Eh bien! tu as vu cette petite sirène. Qu'en dis-tu?

—Qu'elle est fort au-dessous de sa réputation, répondit l'avocat d'un air indifférent.

—Peste! tu es difficile. Les Parisiennes t'ont gâté, à ce que je vois.

—Moi! non. Mais Mme Bonsergent me paraît une provinciale très prétentieuse.

—Bon! je te parle de la fille et non de la mère. Est-ce que les mères existent?

—Quelquefois, à Paris surtout, où la beauté est si rare qu'on y supplée à force d'esprit, de tact et d'usage du monde. C'est un article du code féminin que les mères ont seule la parole. Par là, on évite les dangers que peut causer l'indiscrétion d'une fille trop sincère ou trop mal stylée. Bien des maris ont pris femme qui se seraient gardés du mariage comme de la peste s'ils avaient pu soupçonner ce que recouvrait ce silence pudique et mystérieux dont s'enveloppent toutes les filles d'Ève qui veulent faire une fin.

—Sceptique malhonnête! Tu ne crois donc pas à la vertu des dames?

—J'y crois si bien, que mon oncle va me faire épouser Mlle Oliveira avant que trois révolutions de la lune se soient accomplies.

—Ainsi, quand je te demande ce que tu penses de Claudie, tu me réponds que sa mère est prétentieuse?

—N'est-ce pas répondre clairement?»

Ripainsel n'en put pas tirer autre chose; mais pendant toute la soirée le Parisien, sous divers prétextes, essaya d'obtenir toutes sortes de renseignements sur M. Bonsergent et sur sa femme.

À la fin, Athanase appuya ses coudes sur la table, son menton dans ses mains, en regardant son ami dans les yeux:

«Sais-tu, dit-il, quelle est la meilleure de toutes les définitions?

—Je n'y ai jamais pensé, mais tu me feras plaisir de me l'apprendre.

—C'est celle qui définit par le genre prochain et par la différence spécifique. Par exemple: l'homme est un animal raisonnable; c'est une définition, n'est-ce pas?

—Oui, et même assez mauvaise, il me semble.

—Je te l'abandonne. Elle est de Descartes, Malebranche, Leibnitz ou Cicéron, et n'en vaut pas mieux pour cela. Bonne ou mauvaise, c'est une définition.

—Bien. Après?

—L'homme est un animal; voilà le genre prochain. Ainsi, tu es un animal, Audinet est un animal.

—Et toi?

—Moi aussi, si tu veux. C'est par respect pour Audinet et pour toi que je n'osais me mettre en si bonne compagnie. Donc, l'homme est un animal, voilà le genre prochain; mais c'est un animal raisonnable, voilà la différence spécifique, celle qui distingue toi et moi de mon cheval et de mon chien.

—Conclus.

—Or, quel est l'objet d'une définition?

—C'est de faire connaître la nature d'une chose.

—Ami, viens sur mon coeur. Tu as très-bien répondu. On voit que tu connais à fond la logique de Port-Royal.

—Achève donc, dit l'avocat. Au palais nous ne mettrions pas plus de temps à nous expliquer, et cependant nous parlons à l'heure.

—Prends patience, avocat. Tiens, voici des noisettes pour tuer le temps, et du vin de Vouvray pour digérer les noisettes. Je veux dire que depuis une heure tu cherches, sans en avoir l'air, à obtenir une définition passable de la belle Claudie.

—Moi!

—Oh! ne t'en défends pas. Elle en vaut la peine, et si je n'avais pas contre les femmes poétiques une antipathie de naissance, je saurais à quoi m'en tenir sur son compte.

—Et que ferais-je d'une définition?

—Je n'en sais rien, mais tu la cherches. Tu connais déjà son père et sa mère, c'est-à-dire le genre prochain; quant à son esprit et à son caractère, c'est-à-dire à la différence spécifique, personne à Vieilleville ne peut la deviner. C'est à toi de la chercher.»

Le Parisien étendit les bras en bâillant.

«Bâiller au nez des gens n'est pas poli, continua l'impitoyable Athanase; mais je te pardonne. Au reste, cela ne te sauvera pas de mes conseils. Va dormir.»

Le lendemain, dès neuf heures du matin, le major Bonsergent se présenta au château. Brancas, un peu étonné d'une visite si matinale, conduisit le major dans le parc.

«Je vois, dit Bonsergent qu'on ne se lève pas de bonne heure à Paris. Pour moi, je suis sur pied depuis quatre heures du matin. C'est une bonne habitude, saine au corps et à l'esprit.... Voilà de beaux espaliers.

