NOTES
[1: Toute licence sauf contre l'amour, 1892, in-18.]
[2: Par Guy de Maupassant.]
[3: Par Paul Bourget.]
[4: Souvenirs du baron de Barante, de l'Académie française, 1782-1866, publiés par son petit-fils, CLAUDE DE BARANTE; in-8°; tome Ier.]
[5: Le vicomte Eugène Melchior de Vogüé.]
[6: César Borgia, sa vie, sa captivité, sa mort, d'après de nouveaux documents des dépôts des Romagnes, de Simancas et des Navarres, par Charles Yriarte, 2 vol. in-8°.]
[7: Essais orientaux, 1 vol. in-8°.—Lettres sur l'Inde, 1 vol. in-18.—La Légende divine, 1 vol. in-18.]
[8: Poésies et contes populaires de la Gascogne, par Jean-François Bladé, correspondant de l'Institut (dans la collection des Littératures populaires, de Maisonneuve et Leclerc), 6 vol.—Traditions, coutumes, légendes et contes des Ardennes, par Albert Meyrac, avec préface par Paul Sébillot, 1 vol.—Esthétique de la tradition, par Émile Blémont, et Études traditionnistes, par Andrew Lang (dans la Collection internationale de la tradition, de MM. Émile Blémont et Henry Carnoy), 2 vol.]
[9: Vannes, 1891, in-8°. (Extrait de la Revue des traditions populaires.)]
[10: Je parlais ici des Études, revue dirigée par les pères de la Compagnie de Jésus. On ne m'y a point ménagé, mais il n'est pas au pouvoir des Pères de me rendre injurieux et de mauvaise foi. Je n'ai point cessé de reconnaître et de dire que leur revue est rédigée par des écrivains habiles et judicieux. Je prévoyais bien que le livre du père Didon leur paraîtrait d'un goût douteux et qu'ils estimeraient pour le moins imprudent l'essai tenté par l'éloquent dominicain d'une psychologie de Jésus, selon les méthodes de Taine et de Bourget. Mes pressentiments ne me trompaient pas. Quelques jours après avoir publié mon article, je reçus les Études religieuses de novembre 1890, et j'y lus avec grand plaisir un morceau très solide sur le Jésus-Christ du père Didon, où il est dit: «N'a-t-il pas trop accordé au désir de placer Jésus dans «son milieu»? Certaines phrases sur l'influence de ce milieu sonnent d'une façon étrange, à propos du Verbe incarné. Ainsi, parmi des détails d'une longueur un peu exagérée sur «l'éducation» qu'a dû recevoir Jésus «adolescent», et après cette observation que, «dans les assemblées publiques, à la synagogue (de Nazareth), il connut aussi, par expérience, les misères, les travers, les aberrations et la vaine science des docteurs de son temps…,» vient cette réflexion au moins inutile: «Les premières impressions de l'adolescence ne s'effacent pas; en Jésus, comme en nous, elles aident à comprendre les volontés, les paroles, les actes de l'âge mûr.» (T. I, pp. 84-85.) La description très poétique de Nazareth est précédée de ces lignes encore plus singulières: «On ne comprendrait pas sa physionomie (celle de Jésus) et son caractère, si, dans l'étude de son adolescence et de sa jeunesse, on négligeait le milieu extérieur, la nature au sein de laquelle il a grandi. L'homme tient par des attaches trop étroites au sol qui l'a vu naître, pour n'en pas recevoir l'empreinte…» (P. 86.) Nous n'aimons pas non plus lire que «la pensée (du supplice auquel Jésus se savait et se sentait voué) étendait sur tout son être un voile de tristesse.» (I, p. 270); ou que «souvent, dans sa vie, Jésus a laissé voir l'accablement où le jetait la vue seule du calice qu'il devait boire». (P. 166.)—Ces observations excellentes sont du R. P. J. Brucker, qui est, avec le R. P. P. Brucker, un des rédacteurs les plus distingués des Études.]
[11: À propos du drame de MM. Victorien Sardou et Moreau.—Consultez Henry Houssaye; Cléopâtre, dans Aspasie, Cléopâtre, Théodora, 1 vol.]
[12: Consultez sur ce point une note de M. Maspero dans l'étude de M. Henry Houssaye citée plus haut.]
[13: Il est sans doute utile de rappeler que ces deux articles sont écrits, l'un avant, l'autre après la première représentation du drame de MM. Victorien Sardou et Moreau, à la porte Saint-Martin.]
[14: H. Houssaye loc. cit., note n°11.]
[15: La Conquête du Paradis, par Judith Gautier (dans la bibliothèque des romans historiques. Armand Colin, éditeur). 1 vol.]
[16: Le Pèlerin passionné, 1 vol. in-18.]
[17: Reliques de Jules Tellier, 1 vol.]
[18: On sait qu'il n'y a pas de facultés à Rouen. Tellier place un étudiant imaginaire dans une faculté imaginaire.]
