XXVI
Un quart d'heure après je leur présentai mes charmantes nièces, ces fleurs qui croissent sur mes ruines et quelques hôtes du château qui étaient venus en charmer les dernières bonnes heures. Le déjeuner était frugal, l'entretien roula sur l'aimable empressement des paysans de Milly et des religieuses de Saint-Point, hélas! et sur le sort probable du château où nous les recevions encore aujourd'hui. Nous glissâmes sur ces suprêmes douleurs de notre vie.—Non, cela n'est pas possible, dirent-elles toutes à la fois. La France ne voudra pas que ses enfants périssent pour elle! La France ne me doit rien, répondis-je. Mon bonheur lui appartient comme ma vie. Seulement j'aurais préféré qu'elle choisît une autre mort, car si j'ai été coupable envers elle, ma famille est plus qu'innocente.
Leurs yeux se voilèrent de larmes; on parla d'autre chose.