FIN DU TOME SECOND.


NOTES ET VARIANTES.

(Voir l'Index, pour l'histoire, la religion, la philosophie, le droit public et privé, les mœurs orientales et européennes.)

Lettre LXXXIX (LXXXVI de 1721-1754).

Lettre XCII (quatrième du Supplément de 1754).

Lettre XCIII (LXXXIX de 1721-1754).

Lettre XCVI (XCII de 1721-1754).

«L'acte de justice la plus sévère, c'est la guerre; puisque son but est la destruction de la société.» C'est la leçon de 1721 et de 1754.

Le passage est atténué ainsi dans quelques éditions subséquentes: «puisqu'elle peut avoir l'effet de détruire la société».

Un éditeur moderne (Didot) a cru bien faire en accolant les deux leçons bout à bout: «puisqu'elle peut avoir l'effet etc..., puisque son but est la destruction de la société.

«Cette peine répond à celle du bannissement établie dans les tribunaux, qui retranche les coupables de la société. Ainsi un prince, à l'alliance duquel nous renonçons, est retranché par là de notre société et n'est plus un de nos membres.»

Ceci est la leçon originale de 1721 et 1754.

Dans les éditions postérieures, notamment 1785 (édition complète), et Lefèvre 1820, d'après l'édition de Londres 1757, et peut-être sur des indications manuscrites de Montesquieu conservées par son fils et son secrétaire, ce passage est corrigé ainsi:

«Cette peine répond à celle du bannissement, que les tribunaux ont établi pour retrancher les coupables de la société. Ainsi un prince, à l'alliance duquel nous renonçons, est retranché de notre société, et n'est plus un des membres qui la composent

Les trois derniers alinéas, pour lesquels nous suivons la correction du Supplément de 1754, sont ainsi rédigés dans le texte primitif:

«Le droit de conquête n'est point un droit. Une société ne peut être fondée que sur la volonté des associés: si elle est détruite par la conquête, le peuple redevient libre; il n'y a plus de nouvelle société: et si le vainqueur en veut former, c'est une tyrannie.

«A l'égard des traités de paix, ils ne sont jamais légitimes, lorsqu'ils ordonnent une cession ou dédommagement plus considérable que le dommage causé: autrement, c'est une pure violence, contre laquelle on peut toujours revenir; à moins que, pour ravoir ce qu'on a perdu, on ne soit obligé de se servir de moyens si violents, qu'il en arrive un mal plus grand que le bien que l'on en doit retirer.

«Voilà, cher Rhédi, ce que j'appelle le droit public; voilà le droit des gens, ou plutôt celui de la raison.»

En tête de la correction indiquée par le Supplément, et qui, sous beaucoup de rapports, est inférieure au texte primitif, se lit cet avertissement: «A la place des trois derniers alinéas, mettez ceux-ci.»

Cependant quelques éditions ont maintenu, et avec raison, à la suite du nouveau texte, la conclusion si ferme: «Voilà cher Rhédi...»

Lettre XCVIII (XCIV de 1721-1754.)

«Écoute ce que je vais te dire...».

1721 1re: «Ce que je te vais dire...»

Leçon préférable eu égard à l'habitude constante de Montesquieu.

«Ce n'est qu'après bien des réflexions, qu'on en a connu toute la fécondité.»

Éditions postérieures à 1754: «qu'on en a vu...»

Cette lettre (LXXXIV de la 2e Marteau) est vivement incriminée dans la brochure de l'abbé Gaultier: Lettres persannes convaincues d'impiété.

Lettre CIII (XCIX de 1721-1754).

«Au moins il est impossible qu'ils aient subsisté longtemps dans leur pureté

Les mots en italiques manquent dans 1721-54, et appartiennent aux éditions postérieures qui procèdent de 1757 (voir la Bibliographie.)

«Caravansérails». 1721, 1re donne: Caravansérais, qui avec un ï serait peut-être la meilleure transcription de ce terme oriental; et 1754: Caravanseras.

«Il n'y a que quatre ou cinq siècles qu'un roi de France prit des gardes.»

Ce roi est Philippe Auguste menacé par les Assassins du Vieux de la Montagne.

Lettre CXI (CVII 1721-1754).

«Un général d'armée n'emploie pas plus d'attention à placer sa droite... qu'elle en met à poster une mouche qui peut manquer...»

C'est la leçon de 1754, et certainement la meilleure.

1721 1re donne: «porter une mouche. (C'est une coquille.)

1721 2e donne: poster sa droite,... placer une mouche.

Les éditions subséquentes «poser une mouche» (qui ne vaut pas poster).

Lettre CXII (Cinquième du Supplément de 1754).

Elle se trouve déjà en grande partie dans la 2e Marteau (LVIII), avec une adresse et une date différentes.

En voici le début et les variantes, ainsi qu'une note, qui ne figure plus au Supplément:

Rica à ***

«Le peuple est un animal qui voit et qui entend; mais qui ne pense jamais. Il est dans une léthargie ou dans une fougue surprenante; et il va et vient sans cesse d'un de ces états à l'autre, sans savoir jamais d'où il est parti.

«J'ai ouï parler en France d'un certain gouverneur de Normandie, qui, voulant se rendre plus considérable à la cour, excitoit lui même de temps en temps quelques séditions, qu'il apaisoit aussitôt.

«Il avoua depuis que la plus forte sédition ne lui coûta, tout compte fait, qu'un demi toman. Il faisoit assembler quelques canailles dans un cabaret qui donnoit le ton à toute la ville, et ensuite à toute la province.

«Ceci me fait ressouvenir d'une lettre qu'écrivit dans les derniers troubles de Paris un des généraux de cette ville à un de ses amis.

«Je fis sortir, il y a trois jours, les troupes de la ville; mais elles furent repoussées avec perte. Je compte pourtant que je réparerai facilement cet échec; j'ai six couplets...

«Si cela ne suffit pas, il a été résolu au conseil de faire paroître une estampe, qui fera voir Mazarin pendu; et pour peu que la conjoncture des affaires le demande, nous aurons la ressource d'ordonner au graveur de le rouer...

«Jugez après cela si le peuple à tort de s'animer, et de faire du nom de Mazarin un mot...

«Notre musique l'a si furieusement vexé sur le péché originel que, pour ne pas voir ses partisans réduits à la moitié, il a été obligé de renvoyer tous ses pages. Je suis, etc...

De Paris, le 9 de la lune de Zilcadé 1715.

En note aux mots: «le ton ridicule dont il prononce.»

«Le cardinal Mazarin, voulant prononcer l'arrêt d'Union, dit devant les députés du parlement l'arrêt d'Ognon; sur quoi le peuple fit force plaisanteries.»

Le péché originel dont il est question plus haut est ce vice contre nature qu'on nomme parfois italien, et qui serait mieux nommé clérical.

Lettre CXIII (CVIII de 1721-1754).

Lettre CXIV (CIX de 1721-1754, XCIX de 1721 2e Marteau).

Elle est incriminée dans la brochure: Lettres persannes convaincues d'impiété.

«Il ne faut donc pas compter les années du monde...»

Cet alinéa ne manque ni dans 1721 1re, ni dans 1721 2e Marteau, ni dans 1754. C'est à tort qu'il a été supprimé dans 1758 et dans beaucoup d'éditions postérieures.

«Cependant tous les historiens nous parlent d'un premier père; ils...»

Les mots en italiques manquent dans la première édition. Ils sont déjà rétablis dans 1721 2e Marteau.

L'avant dernier paragraphe: «mais toutes les destructions ne sont pas violentes...» appartient au Supplément de 1754.

Lettre CXVII (CXII de 1721 1re, CII de la 2e Marteau).

Incriminée dans les Lettres persannes convaincues d'impiété.

Lettre CXVIII (CXII 1re, CIII 2e Marteau).

Également incriminée.

Lettre CXX.

Tyen, ciel des chinois.

1721 1re: Tyien.

Lettre CXXII

«L'air se charge, comme les plantes...» Alinéa ajouté par le Supplément de 1754.

Lettre CXXV (Sixième du Supplément de 1754).

Elle se trouve déjà dans 1721 2e Marteau (LX, Usbek à ***, Paris, 11 Zilcadé 1715), avec les variantes suivantes:

Troisième alinéa.

«A mon esprit; il me semble...»

1721 2e: et il me semble...

Quatrième alinéa.

«De quelques uns de nos sujets...»

1721 2e: de nos plus riches sujets...

«Nous avons enfin cédé à la multitude des requêtes...»

1721 2e: à la multitude innombrable...

«Faire attention qu'il étoit notoire...

1721 2e: qu'il est notoire...

«Nous ont prié, branlant la tête...»

1721 2e: en branlant la tête...

«Ainsi, désirant traiter les suppliants...»

1721 2e: A ces causes, désirant...

Septième alinéa.

«A leurs femmes et à leurs enfants...»

1721 2e: A leurs femmes, à leurs enfants...

«Dans leurs familles, les principales fêtes de l'année...»

1721 2e: dans leurs familles, avec leurs amis, etc...

Huitième alinéa.

«Elles viennent à les y contraindre...»

1721 2e: Ils viennent...

«Défendons à nos magistrats...»

1721 2e: à tous nos magistrats...

Lettre CXXVI (CXX de 1721 1re, CX de 1721 2e Marteau).

Incriminée dans les Lettres persannes convaincues d'impiété.

Lettre CXXXVII (CXXXI de 1721 1re).

«semble échauffer les imaginations mêmesMêmes manque, et avec raison, dans 1721 1re. «Romans» pris dans le sens de romanciers.

Lettre CXXXVIII (CXXXII de 1721 1re).

«N. prit le fer à la main...» N. est le duc de Noailles.

«Un étranger»; Law, Écossais. (Voir l'Index).

Lettre CXLI (CXXXV de 1721 1re).

«Romans» dans le sens de romanciers.

«Zuléma». 1721 1re: Zumela.

«Gemmadi 1, 1720»

1 manque dans 1754.

Lettre CXLIII (CXXXVII 1721-1754).

La piquante Lettre d'un médecin de province figure tout entière dans les deux éditions qui servent de base à notre travail. 1721 1re donne même Révérend père jésuite, là où 1754 n'a que les initiales R. P. J.

Ce n'est qu'après la mort de Montesquieu que des éditeurs timorés ont supprimé ou mis en note l'énumération des médicaments: la lettre s'arrête à «on lui expliqua la chose, comme elle s'étoit passée.»

Déjà la fin du paragraphe intitulé P. S. avait disparu «Il y a bien des choses que je n'entends pas, etc...»

Les éditeurs ont fictivement attribué à Montesquieu lui-même ces mutilations qu'on ne s'explique guère:

«L'auteur, disent-ils, dans le manuscrit qu'il avoit confié de son vivant» (ce qui est faux) «aux libraires, a jugé à propos de faire des retranchements. On n'a pas cru devoir en priver le lecteur qui les trouvera ici en notes.»

«Prenez dix A*** du C*** concernant la B*** et la C*** des J***.»

Dix Arrêts du Conseil concernant la Bulle et la Constitution des Jésuites. (Selon d'autres: concernant la Banque, ou la Bourse, et la Compagnie des Indes.)

«M. de N.» Fléchier évêque de Nîmes. Montesquieu est ici bien aimable d'excepter les Oraisons funèbres de Fléchier.

«Teigne», 1721: tigne.

«Miraculum chymicum, de violenta, etc...»

Miracle chimique, par violente fermentation, avec fumée, feu et flamme.

Mélangez une infusion de Quesnel avec une infusion de Lallemand; que la fermentation ait lieu, avec grande violence, bouillonnement et tonnerre, les acides se combattant, et pénétrant à l'envi les sels alcalins: il se fera une évaporation d'esprits brûlants. Mettez la liqueur fermentée dans l'alambic; vous n'en tirerez rien, et n'y trouverez rien sinon un caput mortuum (une drogue inutile et impuissante.)

«Lenitivum

Prenez deux feuillets de l'anodin Molina; six pages du laxatif Escobar; une feuille de l'émollient Vasquez: faites infuser dans quatre livres d'eau ordinaire, faites réduire, par la cuisson, à moitié; pressez; et dans l'extrait faites dissoudre trois feuilles du détersif Bauni et du diluant Tamburini.

Faites du tout un lavement.

«Clyster.» 1721-1754: clister.

«In chlorosim, etc...»

Contre la chlorose, que le vulgaire appelle pâles-couleurs ou fièvre-amoureuse.

Prenez quatre figures de l'Arétin; deux feuilles du révérend Thomas Sanchez De matrimonio (Du mariage). Faites infuser dans cinq livres d'eau ordinaire.

Faites du tout une tisane apéritive.

Lettre CXLIV (Septième du Supplément de 1754).

Lettre CXLV (Huitième du supplément de 1754).

Cette lettre se retrouve tout entière dans 1721 2e Marteau (LIX).

«Sa vue qui se porte toujours loin...»

1721 2e: qui porte...

«On est charmé de donner à celui-ci, on est enchanté d'ôter à celui-là.»

1721 2e: On aime à donner..., on est charmé d'ôter...

«Une mite.»

1721 2e: Mitte...

«L'hiver dernier, je pensai mourir...»

1721 2e: L'hiver passé,...

«On lui suscite...»

1721 2e: On lui suscitera...

«La constitution de l'empire...

1721 2e: des empires...

«Mais ce n'est point assez...

1721 2e: pas

«De Paris, le 20 de la lune de Chahban, 1720.»

1721 2e: De Paris, le 10 de la lune Zilcadé, 1715.

Lettre CXLVII (CXXXIX de 1721-1754).

«Tes femmes se sont imaginé...»

1721, 1754: se sont imaginées...

La date de cette lettre et des huit suivantes semblerait devoir les placer entre CVI et CXXVIII. L'auteur aura voulu, en les rassemblant, donner plus de corps à la conclusion de son roman et finir comme il avait commencé.

Lettre CLI (CXLIII de 1721-1754).

«Je sais ce qu'il t'écrivit...»

1721 1re, 2e et 1754 portent: je ne sais (qui répond moins bien au sens général).

«Avant qu'elles arrivassent...

1721 1re, 2e: qu'elles n'arrivassent...

Lettre CLVII (Neuvième du Supplément de 1754).

Lettre CLVIII (Dixième du Supplément de 1754).

Lettre CLX (Onzième du Supplément de 1754).

Lettre CLXI et dernière (CL de 1721-1752, CXL de 1721 2e Marteau, et 1730, 3e édition, Amsterdam, Jacques Desbordes).


INDEX PHILOSOPHIQUE, HISTORIQUE ET LITTÉRAIRE.

A

Abbé. Jeune abbé séduisant une actrice. XXVIII.

Abdias Ibesalon, juif, interroge Mahomet sur les animaux impurs. XVIII.

Académie Française. «établissement singulier et bizarre» inconnu en Perse. Babil éternel, manie du panégyrique. Quarante têtes pleines de figures, de métaphores et d'antithèses. LXXIII.

Actrices. Elles ne sont point cruelles. Lettre d'une actrice à laquelle un abbé a ravi son innocence. XXVIII.

Adam. «Dieu met Adam dans le paradis terrestre, à condition qu'il ne mangera pas d'un certain fruit: précepte absurde dans un être qui connoîtrait les déterminations futures des âmes; car enfin un tel être peut-il mettre des conditions à ses grâces, sans les rendre dérisoires?» LXIX.

(Voir Dieu. Prescience.)