[19: Tellier avait mis quotquot erant vantes. J'ai rétabli le texte d'Ovide, mais le sens n'est plus tout à fait le même. Ovide ne dit pas que tout poète indistinctement lui semblait un dieu. Il fait allusion au trouble dont il était saisi dans ses premières rencontres avec un poète.]
[20: Voici la pièce entière.
PRIÈRE
Fantôme qui nous dois dans la tombe enfermer,
Mort dont le nom répugne et dont l'image effraie,
Mais qu'à force de crainte on finit par aimer,
Puisque la vie est vaine et que toi seule es vraie;
Ô Mort, qui fais qu'on vit sans but et qu'on est las,
Et qu'on rejette au loin la coupe non goûtée,
Mort qu'on maudit d'abord et dont on ne veut pas,
Mais qu'on appelle enfin quand on t'a méditée;
Ô la peur et l'espoir des âmes, bonne Mort
Dont le souci nous trouble un temps, et puis nous aide,
Mystérieux écueil où se blottit un port,
Et poison merveilleux où se cache un remède;
Ô très bonne aux vaincus et très bonne aux vainqueurs
Qui sur leurs fronts à tous baises leurs cicatrices,
Ô des douleurs des corps ou de celles des coeurs
La sûre guérisseuse et la consolatrice!
Puisque tant de ferveur pour toi s'élève en lui,
Qu'il veut te préférera tout, même à l'Aimée,
Sois clémente à l'enfant qui t'invoque aujourd'hui,
Bien qu'il t'ait méconnue et qu'il t'ait blasphémée.
Ma haine s'est changée en un amour profond:
Voici croître en mon coeur guéri de ses chimères
L'ennui des voluptés dont on touche le fond
Et le morne dédain des choses éphémères.
Vivre dans l'instant n'est que trembler et souffrir.
Songe à l'horrible attente et fais-toi moins tardive!
Il suffit que tu sois pour qu'on veuille mourir:
Le temps laissé par toi ne vaut pas qu'on le vive.
Donne-moi le Repos et l'Oubli, les seuls biens!
Endors-moi dans la paix de ta couche glacée!
Mais avant le moment où tu clôras les miens,
Ferme les yeux par qui mon âme fut blessée!
Périsse avant moi l'Être éphémère et charmant,
Apparence flottant parmi les apparences,
Dont la grâce a troublé mon coeur profondément,
Et par qui j'ai connu de si dures souffrances!
Car, dût-elle aussitôt disparaître à son tour
De ce monde où tout n'est que mirage et que leurre,
Quand même pour la vie elle n'aurait qu'un jour,
Et quand pour le plaisir elle n'aurait qu'une heure,
Cette heure-là, rien que cette heure, en vérité,
Quand j'y songe un instant, m'est à ce point cruelle,
Que je n'en conçois plus même la vanité,
Et qu'à mon coeur jaloux elle semble éternelle,
Janvier 1888.
]
[21: Voir sur cette phrase l'article suivant intitulé la Rame d'Ulysse.]
[22: Blaise Pascal, par Joseph Bertrand, de l'Académie française, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, 1 vol. in-8°.—Le dogmatisme et la foi dans Pascal, par Sully-Prudhomme (dans la Revue des Deux Mondes du 15 octobre 1891).]
[23: 1 vol. in-18. Perrin édit.]
[24: La fin du paganisme, étude sur les dernières luttes religieuses en Occident au quatrième siècle, par Gaston Boissier, 2 volumes in-8°.—Hachette, édit.]
[25: Cicéron et ses amis, 1 vol.; Promenades archéologiques, Rome et Pompéï, 1 vol.; Nouvelles Promenades archéologiques, Horace et Virgile, 1 vol.; l'Opposition sous les Césars, 1 vol.; la Religion romaine, d'Auguste aux Antonins, 2 vol.]
[26: À propos du livre étudié dans le précédent article: La Fin du paganisme. Étude sur les dernières luttes religieuses en Occident, au IVe siècle, par Gaston Boissier, 2 vol. in-8°.]
[27: Une Passionnette, 1 vol. in-8°, Calmann Lévy, éditeur.]
[28: Les grands écrivains: Madame de La Fayette, par le comte d'Haussonville. 1 vol. in-18. Hachette éditeur.]
[29: Dans la préface de l'édition Conquet, in-8°.]
[30: Un poète breton. Charles Le Goffic. (Amour breton), 1 vol. in-18.]
[31: Coeur double, avec une préface, 1 volume.]
[32: Cette date est prise dans l'acte de décès que Jal a publié dans son dictionnaire. Il y est dit que madame de la Sablière décéda rue aux Vaches, dite aussi rue aux Vachers et actuellement la rue Rousselet. Mais d'une étude destinée au journal le Temps et dont l'auteur, M. Georges Villain, a bien voulu me communiquer les épreuves, il résulte que madame de la Sablière est morte dans l'appartement qu'elle occupait aux Incurables, tout contre la chapelle.]
[33: Mithridate Eupator, roi de Pont, par Théodore Reinach, 1 vol. in-8°.]