—Oui, ce jardin est magnifique, répliqua l'avocat.

—Par saint Christophe! dit Athanase qui parut en robe de chambre et qui vint rejoindre les deux promeneurs, croyez-vous, major, être le seul jardinier du pays? Voyez-moi ces pêchers, je vous prie! Quel est celui-ci aux feuilles longues, aiguës et dentées, aux fleurs petites et d'un ronge vif?

—C'est la Chevreuse hâtive.

—Et cet autre aux feuilles planes et étroites, aux fleurs petites et d'un rose pâle?

—Parbleu! c'est le pêcher de Troyes. Un enfant vous le dirait comme moi.

—Ma foi dit Brancas, qui voulut gagner les bonnes grâces du père de Claudie, je vous admire, moi qui ne sais même pas ce que c'est que la greffe.

—Ce n'est pas faute de connaître les greffiers, répliqua le major.

—Ah! ah! ah! dit Athanase en riant aux éclats, le calembour est joli.

—Euh! dit modestement le major.

—Ne dites pas, euh! Il est charmant.

—Vous êtes trop bon, reprit Bonsergent.

—Je ne suis pas trop bon. Je dis ce que je pense. Voilà un calembour sans pareil.

—Ma foi, si vous le voulez absolument....

—Je le veux! Tenez, major, vous savez si je tiens à mon vin de Clos-Vougeot. J'en ai douze bouteilles dans ma cave, et qui datent de 1811. C'est un titre de noblesse, cela. Eh bien, je donnerais tout mon Clos-Vougeot pour le mot que vous venez de dire. La greffe! les greffiers! Parole d'honneur, c'est ravissant! Vous avez enlevé le mot à la pointe de la langue, comme autrefois vous enleviez les Autrichiens à la pointe de la baïonnette.

—Hum! hum! dit Bonsergent, que tant d'éloges mettaient en défiance, si nous parlions d'autre chose, qu'en dites-vous?

—Comme il vous plaira.

—Mais non! dit Brancas, revenons à la greffe, et enseignez-moi, je vous prie, monsieur, le grand art de greffer.

—On ne greffe donc pas à Paris?

—Pas beaucoup, répondit l'avocat.

—Eh! à quoi peut-on passer le temps, grand Dieu!

—Ma foi, je n'en sais rien, on parle, on crie, on vend, on achète, on fabrique, on imprime, on gouverne, on boit, on mange, on dort et l'on va au Père-Lachaise sans savoir pourquoi, ni comment.

—Oh! ce n'est pas toute la vie de Paris, je pense?

—Peu s'en faut. Vous entendrez dire quelquefois qu'il s'y fait des révolutions. C'est la querelle des gens qui impriment et des gens qui jugent, qui sabrent et qui gouvernent: grand procès plusieurs fois plaidé et qui n'est pas encore décidé. Les gens qui impriment disent pis que pendre des gens qui gouvernent: les gens qui gouvernent, de leur côté, mettent en prison et à l'amende ceux qui impriment, et les gens qui sabrent, et qui sont tout à fait impartiaux entre les uns et les autres, font pencher la balance tantôt d'un côté et tantôt de l'autre, suivant qu'il leur plaît ou qu'il plaît aux spectateurs.

—De sorte qu'il reste très peu de temps aux Parisiens pour greffer?

—Vous l'avez dit.

—Eh bien, monsieur, je vais, si cela vous fait plaisir, vous donner une première leçon.

—Avant toute chose, interrompit Athanase, ne ferions-nous pas bien de déjeuner? Qu'en dites-vous major? J'ai reçu de la Rochelle, ce matin, une langouste dont vous me direz des nouvelles.

—Une langouste, ô ciel! s'écria Bonsergent.

—Bon! c'est convenu, dit Athanase, et je vais faire mettre votre couvert. Vous, cependant, enseignez à ce jeune homme cette science admirable où le père Hardy lui-même oserait à peine vous tenir tête. Je vous le confie. Faites-lui goûter les plaisirs purs et innocents de la campagne.»

À ces mots il s'esquiva, laissant Brancas aux mains du major.

«Répondez, je vous prie, comme au catéchisme, dit Bonsergent. Qu'est-ce que la greffe?... Vous vous taisez! Quoi! vous ne savez même pas que la greffe est l'art de changer un sauvageon en arbre d'espèce cultivée?

—Oui, j'en ai entendu quelque chose, dit Brancas.