Adam a peut-être été sauvé d'une catastrophe générale, comme Noé le fut du déluge. CXIV.

Affranchissement, comblait sans cesse les vides de la population romaine. CXVI.

Afrique, toujours très-inconnue; ses côtes ne sont plus ce qu'elles étaient sous les Carthaginois et les Romains. CXIII, CXIX.

Agriculture, ses progrès intimement liés à ceux du commerce et de l'industrie, et réciproquement. CXVIII.

Ses revenus inférieurs à ceux de l'industrie et de l'art. Un fonds ne produit annuellement que le vingtième de sa valeur. CVII.

Agiotage, ses effets désastreux. CXXXII, CXLVI.

(Par arrêt du conseil du 25 juillet 1719, le papier-monnaie, déclaré immuable, fait tomber l'or; un créancier, rue Quincampoix, tire l'épée contre un débiteur qui l'avait remboursé. Allusion à ce fait, CXLVI.)

Ainesse. Le droit d'aînesse, invention de la vanité, détruit l'égalité des citoyens; il fait obstacle à la propagation. CXX.

Alchimistes. Ils vous offrent «pour un peu d'argent le secret de faire de l'or.» LVIII.

Alcoran, ses défauts: langage de Dieu, idées des hommes. XCVIII.

Il ordonne de se soumettre aux puissances (allusion à l'Evangile). CV.

Il autorise la pluralité des femmes. CXV.

Plaidoyer d'une femme contre l'Alcoran. CXLI.

Passages de l'Alcoran cousus dans les vêtements, comme amulette. CXLIII.

Alexandre comparé à Gengiskhan. LXXXII.

Algébristes comparés aux astrologues. CXXXV.

Ibid. Algébriste faiseur de système; allusion à Law.

Ali, gendre du prophète.

(Dans un certain nombre d'éditions du temps Hali; déjà en 1721, on imprime Aly.

Prophète des Chiites (Persans).

Son nom est un talisman. CXLIII.

Il est «le plus beau de tous les hommes;» expressions d'un Psaume appliquées au messie. XXXV.

Allemagne, partagée en un nombre infini de petits États. CIII.

Les peuples de l'Allemagne antique, avant la chute de l'empire romain, étaient libres; leurs rois n'étaient que des chefs à pouvoir limité. CXXXI.

L'empire d'Allemagne «se fortifie à mesure de ses pertes.» CXXXVI.

Grand vizir d'Allemagne; le prince Eugène vainqueur à Peterwaradin. CXXIX.

Alliances. Alliances honorables, alliances injustes; alliances déshonorantes (celle d'un tyran).

Il est juste et légitime de secourir un allié. XCVI.

Ambassadeur. Faux ambassadeur de Perse à la cour de France XCII.

Nargum, ambassadeur de Perse en Russie. LI, LXXXII.

Ambassadeur du grand Mogol (d'Espagne) expulsé du royaume. CXXVII.

Ambroise, sa conduite à l'égard de Théodose. LXI.

(Comparez Spinoza, Tractatus theologico-politicus, cap. 19.)

Ame, entièrement liée au corps et soumise aux influences physiques, XXXIII.

«Ouvrière de sa détermination» l'âme, devant la prescience divine, ne serait pas plus libre qu'une boule de billard. LXIX.

Gens qui croient à l'immortalité de l'âme par semestre. LXXV.

Les livres juifs enseignent que la femme n'a pas d'âme. CXLI.

Amérique, avait été découverte par les Carthaginois; très-dépeuplée, CXIII, par la barbarie des conquérants espagnols. CXXII.

Vainement y introduit-on des esclaves; elle ne profite point des pertes de l'Afrique. CXIX.

Indigènes et nègres y périssent par milliers dans les mines. Ibid.

Amitié. presque inconnue aux Asiatiques. XXXIV.

Amour. «Dans le nombreux sérail où j'ai vécu, j'ai prévenu l'amour et l'ai détruit par lui-même.» La polygamie éteint l'amour. VI. LVI.

L'amour, chez les musulmans, est amorti par la pluralité des femmes. LVI.

L'amour chez les Espagnols. LXXVIII.

L'amour dans le paradis des femmes. CXLI.

Amulettes, passages de l'Alcoran, noms sacrés cousus dans les vêtements des fidèles musulmans. CXLIII.

Anais, ses aventures dans le paradis des femmes, et la vengeance qu'elle exerce sur son mari, qui l'a tuée. CXLI.

Anatomie. Noms barbares qu'elle donne aux parties du corps. CXXXV.

Anatomiste. soupçonné, dans son quartier, du meurtre de tous les chiens qui disparaissaient. CXLV.

Anciens et Modernes. Querelles sur le mérite d'Homère. XXXVI.

Anges. Ils demandent à élever Mahomet enfant. XXXIX.

Chrétiens et musulmans rendent un culte aux bons anges et se méfient des mauvais. XXXV.

Anglais. Ils limitent l'autorité de leurs rois. Leur humeur et leurs raisonnements sur le pouvoir. CV.

Angleterre. Son histoire pleine de discordes d'où sort la liberté.

Ses rois toujours chancelants sur un trône inébranlable.

Nation qui, maîtresse de la mer, mêle le commerce avec l'empire. CXXXVI.

Antiquaire. Lettre et manies innocentes d'un antiquaire malin. CXLII.

Aphéridon, Guèbre qui épouse sa sœur: ses aventures. LXVII.

(Féridun, Zend Thaethraona, sanscrit Tritâna, de Trita, l'une des plus anciennes divinités solaires des peuples aryens).

Aragon. Les états d'Aragon et de Catalogne, en 1610, discutent quelle sera la langue employée dans les délibérations. CX.

Arche. Légendes sur l'arche de Noé. XVIII.

Argent (vif), employé contre les exhalaisons malignes. CXIX.

Arétin, ses figures recommandées contre les pâles couleurs. CXLIII.

Aristote. Le médecin de province fait entrer sa logique dans un purgatif, ses catégories dans un remède contre la gale. CXLIII.

Armées. Différence des armées d'Orient et des troupes européennes. XC.

L'avantage est du côté du prince qui est à la tête des armées. CIII.

Les armées, instrument nécessaire de la tyrannie, surtout en Orient. Ibid.

Arméniens. Leurs caravanes qui partent «tous les jours» de Smyrne pour Ispahan, transportent en Perse les lettres venues de Marseille. XXVII.

Marchands d'esclaves. LXXX.

Quelques ministres de Cha-Soliman voulaient les expulser de Perse, s'ils ne se faisaient mahométans. (Allusion à l'édit de Nantes.) LXXXVI.

Transportés par Cha-Abbas dans la province de Guilan, ils y périrent par milliers. CXXII.

Arrêt qui permet de prononcer la lettre Q au gré de chacun. CX.

A. du C. (Arrêts du conseil.) concernant la B. et la C. des I. ou J. (Ordinairement traduit: concernant la Bulle et la Constitution des Jésuites: Barbier préfère: concernant la Bourse et la Compagnie des Indes.) Purgatif violent. CXLIII.

Arts. Mauvais usage des arts. CVI.

Où nous entraînerait la perte des arts? Les barbares ont appris les arts des vaincus. CVII.

Nécessité des arts. L'oisiveté et la mollesse incompatibles avec les arts. Les arts à Paris. Ibid.

Ascétiques. Inutilité des livres de cette espèce. CXXXIV.

Asie, dépeuplée, CXIII; toujours livrée au despotisme. CXXXI.

Asie-Mineure, singulièrement déchue de son antique prospérité. CXIII.

Astarté, Guèbre qui épousa son frère: ses aventures. LXVII.

Asthmè. Pour le guérir, lisez les périodes du père Maimbourg. CXLIII.

Astrologie judiciaire, est tenue en honneur chez les Persans et les Orientaux. Rica croit fermement au concours des astres. CXXXV.

Auteurs. Vanité des auteurs, leur impatience de la critique.

Plus jaloux de leurs ouvrages que de leurs épaules. CIX.

Automates, les animaux; allusion au système de Descartes. CXLV.

Autorité. «Quand une fois l'autorité violente est méprisée, il n'en reste plus assez à personne pour la faire revenir.» LXXXI.

Averroes. Purgatif. CXLIII.

Aveugles. La vie aux Quinze-Vingts.

Habileté des aveugles à se conduire dans Paris. XXXII.

Avicenne. Purgatif. CXLIII.

Avocats. «Livres vivants,» ils travaillent pour les juges et se chargent de les instruire, parfois aussi de les tromper. LXVIII.

Avortement. Crime sévèrement puni par les lois européennes.

Abus qu'en font les femmes sauvages. CXXI.

B

Babyloniens. Autorité de la femme établie chez eux par une loi en l'honneur de Sémiramis. XXXVIII.

Bachas. Ils achètent leurs emplois et, ruinés, ruinent les provinces. XIX.

Badinage «naturellement fait pour les toilettes... semble être venu à former le caractère général de la nation.» LXIII.

Balk (Bactres), ville sainte où les Guèbres honoraient le soleil. LXVII.

Banque. Ses actions. Projets financiers du ministère en 1719. CXXXI.

Baptême, comparé aux ablutions musulmanes. XXXV.

Barbares. Ils ont appris les arts ou les ont fait exercer aux vaincus. CVII.

Barbarie. Ses côtes, florissantes sous les Carthaginois et les Romains, ont été dépeuplées et stérilisées par le mahométisme. CXIII, CXIX.

Barbe. Pierre Ier et la barbe de ses sujets. LI.

Bataille. La terreur panique d'un seul soldat en décide quelquefois. CXLIII.

Bâtiments. Magnificence de Louis XIV dans ses constructions. XXXVII.

Batuecas. Tribu des montagnes d'Espagne, mal connue des Espagnols eux-mêmes. LXXVIII.

Béatitude Éternelle. Croyance défavorable à la propagation de l'espèce. CXX.

Beauté. Beauté des Persanes. XXXIV.

Beauté d'une esclave de Circassie, achetée à des Arméniens. LXXX.

Beauté d'une femme jaune de Visapour. XCVII.

Empire naturel et universel de la beauté. XXXVIII.

Beaux esprits. Ils s'amusent aux choses puériles. XXXVI.

Beiram. Appartement des femmes. Sérail du roi (de Perse). Toute esclave qui y entre devient mahométane. LXVII.

Bénéfices. «Qui voudroit nombrer tous les gens de loi qui poursuivent le revenu de quelque mosquée...» LVIII.

Ben Josué, juif, prosélyte musulman. XXXIX.

Bibliothécaire. Portrait d'un moine bibliothécaire. Ses conversations avec Rica. CXXXIV-CXXXVII.

Bibliothèques. Comment elles sont administrées par les dervis. CXXXIII.

Voyage dans une grande bibliothèque à Paris. CXXXIII-CXXXVII.

Bienfait. Tout homme est capable de faire du bien à un homme: mais c'est ressembler aux dieux que de contribuer au bonheur d'une société tout entière. XC.

Boissons. Celles qui abrutissent.

Celles qui égayent et consolent, permises aux musulmans. XXXIII.

Boîtes où l'on enferme les femmes de la Perse au passage des rivières. III.

Bombés. Leur invention a ôté la liberté à tous les peuples de l'Europe. CVI.

Défense des bombes. CVII.

Bonheur. Réside-t-il dans les satisfactions des sens ou dans la pratique de la vertu? X.

Bonne foi. Doit être l'âme d'un grand ministre. CXLVI.

Bons mots préparés d'avance et lancés à l'aide d'un compère. LIV.

Bonzes, confondus avec les brahmanes. CXXVI.

Bourgeois. Ont perdu la garde de leurs villes. CVI.

Sous quel prétexte les princes la leur ont retirée. Ibid.

Boussole. Que nous a servi l'invention de la boussole? CVI.

Brahma récompense le suicide des veuves. CXXVI.

Brahmane. Croit à la métempsychose, mais admet qu'on mange un animal quand on ne l'a pas tué soi-même. XLVI.

Bulles, purgatif violent. CXLIII.

C

Cabale. Panthéisme mystique des Juifs.

Pratiquée par un médecin de province. CXLIII.

Café (et cafés.) Très en usage à Paris, donne de l'esprit à ceux qui le prennent dans certains établissements. On y joue aux échecs. XXXVI.

Conversations que l'on y entend. CXXIX, CXXX, CXXXII.

Cambyse a établi en Perse le mariage de la sœur et du frère. LXVII.

A quelle jambe a-t-il été blessé? CXLII.

Cappadociens. Ils refusèrent la liberté que leur offraient les Romains. CXXXI.

Capucins. Conversation de Rica et d'un provincial de capucins. XLIX.

Carthage. République dont on ignore les origines; rivale de Rome. CXXXI.

Carthaginois, avaient découvert l'Amérique. CXXII.

Casbin. Ville et monastère en Perse. XCIV.

Casuistes. Leur habileté à faire passer les péchés du mortel au véniel. «Il y a un tour à donner à tout.» LVII.

Ils mettent au jour les secrets de la nuit. Ingéniosité voluptueuse, crudité et danger de leurs ouvrages. CXXXIV.

Castro (Jean de), «fameux général portugais.» XXXVIII.

Catalogne. États d'Aragon et de Catalogne, 1610. Discussion préalable sur la langue à employer dans les délibérations. CX.

Catholicisme. Son infériorité sociale devant le protestantisme.

Dans l'État de l'Europe, il n'est pas possible qu'il y subsiste cinq cents ans. CXVIII.

Catholiques. Les pays catholiques moins riches, moins actifs, moins peuplés que les pays protestants. CXVIII.

Caussin (le P.), jésuite, né à Troyes en 1543, confesseur de Louis XIII, exilé par Richelieu.

Sa Cour sainte, livre de piété en 4 volumes in-4, est recommandée comme somnifère à un homme qui ne dormait pas depuis trente-cinq jours. CXLIII.

Célibat. Les filles esclaves condamnées à la virginité dans le sérail. CXV.

Les Romains établissaient des peines sévères contre le célibat.

Les chrétiens le proclament supérieur au mariage. CXVII.

Nombre prodigieux de catholiques faisant profession de célibat.

Le célibat ecclésiastique est plus nuisible à la propagation que la castration même.

Habitude des familles de vouer un de leur membre au célibat religieux. Ibid.

Cellamare (conspiration de), allusions, CXXVII.

Cérémonies. Leur importance secondaire en religion. XLVI.

César, opprima la république romaine et la soumit à un pouvoir arbitraire. Suites de son crime. CXXXI.

Cha-Abbas, se serait fait couper les deux bras plutôt que de signer l'édit de Nantes et «d'envoyer au Mogol et aux autres rois des Indes ses sujets les plus industrieux.» LXXXVI.

Voulant priver les Turcs de soldats sur leurs frontières, il transporta vingt milles familles arméniennes dans la province de Guilan. CXXII.

Chahban, mois ardent. XVIII.

Chansons. Influence des chansons sur les frondeurs. CXI.

Chapelain, bon contre la gale, la teigne, etc. CXLIII.

Chapelet. «Heureux celui qui a toujours prié Dieu avec de petits grains de bois à la main!» XXIX.

Chardin, célèbre voyageur en Perse. LXXII.

Charles XII, tué devant une place assiégée en Norwége (Frédéricshall). CXXXVII. (Esprit des lois.) X, 13.

Chartreux. Espèce de dervis taciturnes. LXXXIII.

