AVIS DE LA MAIRIE
Distribution de Denrées
L'Administration municipale fera distribuer les denrées ci-après, à partir de demain Lundi 10 juillet, dans les locaux affectés au Comité Hollandais:
Sucre en morceaux prix: 0.50 par personne.
Fromage de Hollande » 0.80 »
Sel » 0.05 »
Chicorée » 0.40 pour 1, 2 et 3 pers.
» » 0.60 pour 4 et 5 pers.
» » 0.80 pour 6 et au-dessus.
Savon mou » 1.80 le kilog, à volonté.
Poudre Javel » 0.10 le paquet, à volonté.
L'Administration municipale fera, en outre, une distribution d'Huile, dans les locaux du Comité Hispano-Américain, aux conditions ci-après:
Famille de 1 personne: 0 litre 400 pour 1 fr.
» de 2 » 0 » 600 » 1.50
» de 3 et 4 » 0 » 800 » 2.00
» de 5 et 6 » 1 » » 2.50
» de 7 et 8 » 1 » 200 » 3.00
» de 9 et 10 » 1 » 400 » 3.50
Pour les cartes au-dessus de 10 personnes, un litre par 6 personnes pour 2 fr. 50.
Cette huile étant vendue à la mesure, il sera nécessaire de se munir de bouteilles ou récipients.
Exemples: Une famille de 11 personnes aura: 1 litre 400 + 0 litre 400 = 1 litre 800 pour 4 fr. 50.
Une famille de 13 personnes aura: 1 litre 400 + 0 litre 800 = 2 litres 200 pour 5 fr. 50.
Lait.--Il est rappelé que le lait condensé distribué par la Ville dans les locaux des Comités d'alimentation (rue à Fiens, rue St-Jacques, rue de Bouvines, etc.), est spécialement réservé aux enfants.
Il n'est attribué du lait aux malades et aux vieillards, que s'ils en ont absolument besoin.
Un guichet spécial est ouvert à la Recette municipale pour les dépôts de fonds, en compte courant, par les particuliers.
Charbons.-- Les arrivages étant importants, il est recommandé aux habitants de faire leur provision pour la saison d'hiver.
Acte de probité
Samedi dernier, vers deux heures, M. Auguste Lammens, 50, rue de le Justice, a trouvé un paquet de 100 tickets de pain dans la rue de Juliers, en face de l'Ecole Ampère. Il a réussi à retrouver la personne qui l'avait perdu, une cabaretière de la même rue, qui venait d'en faire l'acquisition.
Toutes nos félicitations à cet honnête citoyen.
Bienfaisance
M. Alfred Lecomte, 24, rue St-Sauveur, a fait dans le quartier St-Sauveur une collecte, au profit de la famille de la jeune Renée Leclerc, âgée de 6 ans, qui a succombé aux suites des blessures qu'elle avait reçues lors de la chute d'une bombe anglaise, tombée, le 30 juin, sur l'église St-Sauveur. Cette collecte a produit 123 fr., qui ont été remis à la famille, après prélèvement d'une somme consacrée à l'achat d'une couronne déposée sur le cercueil de l'infortunée victime, par les habitants du quartier.
Université de Lille
Faculté de Médecine et de Pharmacie
Les examens ci-après indiqués auront lieu devant la Faculté, savoir:
Pour la Validation du stage pharmaceutique, le lundi 24 juillet, à 9 heures du matin (heure nouvelle);
Pour la Validation du stage dentaire, le mardi 25 juillet, à 9 heures du matin;
Pour le Diplôme d'herboriste, le mercredi 26 juillet, à 9 heures du matin.
Les inscriptions pour ces divers examens seront reçues (à la condition de produire les pièces nécessaires) au Secrétariat de la Faculté, 1, rue Jean-Bart, jusqu'au 15 juillet. S'y adresser pour les renseignements utiles.
Le Recteur de l'Académie de Lille: G. LYON.
Académie de Lille
La date de l'ouverture des grandes vacances dans les établissements d'enseignement secondaire public de l'Académie de Lille est fixée, par le Recteur, au Jeudi matin 13 juillet.
La rentrée des classes se fera le lundi 2 octobre, à 8 heures du matin.
Des classes de vacances auront lieu au lycée Faidherbe du 16 août au 15 septembre. S'adresser, pour tous renseignements à ce sujet, à la Faculté des Lettres, 9, rue Angellier. Le Recteur, G. LYON.
Petite correspondance
LA QUESTION DES ALLOCATIONS MILITAIRES
Un Lillois curieux. La matière des allocations militaires est régie par les lois des 21 mars 1905, art. 22 et 7 août 1913, art. 12 et le décret du 2 août 1914.
Une circulaire du 4 août 1914, du Ministre de l'Intérieur en a exposé ainsi les conditions d'application:
«Il est juste et nécessaire que la nation assure l'existence des familles de ceux qui risquent leur vie pour la défendre: il vient d'être décidé, par un décret du 2 août 1914, que toute famille dont le soutien était sous les drapeaux, lors de la mobilisation ou y a été rappelé par celle-ci, aura droit pendant toute la durée de la guerre à une allocation journalière de 1 fr. 25 plus une majoration de 0 fr. 50 par enfant à sa charge âgé de moins de 16 ans.»