—Entendu quelque chose! Oh! ces Parisiens, on ne peut pas se faire une idée de leur ignorance! Sachez donc, mon cher monsieur, que la reproduction des végétaux ne diffère pas sensiblement de celle des animaux, et qu'on peut croiser entre elles les races de rosiers, de pêchers, de pommiers, tout comme on croise un basset avec un lévrier, et une brebis mérinos avec un bélier dishley. Vous comprenez, je pense.

—Parfaitement. Il me semble même que le monde, bien que composé d'un nombre infini d'espèces d'animaux, est soumis néanmoins à un très-petit nombre de lois générales, et peut-être oserais-je en conclure que ces lois, déjà si peu nombreuses, se confondront toutes, quand la science sera plus avancée, en une seule: l'attraction, dont la formule et les divers modes sont encore inconnus.»

La profondeur de cette hypothèse étonna le major. Ce vieux soldat, usé dans les batailles, avait passé la plus grande partie de sa vie à observer de petits faits sans en chercher les causes. Une pomme, pour lui, était une pomme, c'est-à-dire un fruit de couleur verte, jaune ou rouge, de forme sphérique, aplati sur son axe, creusé à sa base, et propre à faire du sirop ou de la marmelade. Il n'en demandait pas davantage. Cependant, il ne se laissa pas déconcerter, et continua en ces termes:

«Combien comptez-vous d'espèces de greffe?

—J'allais vous le demander, dit le Parisien.

—Ah! jeune homme, vous irez loin, c'est moi qui vous le dis.

—J'en accepte l'augure.

—Oui, vous irez loin. Vous savez écouter, vous, et respecter la vieillesse. Votre ami n'est qu'un étourdi, incapable de soutenir pendant dix minutes une conversation sérieuse. Ce n'est pas lui qui s'informerait du nombre des greffes ou de leurs différences. Ce n'est pas lui qui...

—Eh bien! eh bien! s'écria Athanase qui reparut au détour d'une allée, on dit du mal de moi dans ce pays. Est-ce vous, mon cher major? Vous dites que je suis un ignorant?

—Oui, oui quelque chose de cela, répliqua Bonsergent.

—En vérité! Et si je vous disais, moi, qu'il y a quatre sortes de greffes: la greffe par approches, la greffe par scions, la greffe par gemmes, et la greffe herbacée; que la première est celle qui..., la seconde, celle que..., la troisième, celle dont..., et la quatrième, celle à laquelle..., que répondriez-vous major? Me traiteriez-vous encore d'ignare et d'homme insensible aux beautés de la nature?

—J'avoue, dit Bonsergent en souriant, que vous dépassez toutes mes espérances et que je vous croyais moins fort.

—Ne faites plus de jugement téméraire, et venez boire avec moi à la santé de la vieille garde, la vieille des vieilles, celle qui n'a jamais reculé ni devant les canons de l'Europe, ni devant un verre de bon vin. Par file à droite; en avant, marche! Brancas a bien le temps d'apprendre à remuer une brouette.»

Le major et le Parisien suivirent Athanase; et la conversation prit un autre cours. Vers la fin du repas:

«Goûtez-moi ce vin-là, major, dit Ripainsel en débouchant une bouteille de vin de Champagne, et dites-moi si ce n'est pas un malheur public que d'en laisser boire aux Anglais?

—Pourquoi aux Anglais plutôt qu'aux Chinois? demanda Bonsergent.

—Parce qu'ils ont gardé Napoléon à Sainte-Hélène. Eh! quoi, major, votre coeur ne saigne pas à ce souvenir?

—Oui, assez.

—Comment! assez! Il devait saigner trop! et ce ne serait pas encore assez! Pensez donc à tout ce qu'a souffert le grand homme! et vous répéterez avec moi.

Jamais, jamais en France,

Jamais l'Anglais ne régnera!

Et ne boira notre vin de Champagne.

—Pour moi, dit Brancas, je suis toujours étonné de la stupidité des gouvernants.

—Pas moi! interrompit Athanase. Qui est-ce qui gouverne? Les députés. Que font les députés? répondez, major.

—Ils représentent les électeurs.

—Très-bien. Or, celui qui représente doit représenter à un degré suprême ceux qui l'ont choisi pour les représenter.

—C'est clair, dit Bonsergent.

—Or, les électeurs sont idiots. C'est un aphorisme qui ne souffre pas un pli, n'est-ce pas, Brancas?

—Euh! euh! dit l'avocat.

—Bon! c'est à cause de M. Bonsergent que tu fais la petite bouche. Eh! tu sais bien que les personnes présentes sont toujours exceptées. Toi, le major et moi, nous avons du génie. Le reste est sans cervelle. Est-ce vrai, oui ou non?

—Il en est quelque chose, dit Brancas en riant.