Cha-Soliman. Quelques ministres de ce prince avaient voulu expulser de Perse tous les Arméniens (allusion à l'édit de Nantes). LXXXVI.

Chat, sorti du nez du lion. XVIII.

Châtiments. Les châtiments dans le sérail. LXIV, CXLVIII-CLXI. (Voir Peines.)

Chaussures. Les hauts talons. C.

Chauvinisme. «Depuis le commencement de la monarchie, les Français n'ont jamais été battus.» (Lettre d'un nouvelliste.) CXXX.

Chimie (alchimie?), quatrième fléau qui ruine les hommes et les détruit en détail (?). CVI.

Elle habite tantôt l'hôpital, tantôt les Petites-Maisons. CXXXV.

Chine. Deux fois conquise par les Tartares. LXXXII.

Les Chinois pensent que leurs pères, anéantis dans le Tyen, revivent en eux sur la terre. De là, propagation de l'espèce. CXX.

Ils honorent leurs parents comme des dieux. Ibid.

Un conquérant de la Chine obligea ses sujets à se rogner les cheveux ou les ongles. LXI.

Chlorose, doit céder à un tonique où entreront des figures d'Arétin et des passages de Sanchez. CXLIII.

Chrétiens (vieux). Ce que c'est que les «vieux chrétiens» en Espagne et Portugal. Leur orgueil. LXXVIII.

Les chrétiens cultivent les terres en Turquie et sont persécutés par les Pachas. XIX.

Christ. Pas de royaume où il y ait eu tant de guerres civiles que dans celui du Christ. XXIX.

Christianisme. Il rend tous les hommes égaux, mais n'empêche pas les rois chrétiens d'autoriser la traite des nègres. LXXV.

Il est peu favorable à la propagation de l'espèce humaine. CXV.

Ses rapports avec le mahométisme au point de vue des croyances. XXXV.

Ses vices sociaux: interdiction du divorce; création d'eunuques des deux sexes; exaltation du célibat. CXV, CXVII, CXVIII.

Christine (de Suède), abdique la couronne pour se donner à la philosophie. CXXXIX.

Circassie, pays des belles esclaves. LXXX, XCVII.

Royaume grand et dépeuplé. CXIII.

Circoncision. Ablation d'un «petit morceau de chair.» XLVI.

Mesure sanitaire qui délivre l'homme de l'impureté. XXXIX.

Mahomet est né circoncis. XXXIX.

Climats. Ils fixent les tempéraments.

On n'en sort pas impunément. CXXII.

Cloître. Cinq ou six mots d'une langue morte y assurent une vie tranquille. CXVIII.

Clyster (composition d'un). CXLIII.

Coiffeuses. Supériorité des coiffeuses françaises. CI.

Coiffures. Variations des coiffures françaises. C.

Colonies. Elles affaiblissent la mère-patrie sans peupler le pays où on les établit. CXXII.

Les colonies grecques apportèrent avec elles un esprit de liberté. CXXXI.

Colonisation. L'auteur y est peu favorable et n'y voit, sauf exception, qu'une cause de dépopulation intérieure et extérieure. CXXII.

Il voudrait la borner à l'occupation de places pour le commerce. Ibid.

Com. (Ville de).

C'est là qu'est le «tombeau de la Vierge qui a mis au monde douze prophètes.» Lettres I, XVII.

Commentateurs. Armée effroyable des glossateurs, de commentateurs, jurisconsultes. CI.

Ils peuvent se dispenser d'avoir du bon sens. CXXXV.

Commerce. Plus il y a d'hommes, plus il fleurit; plus il fleurit, plus il y a d'hommes. CXVI.

Communisme. Montesquieu semble avoir attribué quelques avantages à l'indivision: «Le peuple Troglodyte se regardoit comme une seule famille: les troupeaux étoient presque toujours confondus; la seule peine qu'on s'épargnoit ordinairement, c'étoit de les partager.» Lettre XII.

Compères. Le rôle des compères dans les conversations du monde. LIV.

Compilateurs. Contre leurs plagiats stériles. LXVI.

Les compilateurs de lois et d'ordonnances. CI.

Conception. Mahomet ne veut pas que la femme conçoive dans l'état d'impureté. XXXIX.

Confesseur, son rôle près d'un vieux et d'un jeune roi. CVIII.

Congrès. «Épreuve aussi flétrissante pour la femme qui la soutient que pour le mari qui y succombe.» LXXXVII.

Conquête. «La conquête ne donne point un droit par elle-même.» XCVI.

Funestes nécessités de la conquête lorsqu'elle est lointaine: extermination des vaincus et épuisement des vainqueurs. CXXII.

Les conquêtes des Espagnols marquées par la ruine des campagnes. LXXVIII.

Conscience. Inhumanité de ceux qui affligent la conscience des autres. LXXXVI.

Conseils. Six ou sept conseils remplaçant les ministres ont pu sagement administrer la France. CXXXVIII.

Consolations. Vanité de celles qu'on tire «de la nécessité du mal, de l'inutilité des remèdes, de la fatalité du destin, de l'ordre de la providence.» XXXIII.

Conspirations fréquentes en Orient. Pourquoi? CIII.

Constantinople menacée de dépopulation par la polygamie. CXV.

Les transports de peuples qu'on y a faits n'ont jamais réussi. CXXII.

Constitution (Bulle de 1710) mal accueillie par les Français, surtout par les femmes. Louis XIV l'accepte. XXIV.

Les constitutions des papes, adoptées par la jurisprudence française. CI.

Influence de la constitution du corps sur les croyances religieuses. LXXV.

Conte persan. Anaïs dans le paradis. CXLI.

Continence. Chez les chrétiens, c'est la vertu par excellence (bien que le mariage soit saint: contradiction); elle a anéanti plus d'hommes que les pestes et les guerres les plus sanglantes. CXVIII.

Conversation. Influence qu'ont dans les conversations les choses inanimées, bruit du carrosse et du marteau, habit brodé, perruque blonde, tabatière, canne, gants. LXXXIII.

Coquetterie. «Un peu de coquetterie est un sel qui pique et prévient la corruption.» XXXVIII.

Corps. Les grands corps s'attachent aux minuties, aux vains usages. CX.

Corruption remarquée dans les Indes (en France), œuvre du système de Law. Peinture énergique des hontes de l'agiotage. CXLVI.

Cosrou, eunuque blanc amoureux de Zélide. LIII.

Cour. La vertu et la sincérité y sont périlleuses. Lettre VIII.

Courbe selon laquelle un vaisseau doit être taillé. XCVIII.

Courouc. Ordre qui, en Perse, écarte les hommes du passage des femmes de qualité. XLVII.

Courtisans. Par quels services ils gagnent des libéralités des princes, CXXV, et leurs faveurs, notamment celles de Louis XIV. XXXVIII.

Coutumes. Multiplicité des coutumes des provinces en France. La plupart rédigées d'après le droit romain. CI.

Couvent. Famille éternelle où il ne naît personne; gouffre où s'ensevelissent les races futures. CXVIII.

Création. Peut-on croire qu'elle n'ait eu lieu qu'il y a 6,000 ans? Plus tôt, Dieu n'a-t-il pas voulu? n'a-t-il pas pu? CXIV.

Cuisiniers. Le goût des cuisiniers français règne du septentrion au midi. CI.

Czar, son autorité despotique. LI.

D

Débiteurs avares qui ruinent leurs créanciers par des payements fictifs. CXLVI.

Décadence romaine. Passage qui contient en germe un des chefs-d'œuvre de Montesquieu. CXXXVI.

Décisionnaire. Homme content de lui qui tranche sur tout, morale, science, histoire, nouvelles. LXXII.

Défense. Elle rend la guerre légitime. Quand un traité a privé une société de «sa défense naturelle,» elle peut la reconquérir par la guerre. XCVI.

Déluge. Hypothèses de plusieurs déluges. CXIV.

Dépopulation. Catastrophe insensible.

Elle croît depuis les temps les plus reculés, dans tous les pays du monde connu. CXIII.

Ses causes physiques, CXIV, et morales, CXV, dans les pays musulmans, CXVI, et chrétiens, CXVII, CXVIII; en Afrique et en Amérique, CXIX; chez les sauvages, CXXI; dans les colonies, CXXIII.

Dervis (Lisez prêtres ou moines.) LVII;

Dervis taciturnes: Chartreux LXXXIII.

On souhaiterait que les dervis «se retranchassent tout ce que leur profession leur rend inutiles.» Ibid.

Société de gens avares qui prennent tout et ne rendent rien. Les dervis catholiques accaparent les richesses de l'État, paralysent la circulation, le commerce et les arts. CXVIII.

Comment ils administrent leurs bibliothèques. CXXXIII.

Déserts. Pays déserts par vice de nature ou destruction de peuples. CXXII.

Désespoir. Il égale la faiblesse à la force. XCVI.

Désirs. Malheur d'une femme qui a des désirs violents lorsqu'elle est privée de celui qui peut seul les satisfaire. VII.

Despote, despotisme. Le despote menacé par l'excès même de son autorité. LXXXII, CIII.

Le despotisme tue l'émulation, XC; conduit au régicide impuni. CIV.

Devins. Ils vous diront toute votre vie, «pourvu qu'ils aient eu un quart d'heure de conversation avec vos domestiques.» LVIII.

Dévot. Dévot ou incrédule par accès, caractère du chrétien. LXXV.

«Si dévots qu'ils sont à peine chrétiens» (les Espagnols). LXXVIII.

Le dévot adore tout ce qu'il vénère, attribue à de petites pratiques monacales la même efficacité qu'aux sacrements. Ibid.

Dictionnaire. Le dictionnaire de Furetière et celui de l'Académie. LXXIII.

Didon. On ignore la suite des princes africains depuis Didon. CXXXI.

Dieu. Les hommes le font à leur image. Dieux nègres, Vénus hottentote; «si les triangles faisoient un dieu, ils lui donneroient trois côtés.» LIX.

«Ils ont fait une énumération de toutes les perfections différentes que l'homme est capable d'avoir et d'imaginer, et en ont chargé l'idée de la divinité.»

Quoique tout-puissant, Dieu «ne peut pas violer ses promesses, ni tromper les hommes.»

Comment pourrait-il prévoir ce qui n'est pas encore?

La prescience divine est discutée et discutable. Peut-être n'est-elle qu'intermittente, quand Dieu veut qu'une chose arrive. En tout cas elle est contradictoire et supprime la liberté, le mérite et le démérite, tels que les métaphysiciens les définissent. LXIX.

«Dieu est si haut que nous n'apercevons pas même ses nuages.» LXIX.

Dieu défend-il le suicide? LXXVI.

S'il y a un Dieu, il faut qu'il soit juste... Il serait le plus méchant de tous les êtres puisqu'il le serait sans intérêt.

Docteurs qui représentent Dieu tantôt comme un être mauvais, tantôt comme un être qui hait le mal. LXXXIV.

Comment comprendre que Dieu ait différé, durant toute l'éternité, la création du monde?—Il n'y a point en lui de succession. CXIV.

Directeur. Portrait du directeur de consciences. XLVIII.

Discours prononcé par un général de la Fronde. CXII.

Disgrâce. Pour un Persan, la disgrâce du prince, c'est la mort. Aussi les révoltes coûtent-elles peu aux Orientaux.

Pour les grands d'Europe, la disgrâce n'est que défaveur, exil. CIII.

Dissimulation. Art nécessaire et pratiqué chez les Asiatiques. LXIII.

Distinction. Procédé jésuitique, raillé. XXIX.

Les distinctions des avocats ou des scolastiques. XXXVI.

Une «distinction» sur un morceau de papier, remède contre la gale, la gratelle, etc. CXLIII.

Divorce. Autorisé par le paganisme. CXV.

Il contribuait à l'attachement mutuel CXVII.

Son interdiction peu judicieuse relâche les liens que le christianisme prétend resserrer, et porte atteinte à la fin du mariage. Ibid.

Elle engendre la froideur dans le ménage, livre aux filles de joie l'homme dégoûté d'une épouse éternelle et nuit à la propagation de l'espèce. Ibid.

Docteurs qui représentent Dieu comme un être qui fait un exercice tyrannique de sa puissance, etc. LXXXIV.

Don Quichotte. Le seul des livres espagnols «qui soit bon est celui qui a fait voir le ridicule de tous les autres.» LXXVIII.

Droit barbare. Lois franques, etc., abandonnées pour le droit romain. CI.

Droit canon. Constitutions des papes (Décrétales), adoptées par les Français. Ibid.

Droit civil. Il règle les affaires des particuliers.

Identité rationnelle du droit civil et du droit public. XCV.

Droit coutumier presque toujours modifié selon le droit romain. CI.

Droit des gens (voyez Droit public), doit prohiber les inventions meurtrières. CVI.

Droit public faussé par les passions des princes, la patience des peuples, la flatterie des écrivains; science qui apprend aux princes jusqu'à quel point ils peuvent violer la justice. XCV.

Le droit public devrait être considéré comme un droit civil étendu au monde entier. Ibid.

Il est plus connu en Europe qu'en Asie. Ibid.

Sanctions du droit public: la guerre; les représailles; la suppression des avantages mutuels; la renonciation aux alliances. XCVI.

Les principes du droit public sont ceux du droit privé. Ibid.

Droit romain. Fond du droit français, rédigé en partie par les Byzantins. CI.

Droits surannés rétablis au détriment du peuple par les fauteurs d'intrigues princières. CXLV.

Duel. Edit de Louis XIV contre les duels, loué par un homme qui «reçut cent coups de bâton pour ne le pas violer.» LIX.

Contradiction entre les lois de la nation et les lois de l'honneur.

Inutilité et injustice des lois sur le duel. XCI.

Sottise du duel, qui met le droit à la merci de la force ou de l'adresse corporelle.

Injustice du duel par champions.

Rôle des seconds.

Le duel survit à toutes les interdictions et à toutes les peines. Ibid. XCI.

E

Eau froide pour les ablutions du matin. XLVI.

Manque à Venise pour les purifications musulmanes.

(Voir Venise.)

Ecclésiastiques. On leur demande de prouver ce qu'on est résolu de ne pas croire. LXI, LXXV.

Ecriture sainte. Tortures que lui infligent les glossateurs ecclésiastiques. CXXXIV.

Diversité des interprétations. Ibid.

Edit de Nantes. «En proscrivant les Arméniens (les protestants), on pensa détruire en un seul jour tous les négociants et presque tous les artisans du royaume.»

Coup porté à l'industrie par la dévotion. LXXXVI.

Education. Tristes résultats de celle que les enfants, en Orient, reçoivent des esclaves. XXXIV.

Education des femmes. Entre les hommes et les femmes, «les forces seroient égales si l'éducation l'étoit aussi.» XXXVIII.

Egalité. L'égalité civique, amenant l'égalité des fortunes porte l'abondance et la vie dans toutes les parties du corps politique. CXXIII.

Chez les Guèbres la femme était l'égale de son mari. LXVII.

Eglise. L'histoire de l'Église et des Papes, faite pour édifier, produit l'effet contraire. CXXXVI.

Egypte dépeuplée. CXIII.

Egyptiens. Autorité de la femme établie chez eux par une loi en l'honneur d'Isis. XXXVIII.

Eléphant. Ses ordures font pencher l'arche et engendrent le pourceau. XVIII.

Emollients. Molina, Escobar, Vasquez, etc., en clystère. CXLIII.

Empire romain. Gouvernement militaire et violent sous lequel gémit l'Europe. CXXXI.

