XXIV

Allez, mes vers, allez; je me confie en vous;

Allez fléchir son coeur, désarmer son courroux;

Suppliez, gémissez, implorez sa clémence,

Tant qu'elle vous admette enfin à sa présence.

Entrez: à ses genoux prosternez vos douleurs,

Le deuil peint sur le front, abattus, tout en pleurs;

Et ne revoyez point mon seuil triste et farouche,

Que vous ne m'apportiez un pardon de sa bouche.