—Parfait. Suivez bien mon raisonnement, et d'abord tendez vos verres. Un verre vide me donne du vague à l'âme.

—Plus près des bords! dit Bonsergent en avançant son verre.

—Bien parlé, major! Sur ma parole vous étiez né orateur, mais vous avez échoué par la jalousie de Napoléon, qui n'aimait pas les bavards.... Où donc en étais-je!

—Tu disais, dit Brancas, que les représentants doivent, pour bien faire, représenter à un degré suprême les représentés; c'est-à-dire, je suppose, que le député des bossus doit être bossu, et celui des boiteux, brancroche.

—Oui, c'est cela. J'ai ajouté que tous les électeurs sont idiots.

—Même ceux qui ont voté pour toi aux dernières élections?

—Ceux-là, surtout. Tire maintenant la conclusion.

—C'est facile. L'électeur est idiot, donc le député est idiot; mais que dire de celui qui, n'ayant pas été trouvé assez idiot pour obtenir au premier scrutin, les suffrages de ces idiots, s'occupe de les mériter?

—Mon cher ami, dit Athanase, je respecte la logique. C'est l'art de dire de grandes sottises qu'on aurait de la peine à trouver sans elle. Ne pousse pas trop loin cet art admirable. Maintenant je reviens à nos moutons. Tu étais étonné de la stupidité de nos gouvernants. À propos de quoi, je te prie?

—À propos du vin de Champagne.

—Qu'y a-t-il de commun entre le vin de Champagne et le gouvernement?

—Tu vas voir. Connais-tu l'économie politique?

—Oui, de réputation. Et toi?

—Intimement. Sais-tu ce que c'est qu'exporter?

—C'est, je crois, porter son vin, son boeuf ou son drap chez le voisin, et lui en faire présent moyennant beaucoup d'argent.

—Très-bien. Tu parles comme un dictionnaire de Guillaumin. Et importer?

—C'est faire le contraire.

—De mieux en mieux. Lequel est préférable, je te prie?... Major, ne le soufflez pas.

—Ma foi, dit Athanase, je suis de ton avis.

—De mon avis?

—De celui que tu vas émettre.... Major, le café est-il assez chaud?... Va toujours, je t'écoute.

—Quand tu as soif, dit Brancas, aimes-tu mieux donner ton vin à un autre et prendre son argent, ou donner ton argent et prendre son vin?

—J'aime mieux boire, répondit Athanase. Et vous, major?

—Moi aussi, répliqua Bonsergent.

—Eh bien, reprit l'avocat, nos gouvernants font justement le contraire. Non seulement ils donnent notre vin pour recevoir de l'argent et nous laissent mourir de soif, mais encore ils donnent une prime à ceux qui nous enlèvent notre vin et qui le portent aux Anglais. Est-ce juste, cela?

—C'est inique, dit Bonsergent.

—C'est vexatoire, dit Ripainsel.

—Aussi, continua Brancas, que font les Anglais?

—Je ne veux pas le savoir, dit Athanase.

—Que font les Anglais? répéta Brancas. Mes gaillards, qui sont rusés....

—Ce sont des brigands, interrompit le major.

—Et qui voient que notre vin nous gêne....

—Il ne nous gêne pas, dit Athanase.

Vive le vin,

Vive ce jus divin...

—Mes gaillards, continua Brancas sans se soucier d'être écouté, font les dégoûtés. Ils font des façons pour recevoir nos barriques. Ils se font payer des droits d'entrée....

—Auras-tu bientôt fini ton histoire? dit Ripainsel.

—Dans deux minutes.

—Allons, dit Athanase en offrant des cigares à ses hôtes, ne vous impatientez pas trop, mon cher major, et laissez parler ce bavard. Songez que Napoléon en a bien vu d'autres, à Sainte-Hélène.

—Ma conclusion, dit Brancas, c'est qu'au lieu de payer une prime à ceux qui nous enlèvent notre vin, nous devrions mettre sur leur dos tous les impôts. De deux choses l'une: ou les Anglais ont besoin de notre vin, et ils le payeront aussi cher qu'il nous plaira; ou ils sont trop ladres pour le payer, et c'est nous qui le boirons.

Amen, dit le major. Et maintenant, messieurs, permettez-moi de vous inviter à dîner chez moi mardi prochain. C'était le but de ma visite.»

Les trois convives, animés par le vin allèrent se promener dans le parc et se séparèrent quelques heures après, fort contents les uns des autres, particulièrement M. Bonsergent qu'émerveillait la docilité du Parisien.

Entre nous, le père d'une jolie fille est rarement ennuyeux.