Démembré par les barbares. Ibid.

Empire d'Allemagne (voyez Allemagne).

Empires comparés à un arbre dont les branches trop étendues ôtent le suc du tronc. CXXII.

Enfants. Les enfants nés dans la misère, ou issus de mariages précoces, meurent en bas-âge ou forment des générations étiolées. CXXIII.

Tout enfant né dans le mariage est censé être au mari. LXXXVII.

Enrhumé. «Tout Espagnol qui n'est pas enrhumé ne saurait passer pour galant.» LXXVIII.

Eole. Fils qu'il eut d'une nymphe de la Calédonie (Law), et auquel il apprit l'art d'enfermer du vent dans des outres.

Voyages de ce fils en compagnie du dieu du hasard; son séjour en Bétique (France); ses discours; il escamote la fortune des crédules auditeurs. CXLII.

Epée (gens d'), méprisent les gens de robe, qui le leur rendent. XLIV.

Epigrammes. Petites flèches déliées qui font une plaie profonde. CXXXVII.

Episodes intercalés. Les Troglodytes. XI-XIV.

Aphéridon et Astarté. LXVII.

L'immortelle Anaïs. CXLI.

Fragments d'un mythologiste. CXLII.

Epitaphe d'un Français mort de lassitude en la soixantième année de son âge. LXXXVIII.

Epopées. Les connaisseurs disent qu'il n'y en a que deux et qu'on n'en peut plus faire. CXXXVII.

Equité. «Libres que nous serions du joug de la religion, nous ne devrions pas l'être de celui de l'équité.» LXXXIV.

Erivan, ville où s'achètent les esclaves géorgiennes et circassiennes. LXXX.

Erzeron (Erzeroum), ville de Turquie d'Asie. Lettres IV, V, VI, XVI.

Esclavage aboli par les rois dans leurs États, rétabli dans leurs conquêtes. Pour quelles raisons? LXXVI.

Esclaves. Leur dégradation morale; danger de leur fréquentation. XXXIV.

Esclaves romains. Leur multiplication favorisée; leur pécule, leurs industries; aisance dans la servitude, espoir de liberté; affranchissement et libération. CXVI.

Escobar. Casuiste espagnol (XVIe-XVIIe siècles). Emollient. CXLIII.

Espagne, espagnols. Espagnols et Portugais, deux peuples qui «méprisant tous les autres, font aux seuls François l'honneur de les haïr.» Orgueilleux, ennemis de tout travail, amoureux, dévots jusqu'à enfermer leurs femmes avec un novice ou un franciscain; jaloux; leurs politesses bizarres; leur ignorance. Extravagance de leurs livres. LXXVIII.

L'abaissement de l'Espagne correspond aux progrès du protestantisme. CXVIII.

L'inquisition en Espagne. XXIX, LXXVIII.

Dépopulation. CXIII.

L'expulsion des maures. CXXII.

Les Espagnols ont été logiquement conduits à massacrer les indigènes de leurs colonies.

Ils n'ont pu repeupler l'Amérique dévastée par eux. Au lieu de passer aux Indes, ils feraient mieux de rappeler en Espagne tous les métis et tous les indiens. CXXII.

Dans l'Espagne, ou Hespérie, au temps des colonies grecques, on ne voit guère de monarchies. CXXXI.

Résumé de l'histoire d'Espagne. Expulsion des princes mahométans. Eclat momentané, fausse opulence. La nation vit sur l'orgueil de son passé. CXXXVI.

Esprit (homme d'). Portrait de l'homme d'esprit, ses défauts, ses ennuis. CXLV.

Estomac, son influence sur l'intensité des croyances religieuses. LXXV.

États. Il y a en France trois états: église, épée, robe, qui se méprisent mutuellement. XLIV.

États. Les plus puissants États de l'Europe sont l'Empire, la France, l'Espagne et l'Angleterre. CIII.

Eunuques. Leurs fonctions, devoirs; situation dans le sérail. II, XV.

Plaintes contre leur autorité. IV, VII, IX, CLVI-CLIX.

Leur état détruit l'effet des passions sans en éteindre la cause, IX; leur jalouse impuissance, leurs souffrances. Ibid.

Confiance et mépris de leurs maîtres. XXI.

Leur position entre les deux sexes. XXII.

Leurs mariages. LII, LXVII.

Ils n'ont pas sur leurs femmes la même autorité que les autres maris. LXVII.

Leur multitude en Asie est une cause de dépopulation. CXV.

Voir encore CXLVII-CLXI.

Eunuques (blancs). L'eunuque blanc n'a pas d'accès près des femmes; Nadir, eunuque blanc, trouvé seul avec Zachi, est menacé de mort par Usbek. XXI.

Le chef des eunuques blancs sévèrement blâmé. XXII.

Passion de Cosrou, eunuque blanc, pour Zélide. Sorte de volupté que les eunuques goûtent, dit-on, dans le mariage. LIII.

Eunuques (noirs), chargés spécialement de la direction des femmes dans le sérail, de l'examen et de l'achat des esclaves, des corrections, même manuelles. Passim.

Histoire du grand eunuque noir, racontée par lui-même. IX, LXIV.

Ce qui lui arrive en mettant une femme au bain. IX.

Tours que lui jouent les femmes.

Châtiment obtenu contre lui par une femme, dans un de ces moments où le mari ne refuse rien.

Il veut mutiler un esclave noir qui résiste, XLI, XLII.

Achète une Circassienne. LXXX.

Une femme jaune de Visapour. XCVII.

Sa mort; désordres qui la suivent. CXLIX.

Eunuques chrétiens. Prêtres et dervis de l'un et l'autre sexe. CXVIII.

Agents de dépopulation. Ibid.

Europe. Sa capitale, Paris. XXIII.

Ses plus puissants États, la plupart monarchiques. CIII.

Européens. Ils font tout le commerce des Turcs, XIX; aussi punis par une peine légère que les Asiatiques par la perte d'un membre. LXXXI.

Evêques, gens de loi subordonnés au pape; unis au pape ils font des articles de foi; en particulier, ils dispensent d'accomplir la loi. XXIX.

Evêque vantant son mandement. CII.

Extravagance humaine. A propos des pompes funèbres. XL.

F

Famille. Puissance paternelle chez les Romains. LXXIX.

Chez les Français, les familles se gouvernent toutes seules. LXXXVII.

Leurs différends portés devant les tribunaux. Ibid..

Les membres de la famille ne sont liés que par l'amour et la gratitude. CV.

Infériorité de la famille polygamique. VII, CXV, XXXIV.

Fat. Son portrait. L.

Fatalisme musulman. Cause de dépopulation. CXX.

Fatmé rappelle à Usbek sa beauté, lui raconte ses désirs amoureux et les soins qu'elle prend de sa personne. VII.

Faveur. C'est la grande divinité des Français. LXXXIX.

Félicitations. Tout pour les Français est matière à félicitations et compliments. LXXXVIII.

Femme jaune de Visapour, achetée cent tomans. Sa beauté supérieure à «tous les charmes de la Circassie.» XCVII.

Femmes. Liberté des femmes européennes. XXIII, XXVI.

Indignation des Françaises contre la Constitution (bulle de 1710) qui leur interdit la lecture de la Bible. XXIV.

Coquetterie des Françaises de tout âge. LII.

Leur légèreté, leurs infidélités qui ne choquent personne. LV.

«Ce n'est pas qu'il n'y ait des dames vertueuses... mais si laides qu'il faut être un saint pour ne pas haïr la vertu.» Ibid.

Les femmes, surtout lorsqu'elles vieillissent, s'adonnent au jeu avec passion. LVI.

Comment elles ruinent leurs maris. Ibid.

Vieilles femmes qui ont travaillé tout le matin à se rajeunir et passent le soir à louer le temps de leur jeunesse. LIX.

Leur situation en Espagne; elles laissent souvent aux hommes «un long et fâcheux souvenir d'une passion éteinte.» LXXVIII.

Les femmes adorent ceux qui savent parler sans rien dire. LXXXIII.

La loi naturelle soumet-elle les femmes aux hommes?

Chez les peuples les plus polis, les femmes ont de l'autorité sur leurs maris.

Les hommes, dit Mahomet, ont un degré sur elles. XXXVIII.

En France, les femmes gouvernent, distribuent les faveurs et les places. CVIII.

Elles forment une sorte de république (nous dirions franc-maçonnerie). Ibid.

Gravité du rôle d'une jolie femme. CXI.

Femmes (musulmanes). (Voir sérail). La femme, selon Mahomet, est d'une «création inférieure;» elle n'entrera pas dans le paradis. XXIV.

«Les femmes sont vos labourages, elles vous sont nécessaires comme vos vêtements, et vous à elles,» dit le prophète. CXV.

Quatre femmes, permises par la loi, et autant de concubines qu'un homme en peut entretenir et satisfaire. Ibid.

Fermier général. Portrait du fermier général suffisant. XLVIII.

Ceux qui lèvent les tributs nagent au milieu des trésors. XCIX.

Leur situation terrible devant la chambre de justice. Ibid.

Fermiers. En vain les accable-t-on de frais; ils payent leurs loyers toujours en retard. CXXXII.

Fidélité. La fidélité n'empêche point le dégoût qui suit les passions satisfaites. XXXVIII.

Filles. Fille modeste avouant devant les juges les tourments d'une trop longue virginité. LXXXVII.

Filles ravies ou séduites; elles font les hommes beaucoup plus mauvais qu'il ne sont. Ibid.

Les filles des laquais enrichissent les seigneurs ruinés. XCIX.

En Europe, on sait à la minute le moment où elles cessent de l'être. En Orient, quoique mariées, elles se défendent longtemps. LV.

Filles de joie. Il y en a à Paris autant que de dervis. LVII.

L'interdiction du divorce leur livre les maris désespérés. CXVII.

Filles musulmanes confiées aux eunuques noirs dès leur septième année; quelquefois on attend leur dixième. LXII.

Finances. En trois ans quatre systèmes. Bouleversées par Law. CXXXVIII.

Financiers. Leurs bureaux, leurs inventions, leur impertinence CXXXVIII.

Flamel (Nicolas), a découvert la pierre philosophale. XLV. (La légende paraît avoir fait sans raison un alchimiste de Flamel, riche écrivain—juré de l'Université de Paris, mort en 1418.)

Fléchier (M. de N.). Ses oraisons funèbres ne peuvent entrer dans le vomitif indiqué par le médecin de province. CXLIII.

Flegme des grands seigneurs. LXXIV.

Des Espagnols et Portugais. LXXVIII.

Formalités. pernicieuses dans la jurisprudence et dans la médecine. CI.

Fortune. Instabilité des fortunes en France. (Allusion à Law.) XCIX.

Fouet. Châtiment qu'on inflige aux femmes persanes. CLVII.

Fous. Les Français «enferment quelques fous dans une maison, pour prouver que les autres ne le sont pas.» LXXVIII.

Fragment d'un ancien mythologiste, sur le fils d'Eole, Law. CXLII.

Français. Leur activité: «ils courent, ils volent.» XXIV.

Leur vanité, exploitée par Louis XIV, Ibid.

Le roi les fait penser comme il veut. Ibid.

Leurs perpétuelles accolades. XXVIII.

Leur gaieté, leur liberté d'esprit inconnues aux Persans et aux Turcs. XXXIV.

Ils parlent beaucoup. LXXXIII.

Leur badinage. LXIII.

Leurs modes. C.

Leur prééminence en toilette, cuisine, coiffures. CI.

Leur amour de la gloire. XC.

Ils ont pris de leurs voisins tout ce qui concerne le gouvernement politique et civil. CI.

Leur droit écrit, coutumier et canonique. Ibid.

France. Sa population n'est rien en comparaison de celle de l'ancienne Gaule. CXIII.

Un des plus puissants États d'Europe. CIII.

Allusion à la guerre avec l'Espagne, sous la Régence. CXXXII.

G

Gaité. Gaieté des Français, inconnue des Persans, surtout des Turcs. XXXIV.

Gale. Remède recommandé contre la gale, gratelle, teigne, etc. CXLIII.

Galice, province d'Espagne, lieu de pèlerinage. XXIX.

Gardes. En quelle occasion les rois de France se donnèrent des gardes. CIII.

Gaules. Colonies grecques dans les Gaules.

Dans les temps les plus reculés, on ne voit guère de monarchies chez les Gaulois. CXXXI.

Gemchid (nom du fondateur légendaire de la royauté Perse), dervis du brillant monastère de Tauris. Usbek lui énumère les conformités du christianisme et de l'islamisme, et lui demande si les chrétiens iront en enfer. XXXV.

Généalogiste. Pauvre métier. Espérances que fonde un généalogiste sur les enrichissements subits dûs au système de Law. CXXXII.

Gênes, république, qui n'est remarquable que par ses bâtiments. CXXXVI.

Gengiskan, ses conquêtes mises au-dessus de celles d'Alexandre. LXXXII.

Géomètre. Esprit exclusif d'un géomètre, sa rencontre avec un traducteur d'Horace. CXXIX.

Les géomètres obligent un homme malgré lui d'être persuadé. CXXXV.

Géorgie, royaume jadis vassal de la Perse. XCII.

Gloire. C'est une nouvelle vie qu'on acquiert.

Le désir de la gloire croît avec la liberté; la gloire n'est jamais compagne de la servitude.

Amour des Français pour la gloire. XC.

Glossateurs, peuvent se dispenser d'avoir du bon sens. CXXXV.

Goa. Les habitants de Goa prêtent vingt mille pistoles sur une des moustaches de Jean de Castro. LXXVIII.

Gortz (baron de), ministre suédois condamné à mort. CXXVIII.

Goths, déposaient leurs rois dès qu'ils n'en étaient pas satisfaits. CXXXI.

Gouvernements, monarchiques en Europe, avec tempéraments; absolus en Orient. CIII.

Diversité des gouvernements en Europe. Le plus parfait est celui qui va à son but à moins de frais et qui conduit les hommes selon leur inclination.

Supériorité rationnelle d'un gouvernement doux. LXXXI.

La douceur du gouvernement, les républiques, Suisse et Hollande, en sont une preuve constante, contribue à la propagation de l'espèce. CXXIII.

Grace. Le droit de grâce, attribut des rois en Europe. CIII.

Grammairiens, peuvent se dispenser d'avoir du bon sens. CXXXV.

Grands. En Perse, il n'y a de grands que ceux à qui le monarque donne quelque part au gouvernement. LXXXIX.

Gravitation, la clef de la nature. XCVIII.

Gravité. Causes de la gravité des Asiatiques. XXXIV.

La gravité est le caractère saillant des Espagnols et des Portugais. LXXVIII.

Grèce, aujourd'hui réduite à la centième partie de ses habitants. CXIII.

Tira ses colonies d'Egypte et d'Asie, renversa ses tyrans, se divisa en républiques qui tinrent en échec la Perse, répandirent les arts, peuplèrent l'Italie, colonisèrent la Gaule, et l'Espagne. CXXXI.

Guèbres. Antiquité de leur religion; mariage de la sœur avec le frère, «usage introduit par Cambyse» (?) LXVII (Aphéridon et Astarté).

La persécution a privé la Perse de «cette nation si appliquée au labourage» (allusion à l'édit de Nantes). LXXXVI.

Guerre. Deux sortes de guerres justes: pour défendre le sol, pour secourir un allié.

