COMITÉ HISPANO-AMÉRICAIN
A propos des réclamations
Le Comité du District de Lille, rattaché au Comité Hispano-Américain, ravitaille 670.000 habitants. Il occupe un nombre forcément important d'employés; d'autre part, il doit souvent improviser des répartitions de denrées. De plus, son action s'étend à 108 communes, et l'organisation de tous les Comités locaux ne peut pas être absolument identique. Toutes ces raisons font comprendre que, malgré les efforts incessants des personnes qui ont assumé la direction de cette énorme entreprise, il n'est pas possible d'obtenir en tout et toujours, un fonctionnement parfait. Cela explique les réclamations.
Nous ne nous plaignons pas d'en recevoir. Nous admettons volontiers la critique, et, nous savons que, quel que soit le dévouement de nos inspecteurs, des défectuosités de détail leur échappent. Dès qu'elles nous sont signalées, nous en constatons le bien fondé et, le cas échéant, nous apportons le remède convenable. Mais il y a plusieurs façons de réclamer.
Celui qui se croit dans son droit ne doit pas craindre de se faire connaître. Qu'a-t-il à redouter? Si sa doléance est d'ordre général, il ne met personne en cause, personne ne peut donc lui en vouloir. S'il a à protester contre les agissements d'un individu déterminé, il est assuré d'avance que son nom ne sera pas cité; l'enquête ne le mettra pas en présence de celui qu'il accuse, et il ne pourra pas être en butte à son ressentiment. En tous cas, nous garantissons que chaque fois que nous parvient une réclamation écrite signée du nom réel du plaignant, chaque fois qu'on vient nous présenter, en se faisant connaître, des réclamations verbales, nous instituons une enquête pour vérifier les faits, et nous y donnons la suite qu'elle comporte.
Mais la lettre anonyme! Quel répugnant moyen de protestation! L'auteur n'a pas le courage de son opinion. Ne signant pas, il perd jusqu'à la notion de sa responsabilité, et lance toutes sortes d'accusations exagérées ou fausses, dont il est sûr de n'avoir pas à supporter le poids. C'est l'arme du lâche, qui calomnie sans danger pour lui, en se disant qu'il en restera sûrement quelque chose contre son adversaire. Il prouve qu'il manque lui-même de confiance dans ses propres affirmations, puisqu'il n'ose pas s'en déclarer l'auteur. Nous avons toujours revendiqué, pour notre race, les qualités de clarté et de loyauté. Rien n'y contredit plus que la dénonciation anonyme. Nous espérons que ceux qui seraient tentés de s'en servir, se persuaderont de son caractère mesquin, bas et vil. Qu'ils soient convaincus, en tout cas, de son inutilité, car le Comité ne tient, et ne tiendra aucun compte des chiffons ignobles, que leur rédacteur anonyme se refuse lui-même à signer.LE COMITÉ.