Les lois de 1905 et 1913 précisent que, seules peuvent prétendre à l'allocation journalière, les familles des jeunes gens, qui remplissaient effectivement, avant leur départ pour le service, les devoirs de soutiens indispensables de famille et à celles des militaires qui pendant leur présence sous les drapeaux justifieront de leur qualité de soutien indispensable de famille.
D'après l'art. 3 du décret du 2 août 1914, dont le fonctionnement a été précisé par la circulaire précitée, il faut, pour obtenir l'allocation journalière, adresser une demande écrite au maire de sa résidence, qui la transmet avec son avis motivé, au Président de la Commission cantonale.
Dans chaque canton, le Préfet constitue une ou plusieurs commissions (suivant les besoins): chaque Commission est composée de 3 membres (dont le président) désignés par le Préfet.
Le Président de la Commission avise chaque réclamant de la décision prise et transmet les dossiers au Préfet.
Le droit d'appel est ouvert, tant au Préfet, qu'au réclamant.
Le réclamant qui veut appeler d'une décision, adresse au Préfet une demande écrite, dans laquelle il expose les motifs de sa protestation.
Le Préfet transmet, avec son avis, chaque recours au Président de la Commission d'appel.
Nulle suppression, ni réduction ne peut être prononcée sans que l'intéressé ait été mis à même de présenter ses observations.
Cette Commission d'appel, qui siège au chef-lieu de l'arrondissement (sauf force majeure), est composée d'un Président et de 4 membres, tous désignés par le Préfet.
L'allocation journalière une fois accordée peut encore faire l'objet de recours de la part du Préfet, soit s'il est survenu quelque changement dans la position de l'assisté, soit s'il résulte des renseignements recueillis que l'assistance a été accordée indûment.
Ces demandes de réduction ou de suppression sont portées devant la Commission cantonale, par le Préfet; et, au cas d'appel, devant la Commission d'appel.
Le point de départ de l'allocation et des majorations est en principe fixé au jour de la demande.
Il est délivré à chaque titulaire admis au bénéfice de l'allocation, un certificat d'admission, sur le vu duquel le paiement de l'allocation ou des majorations sera effectué chaque mois, après émargement de la partie prenante.
Après avoir souligné l'importance des commissions cantonales et des commissions d'appel et recommandé d'apporter un soin particulier à la désignation des personnes qui doivent les composer, le Ministre de l'Intérieur indique que ces commissions devront discerner d'après les renseignements de la demande, les avis du maire et les résultats des enquêtes qui seraient provoquées, quels sont les besoins réels qu'il s'agit de souligner.
Il est utile de citer la fin de cette circulaire. Après avoir dit que les sacrifices financiers imposés à l'Etat par ce décret, ne peuvent être consentis, que là où il y a un devoir d'humanité à remplir, le Ministre poursuit:
«Ici toute injustice serait un crime qui, sous le misérable prétexte de rancunes locales, que la fraternité patriotique a dû éteindre, priverait des secours de la nation une famille réellement dans le besoin.
»Et ici aussi, tout abus serait un crime qui accorderait indument, cette assistance à des demandeurs indiscrets, sans souci des ressources financières du pays, lesquelles constituent aujourd'hui (que nul ne l'oublie) un des éléments essentiels de la défense nationale.»
Il est donc manifeste que le législateur, aussi bien celui de 1905 que celui de 1913 et celui de 1914, n'a pas voulu accorder l'allocation journalière à toute personne qui aura l'un des siens sous les drapeaux.
Ceux qui réclament doivent prouver, que le militaire sous les drapeaux, était ou serait leur soutien indispensable.
La circulaire ministérielle parle de besoins réels qu'il s'agit de soulager, de devoirs d'humanité à remplir, de familles réellement dans le besoin.
Le Ministre recommande que nul n'oublie qu'il faut être ménager des ressources financières du pays.
Le Tribunal correctionnel tient pour coupables d'escroquerie au préjudice de l'Etat, ceux qui, faisant valoir de faux renseignements, se font attribuer une allocation à laquelle ils n'ont pas droit et leur inflige des peines sévères.
Il faudra un de ces jours dresser la liste de ces fraudeurs de secours et les clouer au pilori.
L.L.--Si vous désirez changer de domicile, la seule formalité à accomplir est une déclaration à faire au Bureau du recensement de la Population, (Préfecture, salle des Fêtes), du moment que vous ne quittez pas la ville.
H.R.--Nous ne connaissons aucune administration, association ou comité, qui désirerait le concours bénévole de personnes de bonne volonté. Si votre demande provoquait quelqu'avis en ce sens de la part de quelqu'intéressé, nous nous empresserions de le publier.
Annonces diverses
--Les annonces et réponses aux annonces sont reçues au Bureau du Journal, spécialement installé à cet effet à la Préfecture (entrée par la grille, place de la République).