La guerre, c'est la peine de mort transportée dans le droit public.

La déclaration de guerre est régie par les mêmes principes que l'accusation en droit privé. XCVI.

Il n'y a jamais eu autant de guerres civiles que dans l'empire du Christ. XXIX.

Les guerres de religion ne sont pas dues à la multiplicité des religions, mais à l'intolérance. LXXXVI.

Guerrier. Vanité et babil du vieux guerrier. Les officiers médiocres languissent dans les emplois obscurs. XLVIII.

Guilan, province où Cha-Abbas déporta les Arméniens. CXXII.

Guinée. Vanité d'un roi de Guinée dont tous les ornements consistaient en sa peau noire et luisante et quelques bagues. XLIV.

Ses côtes dépeuplées par la traite des nègres;

Ses rois vendent leurs sujets. CXIX.

Guitare. Abus qu'en font les Espagnols. LXXVIII.

Guriel, petit État d'Asie, peu peuplé. CXIII.

Gustape (Hystaspe), nom d'un héros perse, quatrième roi de l'antique dynastie Kaïanienne, sous lequel vivait Zoroastre. LXVII.

Les Tartares se sont assis sur le trône de Cyrus et Gustape. LXXXII.

H

Habillement, son influence sur la curiosité publique en France. XXX.

Hagi, qui a fait le pèlerinage de la Mecque. XXXIX.

Hassein, dervis de la montagne de Jaron. Usbek lui adresse la lettre sur les philosophes rationalistes. XCVIII.

Hérésie. Les savants en sont naturellement accusés. CXLV.

Hérétiques. Ceux qui mettent au jour quelque proposition nouvelle sans avoir présenté au moins une distinction. XXIX.

Brûlés par les dervis en Espagne et Portugal. LIX, LXXVIII.

Allusion à l'édit de Nantes. LIX.

Héros, se ruinent à conquérir des pays qu'ils perdent soudain. CXXII.

Les héros de roman français et orientaux. CXXXVII.

Hibernois (?), chassés de leur pays, viennent utiliser en France leur talent pour la dispute. XXXVI.

(Note de l'édition Lefèvre. 1820.)

Historiens de l'Église, de la décadence romaine, de l'empire d'Allemagne, de France, d'Espagne, d'Angleterre, de Hollande, d'Italie, de Suisse, de Venise, de Gênes, du Nord, de la Pologne.

Caractère et destinée des différents peuples. CXXXVI.

Hohoraspe (le cheval de l'asoura ou le cheval-être), divinité persique (?), nom donné à un fabuleux Cambyse, père de Gustape et troisième roi de la dynastie Kaïanienne. LXVII.

Hollande, république citée avec éloge. LXXII.

Seconde reine de la mer, respectée en Europe, formidable en Asie. CXXXVI.

Les Hollandais poussèrent les colonies portugaises à la révolte pour s'en emparer. CXXII.

Homère. Dispute sur les poëmes et le mérite d'Homère. XXXVI.

Hommes (en général) nés pour être vertueux; la justice leur est aussi propre que l'existence. X.

Ils rapportent tout à leurs idées, XLIV; à leurs souvenirs, LIX; s'exagèrent leur place dans l'univers, LXXVI; cèdent trop volontiers aux passions et à l'intérêt immédiat qui leur voilent les avantages de la justice, si nécessaire à leur sécurité et à leur bonheur. LXXXIV.

La fausseté de leurs espérances et de leurs craintes les rend malheureux. CXLIII.

Il semble que le fait d'être assemblés en grand nombre rétrécisse leur esprit. CX.

Ils n'ont sur les femmes qu'un pouvoir tyrannique. Ils sont les plus forts. XXXVIII.

Les soupçons et la jalousie les mettent dans la dépendance des femmes. LXII.

Hommes lâches qui abandonnent leur foi pour une médiocre pension. CXLV.

Hommes a bonnes fortunes, leur fatuité, leur indignité sociale. XLVIII.

Honneur. Le sanctuaire de l'honneur, de la réputation et de la vertu, semble être établi dans les républiques.

Un sujet blessé dans son honneur par son prince quitte sur-le-champ sa cour, son emploi, son service. XC.

Huguenots. La persécution qui les a jetés en exil n'a point profité à la France. LX.

Humanité. Les devoirs de l'humanité priment les règles de la religion. A ce point que toutes les religions les ont inscrits en tête de leurs préceptes. XLVI.

I

Ibben, un des correspondants ordinaires d'Usbek et de Rica, négociant à Smyrne, oncle de Rhédi. XXIII, XXIV, XXV, XXIX, XXX, XXXIV, XXXVII, XXXVIII, XL, LV, LVI, LX, LXVIII, LXXVI, LXXVII, LXXXIII, XC, CXIX, CIII-CV, CVIII, CXXVIII, CXXXVIII.

Ibbi, esclave qui a suivi Usbek, correspondant du grand eunuque noir. IX.

Ibbi (hagi), écrit à Ben Josué sur la naissance merveilleuse de Mahomet. XXXIX.

Ignorance. Les monarchies n'ont été fondées que sur l'ignorance et ne subsistent que par elle, témoins les royautés d'Orient. CVI.

Heureuse ignorance des musulmans. Ibid.

Ignorants. Un ignorant se dédommage en méprisant le mérite. CXLV.

Iles peuplées par des malades que quelques vaisseaux y avaient abandonnés. (L'île de France et la Réunion.) CXXII.

Immaums (Imans), saints et prophètes musulmans. Il y en a douze (les douze premiers successeurs de Mahomet). Treizième iman est un compliment comme dixième muse. Les imans sont des prêtres chargés de faire la prière publique, de prêcher le vendredi; ils assistent à la circoncision, aux mariages, aux enterrement XVI, XCIV.

Immeubles. Deux appréciations de ce genre de biens. CXXXII.

Immortalité (de l'âme). On y croit par semestre. LXXV,

Pour «mourir du côté de l'espérance.» Ibid.

Impie. Impie ou dévot, selon le tempérament, la digestion, la santé. LXXV.

Impôts. Ils pèsent sur l'agriculture, l'industrie, CXXV,

Et la nourriture du peuple. Ibid.

Le vin, très-imposé, est cher à Paris. XXXIII.

Impureté, viandes immondes, impureté des cadavres.

«Les choses ne sont en elles-mêmes ni pures, ni impures... La boue ne nous paroît sale que parce qu'elle blesse notre vue ou quelque autre de nos sens.» XVII.

Légende musulmane sur l'impureté du cochon et du rat. XIX.

Inde. Les «hommes de chair blanche» dans l'Inde. Leur orgueil. LXXVIII.

Industrie. Les revenus industriels supérieurs à ceux de l'agriculture.

Avec une pistole de couleurs le peintre en gagne cinquante, etc., etc. CVII.

Infaillibilité de ceux que l'Esprit-Saint éclaire—et qui ont grand besoin d'être éclairés. CII.

Injustice. Les hommes peuvent faire des injustices, parce qu'ils ont intérêt de les commettre; nul n'est mauvais gratuitement. LXXXIII.

Inquisition. Elle sévit en Espagne et en Portugal. Sa cruauté et son hypocrisie. XXIX.

Elle ne fait jamais brûler un juif «sans lui faire des excuses.» LXXVIII.

Elle présume l'accusé coupable. XXIX.

Instabilité des honneurs et des fortunes en Orient. Aujourd'hui général, cuisinier demain. XC.

Intercesseur. Chrétiens et mahométans croient à la nécessité d'un intercesseur auprès de Dieu. XXXV.

Intérêt. «L'intérêt particulier se trouve dans l'intérêt commun.» XII.

La raison de l'injustice est toujours «une raison d'intérêt.» LXXXIV.

Leur intérêt est toujours ce qu'ils (les hommes) voient le mieux. Ibid.

«L'intérêt est le plus grand monarque de la terre.» CVII.

Interprètes, ont cherché dans l'Ecriture la confirmation de leurs idées particulières. CXXXIV.

Intolérance, ses résultats funestes, son iniquité. LXXXVI.

Intrigants, souffleurs, magiciens, devins, femmes fardées, gens de loi, maîtres de langues et d'arts, boutiquiers, etc. LVIII.

Invalides. Éloge des Invalides. LXXXV.

Irimette, petit royaume voisin de la Perse. CXIII.

Fort dépeuplé. Ibid.

Irréligion. Les savants en sont nécessairement accusés. CXLV.

Isben-Aben, historien arabe. XXXIX.

Isis, divinité égyptienne, symbolisant l'autorité de la femme. XXXVIII.

Ispahan (ville des chevaux, ou du soleil considéré comme le coursier céleste), capitale de la Perse, dépérit et serait changée en désert par la polygamie, si les rois n'y transportaient sans cesse des nations entières. CXV.

Italie, partagée en un nombre infini de petits États ouverts comme des caravansérails. CIII.

Au temps des premières colonies grecques, il n'y avait guère de monarchies en Italie. CXXXI.

Jadis maîtresse du monde, aujourd'hui esclave des autres nations. CXXXVI.

J

Jalousie. Jalousie musulmane. VI.

Jalousie française. LV.

Jalousie espagnole. LXXVIII.

La jalousie des hommes prouve leur dépendance. LXII.

Jalousie mutuelle des sectes religieuses; elle descend jusqu'aux particuliers. LXXXVI.

Jaloux. Ridicules en France. LV.

Jamblique, purgatif. CXLIII.

Jansénistes, désignés. XXIV.

Japhet raconte, par ordre de Mahomet, les légendes de l'arche de Noé. XVIII.

Jaron, eunuque noir en correspondance avec le grand eunuque. XV, XXII.

Jésuites. Constitution des Jésuites, purgatif violent;

Pièces des Jésuites français, vomitif puissant. CXLIII.

Jeu. «Très en usage en Europe: c'est un état que d'être joueur.» LVI.

Les jeux de hasard interdits par Mahomet. Ibid.

Jeunes. Les chrétiens en ont comme les musulmans. XXXV.

Joueuses, leur portrait. LVI.

Journalistes. Ils ne parlent que des livres nouveaux et flattent les auteurs. CIX.

Journaux. Livres par fragments. Leurs avantages et leurs défauts.

Ils flattent la paresse. CIX.

Judaïsme, «vieux tronc qui a produit deux branches qui ont couvert toute la terre.» LX.

Juges. Ils ne s'enflent point d'une vaine science. Les avocats travaillent pour eux. LXVIII.

Ils présument qu'un accusé est innocent. XXIX.

Juifs. Ils font en France ce qu'ils font en Perse. Leur obstination invincible pour leur religion. LX.

«Ils n'ont jamais eu dans l'Europe un calme pareil à celui dont ils jouissent... On s'est mal trouvé en Espagne de les avoir chassés.» Ibid.

Les Juifs lèvent les impôts en Turquie; persécutés par les pachas. XIX.

Ils achètent les enfants. LXVII.

Les Juifs se maintiennent et multiplient, par l'espoir d'engendrer un Messie. CXX.

Transportés en Sardaigne par les Romains. CXXII.

Justesse, «Martyr de sa justesse» un esprit trop régulier, trop géométrique, ressemble à Tarquin, à Thrasybule ou à Périandre coupant avec leur épée «la tête des fleurs qui s'élevaient au-dessus des autres.» CXXIX.

Justice. Les hommes sont «nés pour être vertueux; la justice est une qualité qui leur est aussi propre que l'existence.» X.

La justice est inséparable de la solidarité, de la garantie mutuelle du droit.

«L'intérêt des particuliers se trouve dans l'intérêt commun.» XII.

La justice est un rapport de convenance qui se trouve réellement entre deux choses.

Dès qu'on suppose que Dieu voit la justice, il faut nécessairement qu'il la suive.

Quand il n'y aurait pas de Dieu, nous devrions toujours aimer la justice.

La justice est éternelle. Si elle ne l'était pas, ce serait une vérité terrible qu'il faudrait se dérober à soi-même.

Plaisir d'être juste. LXXXIV.

La justice est violée par le droit public faussé. XCV.

En France elle se mêle de tous les différends de famille; elle est toujours contre le mari jaloux, le père chagrin, le maître incommode. LXXXVII.

Justice divine, incompatible avec la prescience. LXIX.

L

Lacédémone. Les récompenses à Lacédémone. XC.

Si Lycurgue avait établi que les maris changeassent de femmes tous les ans, il en serait né un peuple innombrable. CXVII.

Lapin, immonde pour le juif. Discussion du Juif, du Turc, de l'Arménien, du brachmane à propos d'un lapin. XLVI.

Laquais. En France, le corps des laquais est un séminaire de grands seigneurs. XCVIII.

Leurs enrichissements subits par la spéculation.

Leur vanité. CXXXVIII.

Law. Un étranger est venu... qui a tourné l'État comme un fripier tourne un habit, etc. CXXXVIII.

Son portrait allégorique en tant que fils d'Eole. CXLII.

Corruption qui résulte du système et de l'agiotage effréné. CXLVI.

Légendes mahométanes sur les viandes et les animaux immondes, XVIII.

Sur la naissance de Mahomet. XXXIX.

Législateurs, leurs défauts ordinaires et leurs ridicules: étroitesse, puérilité, subtilité, emploi d'une langue morte, etc. LXXIX.

Lèse-majesté, seul crime politique qui entraîne la mort pour les grands d'Europe. CIII.

Selon les Anglais, c'est le crime que le plus faible commet contre le plus fort, aussi bien s'il est roi que s'il est peuple. CV.

Lettres, avantages du roman par lettres: «l'on rend compte soi-même de sa situation actuelle; ce qui fait plus sentir les passions, que tous les récits qu'on en pourrait faire.»

(Quelques réflexions sur les Lettres Persanes.)

Lettres intercalées dans d'autres:

D'une comédienne perdue par un jeune abbé. XXVIII.

D'une jeune russe qui veut être battue. LI.

D'un Français voyageant en Espagne. LXXVIII.

D'un savant. CXLV.

Trois de nouvellistes. CXXX.

D'un antiquaire. CXLII.

D'un médecin de province. CXLIII.

Lever. La présence assidue au lever du roi est un titre aux libéralités et aux faveurs. XXXVII, CXXV.

Libéralités. Grâces et pensions accordées par les princes aux courtisans, aux dépens de l'agriculture et de l'industrie. CXXIV.

Liberté supprimée par la prescience divine. Liberté d'indifférence. LXIX.

La liberté existe surtout dans les républiques; favorable à la propagation de l'espèce et aux progrès de l'opulence. Elle attire les étrangers. CXXIII.

La liberté semble faite pour le génie des peuples d'Europe. CXXXI.

La liberté chez les ancêtres des peuples du Nord. Ibid.

Libre arbitre, incompatible avec la prescience. LXIX.

Lionne (M. de L.) président des nouvellistes. CXXX.

Livourne, ville nouvelle, témoignage du génie des ducs de Toscane. XXIII.

Livres. Contre les faiseurs de livres inutiles.

Respect qu'on doit aux ouvrages originaux. LXVI.

Absence de bon sens dans les livres espagnols, romans ou scolastiques. Exception en faveur de Don Quichotte. LXXVIII.

Le sujet est délayé selon le format des livres. CIX.

Jusqu'à ce qu'un homme ait lu tous les livres anciens, il n'a aucune raison de leur préférer les nouveaux. Ibid.

Les diverses espèces de livres. CXXXIII-CXXXVII.

Lois. Lois variables des législateurs.

Lois éternelles, immuables, de la nature. XCVIII.

Lois anciennes établies par les rois Francs, oubliées pour des lois romaines en partie rédigées par les Byzantins.

Ajoutez les constitutions des papes et quelques coutumes de villes et provinces, récemment rédigées; plus les commentaires, les formalités et la jurisprudence.

«Cette abondance de lois, en France, accable également la justice et les juges.» CI, LXXIX.

Il ne faut toucher aux lois que d'une main tremblante. LXXIX.

Les lois contre les suicidés sont injustes parce qu'elles sont sans objet. Elles ne lient pas les morts. LXXVI.

Chez les barbares germaniques, les lois étaient faites dans les assemblées de la nation. CXXXI.

Louis XIV, son portrait, sa dévotion, sa puissance, sa maîtresse, ses ministres, sa vieillesse. XXIV, XXXVII.

Trop peu modéré envers les ennemis. XXIV.

Son goût pour les femmes. CVIII.

Sa mort et son testament. XCIII.

Son amour pour la politique orientale, c'est-à-dire le despotisme. XXXVII.

Louis XV, son enfance. XCIII.

Son portrait. Les espérances qu'il donne. CVIII.

Lucifer jeté au fond de la mer, lors de la naissance de Mahomet, nage quarante jours. XXXIX.

Lumière, son trajet du soleil à la terre. XCVIII.

Lunettes, insignes de la gravité espagnole et portugaise, symbole de science. LXXVIII.

Luxe, nécessaire à la prospérité des nations. CVII.

M

Mages, prêtres du magisme ou mazdéisme. LXVII.

Adorateurs du soleil, des étoiles, du feu et des éléments;

Mais leur religion, calomniée par les musulmans, est, selon Montesquieu, un pur monothéisme. Ibid.

(Le mazdéisme est une polythéisme dualiste où la lumière et les ténèbres (le bien et le mal) luttent dans le temps et l'espace sans bornes.)

Les mages enseignaient que les actes les plus méritoires sont: faire un enfant, labourer un champ, planter un arbre. CXX.

Magiciens. Ils promettent «de vous faire coucher avec les esprits aériens, pourvu que vous soyez seulement trente ans sans voir de femmes.» LVIII.

Magie. Les savants en sont accusés. CXLV.

Magistrats. Ils doivent rendre la justice de citoyen à citoyen. XCVI.

Mahomet, sa naissance merveilleuse. XXXIX.

Il naît circoncis. Ibid.

Ses prescriptions relatives aux viandes immondes. XVIII.

Il a enchaîné Satan et l'a précipité dans les abîmes;

Il a purifié la terre. XCIV.

Mahométans. Plus persuadés de leur religion que les chrétiens. LXXV.

Croient à la vertu des amulettes et talismans. CXLIII.

Mahométisme. Peu favorable à la propagation de l'espèce humaine. CXV.

Issu du judaïsme, LX.

Comparé au christianisme, XXXV.

Ferme la vie future aux femmes. LXVII.

Etabli par conquête et non par persuasion. Ibid.

Maimbourg, bon contre l'asthme. CXLIII.

(Louis Maimbourg, né à Nangis en 1610, exclu de la compagnie de Jésus par Innocent XI, pour avoir écrit contre Rome, en faveur du clergé de France (1682); mort en 1686.)

Maine (duc du). Arrestation du duc du Maine, oncle naturel du roi mineur. CXXVII.

Maîtres de sciences, arts, etc., enseignent souvent ce qu'ils ignorent. LVIII.

Maîtresse. Maîtresse et confesseur, les deux grandes épreuves d'un roi. CVIII.

Une femme est la maîtresse d'un ministre, non pour coucher avec lui, mais pour lui présenter cinq ou six placets tous les matins. Ibid.

Louis XIV a une maîtresse de quatre-vingts ans. XXXVII.

Malheurs. Pour un vrai musulman, les malheurs sont moins des châtiments que des menaces. LXXVII.

Malte (chevaliers de), bravent l'empire ottoman. XIX.

Mandement. Evêque qui a «bien sué» pour le faire. CII.

Marchandes. A Paris «une jeune marchande cajole un homme une heure entière, pour lui faire acheter un paquet de curedents.» LVIII.

Nombre infini de jeunes marchandes aux abords du palais. LXXXVII.

Mariages. Il y a «des mariages heureux et des femmes dont la vertu est un gardien sévère.» XLVII.

Mariages d'eunuques: Cosrou et Zélide. LIII; Astarté, sœur d'Aphéridon. LXVII.

Mariages entre frère et sœur. Ibid.

Avanie faite par Suphis à sa jeune femme. LXX.

Charges du mariage chez les musulmans. CXV.

Chez les chrétiens, l'interdiction du divorce porte atteinte à la fin même du mariage. CXVII.

Le mariage chrétien est une image, une figure, un mystère incompréhensible. Ibid.

En fait, il est stérilisé par l'impuissance de le rompre. Ibid.

Mariages précoces causés par la crainte d'un enrôlement forcé. De là, dépopulation. CXXIII.

Maris. Facilité des maris français.

Les jaloux sont haïs et ridicules. LV.

Les maris eunuques «n'ont pas sur leurs femmes la même autorité que les autres.» LXVII.

Une veuve indienne renonce au bûcher dès qu'elle sait que son mari l'attend au ciel. CXXVI.

Matière, son mouvement universel. CXIV.

Quelques-uns ne peuvent comprendre qu'elle n'ait que six mille ans. Ibid.

Maures. Vide irréparable causé en Espagne par l'expulsion des Maures. CXXII.

Mazarin. Pataquès qu'on lui prête, chanson qu'on fait sur lui. Allusion à ses pages. CXII.

Mécontents. Vieux guerrier. XLVIII.

Vieilles femmes, goutteux, vieux seigneurs, ecclésiastiques, etc. LIX.

Mecque (la). Les musulmans croient s'y purifier des souillures contractées parmi les chrétiens. XV.

Médecine. Ravages de la forme en médecine. CI.

Les livres de médecine font trembler, même quand ils traitent des maladies les plus légères. CXXXV.

Médecins. Toujours trop estimés ou trop méprisés. Les héritiers s'en accommodent mieux que des confesseurs. LVII.

Lettre d'un médecin de province. CXLIII.

«Il y a dans tous les coins de Paris des gens qui ont des remèdes infaillibles contre toutes les maladies imaginables.» LVIII.

Médiocrité (d'esprit). L'homme médiocre est en général préféré à l'homme d'esprit. CXLV.

Méditerranée. Décadence de ses côtes. CXIII.

Méhémet-Ali, mollak, gardien des trois tombeaux, à Com, correspondant d'Usbek. XVI, XVII, XVIII, CXXIV.

Mercure (vif-argent), son usage continuel et forcé fait périr par milliers les indigènes de l'Amérique espagnole. CXIX.

Messianiques, croyances juives. Point de famille juive qui n'espère engendrer le messie. CXX.

Mesure des fluides et des liquides, des esprits interplanétaires. XCVIII.

Métaphysique. L'infini s'y rencontre partout. CXXXV.

Métempsycose alléguée par un brachmane contre un mangeur de lapin. XLVI.

Meurtre. Les curieux qui regardent les Persane de trop près sont tués impunément par les eunuques, même dans une rivière et hors du sérail. XLVII.

Mexique. Orgueil et paresse des conquérants espagnols au Mexique. LXXVIII.

Mines. Sont, en Amérique, le tombeau des indigènes et des nègres. CXIX.

Le roi d'Espagne possède des mines d'or. XXIV.

Ministres. Enclins à calomnier la nation; toujours plus méchants que le prince dont ils attisent les haines. Le premier ministre de Charles XII, condamné à mort. CXXVIII.

Louis XIV a un ministre de dix-huit ans. XXXVII.

Les ministères se succèdent comme les saisons. CXXXVIII.

Danger de l'autorité sans bornes des ministres de Louis XIV. Ibid.

Le mauvais exemple donné par un ministre est un crime. CXLVI.

Minorité. On ne lit plus que des mémoires sur la minorité de Louis XIV. CXII.

Miracle chimique manifesté dans une mixture d'infusion Quesnel et d'infusion Lallemand. CXLIII.

Miracles. «Pour s'assurer qu'un effet qui peut être produit par cent mille causes naturelles est surnaturel, il faut avoir examiné si aucune de ces causes n'a agi; ce qui est impossible.» CXLIII.

Mirza, ami et correspondant d'Usbek. XI, XII, XIII, XIV, LXXXVI.

Mirza (de Mard=mort-alis. = μβροτ-ος, homme) est un titre honorifique persan que les gens de lettres mettent avant leur nom et les princes après.

Misère. Chez les peuples misérables, l'espèce perd et même dégénère. CXXIII.

Le pauvre évitera de faire des enfants plus pauvres que lui. Ibid.

Mode. Ses caprices étonnants chez les Français. C.

C'est d'après elle qu'ils jugent «tout ce qui se fait chez les autres nations.» CI.

Modestie. Vertu nécessaire au talent. L.

Eloge des hommes modestes. CXLIV.

Mœurs. Les Français changent de mœurs selon l'âge de leur roi. C.

Mogol. Le grand Mogol se fait peser tous les ans. XL.

Les Tartares dominent sur les vastes pays qui forment l'empire du Mogol. LXXXII.

Expulsion d'un ambassadeur mogol. CXXVII. (Allusion à la conspiration de Cellamare.)

Moines. Voy. Dervis.

Moise n'enseigne pas le dogme de la prescience absolue. LXX.

Molina. Emollient. CXLIII. (Casuiste espagnol, XVIe siècle.)

Mollaks (ou mollahs), prêtres musulmans, qui «me désespèrent avec leurs passages de l'alcoran.» Lettre X.

(En Perse, les mollahs sont des prêtres; en Turquie des juges.)

Monachisme, porte partout la mort. CXVIII.

Monarchie. État où la vertu n'est plus qu'obéissance au caprice d'un seul. XIV.

Très-inférieure moralement au régime républicain, elle abaisse le niveau des mœurs en substituant à la loi et à la vertu l'autorité et l'arbitraire. Ibid.

La monarchie pure, état violent qui dégénère toujours en despotisme ou en république. CIII.

Monde. N'a-t-il que six mille ans? Il ne faut pas compter ses années. CXIV.

Dépopulation croissante du monde. Ses causes. CXIII et suivantes.

Monde (nouveau). Découvertes immenses et dévastatrices des Portugais et des Espagnols. LXXVIII.

Monde romain, mieux organisé pour la propagation de l'espèce que les mondes chrétien et musulman. CXV.

Monnaies. Le décri des monnaies est un artifice financier proche du faux-monnayage et pratiqué par Louis XIV. XXIV.

Montesquieu paraît se peindre dans Usbek. XLVIII, Ibben, LXXVII, Rica, CXXVII.

Semble annoncer la Décadence des Romains. CXXXVI.

Morale. Les livres de morale, plus utiles que les ouvrages de dévotion. CXXXIV.

Mortifications. Chrétiens et musulmans en usent pour fléchir la miséricorde divine. XXXV, XCIV.

Moscovie. Les Tartares «ont soumis la Moscovie.» LXXXII.

Mouches. Leur abus. C.

Moustache, importance de la moustache en Espagne et en Portugal.

La moustache de Jean de Castro. LXXVIII.

Mouvement. Ses lois constituent le système du monde. XCVIII.

La nature y est soumise, sans exception, Ibid.

Et la terre n'y peut échapper. CXIV.

Mustapha proclamé, à la place d'Osman, empereur des Turcs. LXXXI.

Musulman. Sa vie est laborieuse. La polygamie l'épuise. CXV.

Mystiques, dévots qui ont le cœur tendre. Leurs extases, délire de la dévotion. Leurs livres. CXXXIV.

Mythologiste. Fragment d'un ancien mythologiste (portrait allégorique de Law). CXLII.

N

Nadir. Eunuque blanc, trouvé seul avec Zachi. XX, XXI.

Naissance. Il y a en Europe des sens qui sont grands par leur naissance. LXXXIX.

Nargum, ambassadeur Persan à Moscou. LI, LXXXII.

Narsit, eunuque peu clairvoyant. CXLIX, CL, CLII.

Nathanael Lévi, médecin juif à Livourne, croit aux talismans CXLIII.

Nations. Leurs rapports, d'où résulte la notion du droit public. Deux peuples ne peuvent s'allier pour l'oppression d'un troisième. XCVI.

Nature. Elle a perdu sa fécondité des premiers temps CXIII.

Elle agit avec lenteur et épargne. Si on la surmène, elle tombe dans la langueur et perd sa force génératrice. CXV.

Nègres. Leurs dieux sont noirs et leur diable blanc. LIX.

Leurs rois les vendent comme esclaves. CXIX.

Et les princes chrétiens autorisent la traite. LXXV.

Les noirs d'Afrique meurent par milliers dans les mines américaines. CXIX, CXXII.

Nessir, ami et correspondant d'Usbek. VI, XXVII, CLV.

Noailles (N***), ministre hardi qui prit le fer à la main, etc. CXXXVIII.

Connu par son esprit, il honore de ses plaisanteries les traitants livrés à la chambre de justice. XCIX.

Noblesse. «En Espagne, c'est sur des chaises que la noblesse s'acquiert.» LXXVIII.

Les laquais enrichis voudront se faire nobles. Espoir d'un généalogiste. CXXXII.

Nord. Autrefois plein d'hommes; est fort dégarni. CXXIII.

C'est du Nord qu'une foule de nations inconnues fondirent sur l'empire romain;

Ces peuples étaient libres, et leurs rois n'étaient que des généraux. CXXXI.

Ils n'étaient point barbares puisqu'ils étaient libres; ils le sont devenus. CXXXV.

Notre-Dame. Superbe édifice. LXI.

Nouvellistes. Inventeurs de nouvelles. Leurs ridicules, leurs prédictions, leurs paris. Lettres plaisantes de nouvellistes à des particuliers et à des ministres. Leurs lieux de réunions. Leur président, le comte de Lionne. CXXX.

Nouvelliste trembleur. CXXXII.

O

Obéissance; n'est pas une vertu anglaise. Les Anglais la fondent sur la gratitude. CV.

Occultes. Livres de science, ou mieux d'ignorance occulte, plus pitoyables qu'exécrables. CXXXV.

Opéra. Lettre de la plus vertueuse actrice de l'Opéra. XXVIII.

Opéras nouveaux. Vomitif. CXLIII.

Opulence toujours compagne de la liberté des peuples. CXXIII.

Omar, troisième successeur de Mahomet, au mépris des droits d'Ali. Les persans, Chiites, c'est-à-dire sectateurs d'Ali, disent qu'Omar, Apôtre des Sonnites «a dévoyé» les enfants du prophète. CXXIV.

Or. Le roi de France n'a pas de mines d'or comme le roi d'Espagne. XXIV.

L'or et l'argent, prix de toutes marchandises, gage de leur valeur. Pernicieux effets de leur diffusion. CVI.

Nombre innombrable d'hommes sacrifiés pour extraire l'or et l'argent du fond de la terre. CXIX.

Oraisons funèbres. Leur fausseté. XI.

Entrent dans le vomitif du docteur de province, sauf celles de Fléchier. CXXXV.

Orateurs. Leur talent de persuader indépendamment des raisons. CXXXV.

Ordonnance, concernant les services des courtisans et l'établissement des impôts nécessaires aux libéralités des princes. CXXV.

Orgueil. Orgueil de l'homme, qui veut «être compté dans l'univers.» LXXXVII.

Orgueil de religion et de race chez les Portugais et les Espagnols. LXXVIII.

Les vieux chrétiens en Espagne;

Les blancs en Amérique. Ibid.

Orientales. moins gaies que les Européennes. XLVIII. (Voir Femmes.)

Orientaux. Le sérail tue leurs désirs sans éteindre leur jalousie. VI.

Leur gravité, la froideur de leurs relations. XXXIV.

Leurs poésies, leurs romans. CXXXVII.

Le despotisme de leurs princes et la rigueur des châtiments les portent à la révolte et aux derniers excès. LXXXI, CIII.

Osman, sultan déposé par des suppliants. LXXXI.

Osmanlins. Voir Turcs.

P

Paganisme, favorable à la propagation de l'espèce humaine. CXV.

Supérieur au mahométisme par l'interdiction de la polygamie, au christianisme par la permission du divorce. Ibid. et CXVII.

Palais. Lieu où se rend la justice, ses abords. Aspect lugubre des salles et des magistrats. LXXXVII.

Palestine. Déserte depuis la destruction des Juifs par Adrien. CXXII.

Pape. «Magicien» plus fort que le roi, dont il dirige l'esprit, lui faisant croire «que trois ne sont qu'un; que le pain qu'on mange n'est pas du pain, ou que le vin qu'on boit n'est pas du vin.» XXIV.

Chef des chrétiens, «vieille idole qu'on encense par habitude»; il déposait les rois; il se dit successeur d'un des premiers chrétiens, qu'on appelle saint Pierre; il donne des dispenses. XXIX.

Effet de l'histoire des papes sur l'esprit du lecteur. CXXXVI.

Papier d'état. Louis XIV en abuse. XXIV.

(Décri des monnaies). Ibid.

Paracelse. Purgatif. CXLIII.

Paradis. Lieu de délices pour les chrétiens comme pour les musulmans. XXXV.

Les femmes en sont exclues par Mahomet. XXIV.

Embarras des religions pour donner une idée des plaisirs assurés aux élus: musique, circulation éternelle de par le monde, souvenir des amours terrestres. Toutes inventions ridicules. CXXVI.

Le paradis des femmes, conte persan. Les plaisirs et les vengeances de l'immortelle Anaïs. CXLI.

Parfumeuses qui réparent «par la force de leur art toutes les injures du temps.» LVIII.

Paris. «Siége de l'empire d'Europe.» XXIII.

«Aussi grand qu'Ispahan;»

Ville «bâtie en l'air;» extrêmement peuplée; embarras des rues; XXIV.

Extravagante curiosité des Parisiens pour tout ce qui sort de l'usage reçu. XXX.

Cherté du vin à Paris. XXXIII.

Usage du café à Paris; les cafés. XXXVI.

Paris, rendez-vous de tous les exploiteurs: alchimistes, magiciens, devins, entremetteuses, chercheurs de bénéfices, maîtres de langues, d'arts et de sciences, enseignant «ce qu'ils ne savent pas,» médecins, empiriques, marchands et marchandes accortes, tous ces gens-là cherchent à vivre dans une ville «qui est la mère de l'invention.» L'étranger sort de Paris «plus précautionné qu'il n'y est entré.» LVIII.

Paris jugé par un Espagnol. LXXVIII.

A Paris, règnent la liberté et l'égalité. Rien ne sauve un homme de la foule. LXXXIX.

Paris foyer de plaisir, donc d'art, de travail et d'industrie. CVII.

Parlements. Grands corps, affaiblis par les mœurs, abattus par la royauté; ruines qui rappellent un temple vénéré, image de la liberté publique. Ils sont réduits aux fonctions judiciaires, et ne retrouvent d'importance politique que dans quelques conjonctures imprévues.

Le régent a recours au parlement. XCIII.

Le parlement de Paris relégué à Pontoise, pour s'être opposé aux mesures exigées par Law. CXL.

Ces compagnies facilement odieuses aux rois. Ibid.

Parties. Parties de campagne où l'on veut s'amuser et où l'on bâille. CXI.

Parure. La parure d'une femme occupe cinquante artisans. CVII.

Paternité. L'enfant né dans le mariage est censé être au mari. LXXXVII.

Patrie. «Je voudrais voir les noms de ceux qui meurent pour la patrie écrits dans des registres qui fussent comme la source de la gloire et de la noblesse.» LXXXV.

Paysan. Riche ou pauvre, le rustique ou paysan peuple indifféremment. CXIII.

Les impôts pèsent principalement sur la nourriture et la famille du paysan. CXXV.

Pécule, propriété, mise de fonds et rançon de l'esclave antique. CXVI.

Peines. «Les peines plus ou moins cruelles ne font pas que l'on obéisse plus aux lois.» Témoin l'état moral de l'Asie.

Ce qui importe, c'est la gradation dans le châtiment. LXXXI.

Pèlerinages de la Mecque. XV.

De saint Jacques en Galice. XXIX.

Perruquiers. Les perruquiers français décident en législateurs sur la forme des perruques étrangères. CI.

Persans. Les plus tolérants de tous les mahométans. XXIX.

Leur haine contre les Turcs. VII.

Intempérance des monarques persans. XXXIII.

Persanes. (Voir Femmes et Sérail.)

Perse. Les Tartares, «maîtres de la Perse.» LXXXII.

Fort déchue de ce qu'elle était du temps des Xerxès et des Darius. CXIII.

La Perse antique était peuplée parce que les mages enseignaient un dogme favorable à la propagation. CXX.

Peste. Multitude de pestes mentionnées par l'histoire. Une, entre autres, brûla jusqu'à la racine des plantes. CXIV.

Petits-maitres au spectacle. XXVIII.

Dans les conversations, parlent sans rien dire ou font parler leur tabatière. Goûtés des femmes. LXXXIII.

Peuple. L'abolition de l'esclavage retirait le bas peuple de la puissance des seigneurs. LXXV.

Caractère et destinée des différents peuples. CXXXVI.

La puissance ne peut jamais être également partagée entre le peuple et le prince.

Le peuple en Europe et en Orient;

Le peuple anglais devant la royauté. CIII-CV.

Pharan ne veut pas être fait eunuque. XLI, XLII, XLIII.

Pharmacie nouvelle extraite des ouvrages des philosophes, orateurs, romanciers, poëtes, théologiens et casuistes. CXLIII.

Philosophes; «laissés à eux-mêmes, privés des saintes merveilles, ils suivent dans le silence les traces de la raison humaine.» XCVIII.

Leur supériorité sur les docteurs des religions diverses. Ibid.

Plaisanteries contre Aristote, et surtout les scolastiques, dans la lettre du médecin de province. CXLIII.

Les philosophes (métaphysiciens) ont un mépris souverain pour l'homme qui a la tête chargée de faits. CXLV.

Philosophie, ne s'accorde pas avec la théologie. LXVI, CXL.

Physique, bannit le merveilleux de l'univers. CXXXV.

Pierre le Grand. Ses réformes, son humeur sévère. LI.

Plaisir. La nature des plaisirs est d'être de courte durée. De là l'embarras des religions et le ridicule des plaisirs éternels qu'elles imaginent pour leurs paradis. CXXVI.

Plotin. Purgatif. CXLIII.

Poëtes. Singulière opinion sur les poëtes. XLVIII.

Ils accablent la raison sous les agréments.

Ils ne sont pas rares chez les orientaux. CXXXVII.

Bucoliques, plaisent aux gens de cour;

Dramatiques, poëtes par excellence, maîtres des passions;

Epiques, sévèrement jugés; de là la froideur de Voltaire pour Montesquieu.

Lyriques, qui font de leur art une harmonieuse extravagance. CXXXVII.

Point d'honneur, tient à la passion de la gloire; caractère de chaque profession; plus marqué chez les gens de guerre, a réglé jadis la conduite des Français surtout des nobles; n'admet qu'une solution, le duel. (V. Duel.) XCI.

Politesse. En Espagne «un capitaine ne bat jamais son soldat sans lui en demander permission, et l'inquisition ne fait jamais brûler un juif sans lui faire ses excuses.» LXXVIII.

Politique. En Asie, les règles de la politique sont partout les mêmes. LXXXI.

Pologne. N'a presque plus de peuples. CXIII.

A mal usé de sa liberté et du droit d'élire ses rois. CXXXVI.

Polygamie. La polygamie triomphante, livre où il est prouvé que la polygamie est ordonnée aux chrétiens. XXXV.

La polygamie, défendue par le paganisme romain. CXV.

Elle engendre la langueur des hommes, l'étiolement des enfants, les querelles des femmes condamnées à une continence forcée, la fabrication des eunuques, le célibat des filles esclaves. C'est un agent de dépopulation. Ibid.

Pompes funèbres. Leur inutilité. XL.

Porphyre. Purgatif. CXLIII.

Portes, haussées, baissées ou élargies selon les parures des femmes. C.

Portugais. Voyez Espagne. LXXVIII.

Leur douceur relative dans le gouvernement de leurs colonies. Ils furent bientôt chassés de tous les pays qu'ils avaient découverts. CXXII.

Poudre. Depuis la poudre, plus d'asile contre l'injustice et la violence. CVI.

Mais depuis la poudre, batailles moins sanglantes. CVII.

Pourceau. Pourquoi immonde? XVIII.

Pouvoir. Il ne peut jamais être également partagé entre le peuple et le prince.

Le pouvoir des rois d'Europe est très-grand, modéré par leur intérêt. CIII.

Le pouvoir arbitraire, négation de la liberté et de l'égalité, assurant aux princes toutes les richesses, enraye la propagation de l'espèce. CXXIII.

Prescience divine, ni absolue, ni infinie, sous peine de contradiction et d'injustice.

Si elle est intermittente, elle n'est plus que caprice et fantaisie.

«L'alcoran et le livre des Juifs s'élèvent sans cesse contre le dogme de la prescience absolue.» LXIX.

Voir Dieu, Adam, liberté, âme.

Prestiges qui font gagner des batailles: le terrain, le nombre, le courage. CXLIII.

Prêtres. Rôle difficile du prêtre dans le monde; sa neutralité forcée. LVI.

«L'envie d'attirer les autres dans son opinion est, pour ainsi dire, attachée à sa profession.» Ibid.

Prière. Postures exigées par les diverses religions. XLVI.

Prêtres chrétiens et musulmans prient sept fois par jour. XXXV.

Prince. Les querelles particulières du prince, le mécontentement des ambassadeurs du prince, ne peuvent légitimer une guerre. XCVI.

Il n'est pas de son honneur de s'allier avec un tyran. Ibid.

Autorité illimitée des princes en Orient. CIII.

En Europe, peu d'attentats contre la vie des princes.

En Orient, sans précautions infinies, les princes ne vivraient pas un jour. Ibid.

En se cachant, les princes d'Orient font respecter la royauté et non le roi. CIV.

C'est un crime de lèse-majesté à un prince de faire la guerre à ses sujets. CV.

Procédure. «Formalités dont l'excès est la honte de la raison humaine.» CI.

Propagation. Conditions favorables à la propagation de l'espèce.

Divorce; suppression du célibat religieux. CXV, CXVII.

Accord du tempérament et du climat. CXXI.

Liberté, égalité des droits et des fortunes.

Gouvernement doux et républicain. CXXIII.

Proportion. La proportion entre les fautes et les peines est comme l'âme des États; gardée par les princes d'Europe, elle est sans cesse renversée, à leurs dépens, par les rois d'Orient. CIII.

Propreté. «La propreté, qui est l'image de la netteté de l'âme.» II.

Propriété. L'incertitude de la propriété des terres ralentit «l'ardeur de les faire valoir.» XX.

Prosélytisme. Transmis des Egyptiens aux Juifs, des Juifs aux mahométans et aux chrétiens; maladie épidémique; esprit de vertige; éclipse entière de la raison humaine. LXXXVI.

Protestantisme. Avantage du protestantisme sur le catholicisme, suppression du célibat et des couvents. CXVIII.

Protestants. Ils multiplient nécessairement plus que les catholiques. De là accroissement de population, d'impôts, d'activité agricole, industrielle, de travail et de richesses. CXVIII.

Providence. Ce qui est pour le riche sagesse de la providence est pour le pauvre aveugle fatalité du destin. XCVIII.

Les musulmans laissent tout faire à la providence. CXX.

L'homme ne trouble pas l'ordre de la providence lorsqu'il change les modifications de la matière. LXXVI.

Puissance paternelle. La plus sacrée de toutes les magistratures, fortement établie par le droit romain;

Montesquieu semble blâmer les Français de l'avoir restreinte. LXXIX.

Puissance royale, ses progrès en France. CXXXVI.

Purgatifs. 1º Mélange de philosophie scolastique;

2º Extraits d'arrêts du Conseil et de Bulles et Constitutions de jésuites. CXLIII.

Q

Q. Quelques docteurs voulaient qu'on prononçât cette lettre comme un K. (Querelle de Ramus.) CX.

Quiétisme, sorte de mysticisme exalté.

Un quiétiste n'est autre chose qu'un homme fou, dévot et libertin. CXXXIV.

R

Rat. Pourquoi immonde? XVIII.

Raymond Lulle a cherché vainement le secret de la transmutation des métaux. XLV.

Récompenses. A Rome, Athènes, Lacédémone, l'honneur payait seul les services les plus signalés. L'auteur d'une belle action y trouvait sa récompense. XC.

Régence, ses commencements. Désarroi où la mort de Louis XIV laisse la France. CXXXVIII.

Régent (le), son habileté. XCIII.

Il fait casser par le Parlement le testament de Louis XIV.

Il relègue le Parlement à Pontoise. CXL.

Régicide. En Orient, le régicide monte sur le trône sans opposition. Pourquoi? CIV.

Reine. Exemple de tendresse conjugale donné par une reine de Suède. CXXXIX.

Religion. Distinction entre la foi et la vie laïque, fortement établie. X.

«Je ne leur parle pas (aux Mollaks) comme vrai croyant, mais comme homme, comme citoyen, comme père de famille.»

Chez les chrétiens elle est plus un sujet à disputes qu'un moyen de sanctification. LXXV.

La religion gagne les malades par ses promesses. LXXV.

Religions. «Les plus proches sont les plus grandes ennemies.» LX.

Avantages de la multiplicité des religions dans un État;

Les guerres de religion suscitées par l'esprit d'intolérance. LXXXVI.

Il n'y a pas de religion qui ne prescrive l'obéissance et la soumission. Ibid.

Leur grand nombre embarrasse ceux qui cherchent la vraie. XLVI.

Béatitudes qu'elles promettent aux élus. CXXVI.

Dieu condamne-t-il ceux qui ne pratiquent pas celle qu'ils ne peuvent connaître? XXXV.

Religions (tolérées). Ceux qui vivent dans ces religions, plus utiles que ceux qui suivent la religion dominante. Eloignés des honneurs, ils n'en sont que plus portés à s'enrichir par le travail. LXXXVI.

Remèdes composés par un médecin rempli des mystères de la cabale. CXLIII.

Remèdes rares, tels que préface trop courte, mandement fait par un évêque, etc. Ibid.

Représailles. Leur office dans le droit public international. XCVI.

Représenter, c'est-à-dire «faire sentir à tous les instants la supériorité qu'on a.» LXXIV.

République. Conclusion de l'histoire des Troglodytes. XIV.

Semble être le sanctuaire de l'honneur, de la réputation et de la vertu. X.

La douceur du gouvernement républicain, la liberté, l'égalité, source d'opulence, favorisent la propagation de l'espèce. CXXIII.

République romaine, son extension eût été un bonheur pour le monde, sans le pouvoir abusif des proconsuls et la différence que le droit de cité maintenait entre les vainqueurs et les vaincus. CXXXI.

Républiques, contraires au génie oriental.

Leurs origines. Elles sont postérieures aux monarchies.

La Grèce, l'Asie-Mineure, Carthage, Rome.

Le Nord et l'Allemagne (on a pris pour des rois les chefs des armées). CXXXI.

Résurrection de la chair. Croyance commune au christianisme et au mahométisme. XXXV.

Revenus. A Paris, les revenus des citoyens «ne consistent qu'en esprit et en industrie; chacun a la sienne qu'il fait valoir de son mieux.» LVIII.

Revenus fonciers difficiles à percevoir.

Revenus mobiliers. Embarras d'un homme à qui son débiteur rend une somme prêtée. CXXXII.

Révolution. En Orient «le moindre accident produit une grande révolution.» LXXXI.

Rhédi neveu d'Ibben. XXV, écrit de Venise à Usbek, XXXI. (Voir la table des Lettres.)

Rica, compagnon de voyage d'Usbek, son caractère enjoué, XXV. (Voir la table des Lettres.)

Richesse. Si la Providence n'avait accordé les richesses qu'aux gens de bien, on ne les aurait pas assez distinguées de la vertu. XCIX.

Robe. Un des trois états qui se méprisent mutuellement. XLIV.

Rodriguez (le P. Alphonse), jésuite espagnol, né à Valladolid, mort à Séville en 1616, auteur d'un Traité de la perfection chrétienne, traduit par Régnier des Marets. Ses œuvres sont rangées parmi les purgatifs. CXLIII.

Rois. Les rois sont comme les dieux: pendant qu'ils vivent, on doit les croire immortels. CVIII.

Les rois des tribus germaniques n'étaient que des chefs ou généraux à pouvoir limité par celui des seigneurs et l'égalité des dépouilles. CXXXI.

Rois déposés par les Vandales et les Goths. Ibid.

Roman. Le roman qui sert de canevas aux Lettres persanes est tout entier dans la jalousie d'Usbek absent et les désordres de son sérail. Si l'on y joint l'histoire d'Aphéridon et d'Astarté et celle d'Anaïs (LXVII, CXLI), il remplit environ soixante lettres, et un peu moins du tiers de l'ouvrage qu'il varie, et auquel il est souvent rattaché avec un art discret.

(Voir Eunuques, Fatmé, Roxane, Zachi, Zélis, Zélide, Zéphis et Sérail, Usbek et Solim, etc.).

Romanciers. Espèces de poëtes qui outrent le langage de l'esprit et du cœur. CXXXVII.

Romans. Leurs héros sont à côté de la nature; un seul détruit une armée.

Extravagance des romans orientaux. CXXXVII.

Romans, vomitif. CXLIII.

Rome. Combien déchue depuis les temps anciens. CXIII.

Royauté. Progrès de la royauté française. CXXXVI.

Roxane, femme préférée d'Usbek, qui vante sa vertu. XX.

Son opiniâtreté à repousser les assiduités de son mari dans les premiers mois de son mariage. XXVI.

Sa feinte sagesse trompe les eunuques. CLI;

Elle s'indigne des châtiments subis par les autres femmes du sérail. CLVI.

Surprise avec un jeune homme. CLIX.

S'empoisonne: sa lettre. CLXI.

Russe. Lettre d'une jeune mariée russe qui se plaint de n'être pas battue par son mari. LI.

Russie. Le czar, allié naturel de la Perse contre les Turcs.

Réformes de Pierre le Grand. LI.

Rustan, ami et correspondant d'Usbek. V.

(Voir la table des Lettres.)

S

Saint-Cyran (abbé de), ses lettres bonnes contre la gale, la gratelle, etc. CXLIII.

Samos. Roi de Samos sommé par un roi d'Egypte de renoncer à la cruauté et à la tyrannie. XCVI.

Sanchez. Son de matrimonio, fort tonique contre la chlorose. CXLIII.

Santon, saint musulman. XCIV.

Santons chrétiens (moines de la Thébaïde). Ibid.

Sardaigne, terre insalubre, destinée par les Romains aux criminels et aux Juifs. CXXII.

Sauromates, véritablement dans la servitude du sexe. XXXVIII.

Sauvages. Leur aversion pour le travail et l'agriculture. Leur vie précaire; famine. Avortements. Isolement des tribus.

Dépopulation. CXXI.

Savants. Deux savants pleins de vanité. CXLIV.

Tribulations d'un savant, astronome, physicien et anatomiste. CXLV.

Jadis accusé de magie, le savant aujourd'hui l'est d'irréligion ou d'hérésie.

Dédain des savants pour ceux qui s'occupent d'une autre science que la leur. CXLV.

Scapulaire, morceau de drap attaché à deux rubans. XXIX.

Sciences. Mauvais usage des sciences. CVI.

Scolastique. Allusion aux disputes et aux subtilités scolastiques. XXXVI.

Scot, subtil scolastique; purgatif. CXLIII.

Secte. Une secte nouvelle introduite dans un État est le moyen le plus sûr pour corriger les abus de l'ancienne. LXXXVI.

Seigneur. Les grands seigneurs qui représentent.

Leur morgue. LXXIV.

L'abolition de l'esclavage par les rois abaissait les seigneurs. LXXV.

Un grand seigneur est un homme qui voit le roi, parle aux ministres, a des ancêtres, des dettes et des pensions. LXXXIX.

Sémiramis, reine et divinité des Babyloniens. XXXVIII.

Sénèque. Dans le malheur, un Européen n'a «d'autre ressource que la lecture d'un philosophe qu'on appelle Sénèque: mais les Asiatiques, plus sensés et meilleurs physiciens en cela, prennent des breuvages capables de rendre l'homme gai, etc.» XXXIII.

Séparation. Une femme effrontée expose les outrages qu'elle a faits à son époux comme une raison d'en être séparée. LXXXVII.

Sérail. Gouverné par les eunuques noirs. II, VII, LXIV, IX.

Gardé par les eunuques blancs qui ne peuvent pénétrer dans l'appartement des femmes. XX, XXI.

Les hommes qui en approchent sont massacrés. LXVII, CLIX.

Condition et malheur des femmes qui y sont enfermées. VII, XX, XXI, XXVI, XXVII.

A quel âge elles y entrent. LXII.

On leur fait croire que leur réclusion est une garantie de chasteté, de santé et de beauté. XX, XXXIV, XLVII, LXII, LXIII.

Plus il y a de femmes dans un sérail, moins elles y donnent d'embarras. XCVII.

Leurs dissensions, leurs réconciliations, leurs voyages ou promenades dans des boîtes. LXIV, III, XLVII.

Leurs privautés avec les filles esclaves, IV, CXLVII, qui ne se marient presque jamais sinon avec des eunuques, LXVII, CXV, LIII; leur goût pour les eunuques blancs. XX.

Le sérail tue l'amour chez le mari sans supprimer la jalousie. VI.

Désordres dans le sérail d'Usbek. XX, LXIV, LXV, CXLVII-CLXI.

Châtiments terribles, le fouet, la torture. CLVI-CLVIII.

Servitude. La servitude est dans le tempérament asiatique. CXXXI.

Sibérie. Lieu d'exil pour les seigneurs russes disgraciés. LI.

Sicile. Contenait jadis de puissants royaumes. CXIII.

Sincérité. Celle d'Usbek lui a fait des ennemis à la cour de Perse. C'est la cause de son voyage. VIII.

Singe. Il y a encore des peuples chez lesquels un singe passablement instruit pourrait vivre avec honneur. CVII.

Smyrne. Seule ville «riche et puissante» de l'Asie turque: «Ce sont les Européens qui la rendent telle.» XX.

Sociabilité. L'homme, animal sociable; un Français est donc l'homme par excellence. LXXXVIII.

Société. Elle est fondée sur un avantage mutuel. LXXVI.

Origine des sociétés: «un fils est né auprès de son père et il s'y tient: voilà la société et la cause de la société.» XCV.

Soleil. Les Espagnols disent «que le soleil se lève et se couche dans leur pays.» LXXVIII.

«Ouvrage et manifestation de la divinité,» dieu des Guèbres, longtemps «honoré» d'un «culte religieux mais inférieur... dans la ville sainte de Balk.» LXVII.

Solidarité. Sa nécessité sociale, prouvée dans l'épisode des Troglodytes. Lettres XI. XII, XIII.

Solim, eunuque, dénonce les désordres du sérail, CLI.

Est chargé des vengeances d'Usbek. CLIII, CLVI-CLX.

Soliman, affront qu'il reçoit. LXX.

Solliciteuses. Leur agitation perpétuelle; elles ne reculent devant rien pour distribuer les places et les honneurs. CVIII.

Somnifères. La Cour sainte du P. Caussin procure un doux sommeil à un malade affligé d'insomnie, et à toute sa famille. CXLIII.

Somptuaires (lois) finement raillées. CXXV.

Son. Combien de lieues il fait dans une heure. XCVIII.

Sottises. Dire théologiquement force sottises. CII.

Soumission. Elle se mesure à la gratitude. CV.

Souverains. Doivent chercher des sujets et non des terres. CVII.

Statues. Il y en a autant dans les jardins de Louis XIV que de citoyens dans une grande ville. XXXVII.

Statuts de villes et de provinces. Presque toujours rédigés par écrit sous Louis XIV. CI.

Style figuré. L'auteur le condamne. XCVIII.

Suède. Mort de Charles XII. CXXVIII.

Mention de deux reines de Suède. CXXXIX.

Suicide. Injustice des lois portées contre ceux qui se tuent eux-mêmes.

Le suicide ne trouble pas l'ordre de la nature.

Il n'est que l'usage d'un droit; la renonciation à un contrat devenu onéreux. LXXVI.

Faibles arguments en faveur de la loi religieuse et de la loi civile contre le suicide. LXXVII.

Suisse. République. CXXIII.

Elle est l'image de la liberté. CXXXVI.

Sultans. Ils ont plus de femmes que certains princes italiens ou allemands n'ont de sujets. CIII.

Superfluités. Elles sont socialement aussi nécessaires que les nécessités de la vie. CVII.

Sûreté. Précautions des princes orientaux pour mettre leur vie en sûreté. CIII.

Suphis. Jeune étourdi. Le traitement qu'il fait subir à sa jeune femme. LXX.

Syphilis, son introduction dans l'ancien monde; ses effets prodigieux; remède puissant qui lui est opposé. CXIV.

Système (de Law). Allusion aux troubles qu'il apporte dans les fortunes. CXXXII.

Ses affirmations ne sont pas plus sûres que les présages de l'astrologie judiciaire. CXXXV.

Il pervertit la moralité publique. CXLVI.

Système du monde, expliqué par quelques lois générales découvertes par des philosophes qui n'ont point été ravis jusqu'au trône lumineux (comme saint Paul), etc. XCVIII.

T

Talents (petits), tels que: parler pour ne rien dire, écouter, sourire à propos, entendre finesse à tout, etc.

«Un homme de bon sens ne brille guère devant eux.» LXXXIII.

Talismans. Effet que peut produire l'arrangement de certaines lettres. CXLIII.

Tartares. Leurs conquêtes et leur puissance. Il ne leur a manqué que des historiens. LXXXII.

Pourquoi leurs conquêtes seraient dévastatrices. CXXXI.

Tartarie. «Quand le kan de Tartarie a dîné, un héraut crie que tous les princes de la terre peuvent aller dîner.» XLIV.

Tauris. Lettres I, II, III.

Tavernier, célèbre voyageur en Perse. LXXII.

Tempéraments fixés par le climat, ils souffrent du changement brusque du pays d'origine. CXXII.

Tentations des santons de la Thébaïde. Elles nous suivent jusque dans la vie la plus austère. XCIV.

Terre. Soumise comme les autres planètes, aux lois du mouvement; elle souffre au dedans d'elle un combat perpétuel de ses principes. CXIV.

Elle se dépeuple et dans dix siècles ne sera plus qu'un désert. CXIII.

Testament. Le testament de Louis XIV cassé par le parlement. XCIII.

Théâtre. Description de la salle et de la scène. XXVIII.

Thébaïde. Saints ou santons chrétiens de la Thébaïde. Leur vie, leurs tentations.

Les chrétiens sensés regardent leur histoire comme une allégorie bien naturelle des passions qui nous suivent jusque dans le désert. XCIV.

Théologie. Les livres de théologie, doublement inintelligibles par la matière et la manière. CXXXIV.

Tisane purgative et autres, d'après la nouvelle pharmacie spirituelle. CXLIII.

Titres. La vente des titres d'honneur est une des principales ressources de Louis XIV. XXIV.

Tolérance. Elle commence à s'établir en France; mais non en Asie. LX. (Voir Intolérance.)

Traducteurs. Dialogue d'un traducteur d'Horace et d'un géomètre.

Services que rendent les traducteurs et danger de leur métier. CXXIX.

Traductions; rendent le corps, mais non la vie. Ibid.

Traitants. Chambre, qu'on appelle de justice, parce qu'elle va leur ravir tout leur bien. XCIX.

Traite autorisée par les rois chrétiens. LXXV.

Traités de paix, légitimes lorsque les conditions en sont telles que les deux peuples peuvent se conserver. XCVI.

Travail. Les Espagnols «invincibles ennemis du travail.» LXXVIII.

Le travail et l'industrie à Paris: sans eux, plus de revenus, plus de circulation des richesses. Chacun, retiré dans sa terre, ne travaillerait qu'à sa faim. Dépopulation. CVII.

Tribunal où l'on prend les voix à la majeure; on a reconnu qu'il vaudrait mieux les recueillir à la mineure. LXXXVII.

Troglodytes, perdus par l'égoïsme et l'anarchie, relevés par la solidarité des droits et des devoirs, par la pratique de la vertu et de la liberté civile. Vont de nouveau périr par la monarchie et l'égalité dans la servitude. XI-XIV.

Turcs. Sous le nom de Turcs, les Tartares ont fait des conquêtes immenses dans l'Europe, l'Asie et l'Afrique; et ils dominent sur trois parties de l'univers. LXXXII.

Les Turcs défaits par les Impériaux. CXXIV.

Caractère de leurs conquêtes. CXXXI.

Turquie. Faiblesse de l'empire des Osmanlis: «Ce corps malade ne se soutient pas par un régime doux et tempéré, mais par des remèdes violents qui l'épuisent et le minent sans cesse.»

Ni commerce, ni art, ni «expérience sur la mer,» villes désertes, campagnes désolées;

«Juste idée de cet empire qui, avant deux siècles, sera le théâtre des triomphes de quelque conquérant.» XX.

La Turquie est également dépeuplée en Europe et en Asie. CXIII.

Tyen. Ciel des chinois. Les âmes des ancêtres y sont anéanties, mais revivent sur terre dans les enfants. CXX.

U

Ubiquité. Question pour les philosophes, réalité pour les Français. LXXXVIII.

Ulrique-Eléonore, reine de Suède. Sa tendresse conjugale. CXXXIX.

Université (de Paris), fille très-aînée des rois de France. Elle rêve quelquefois. CX.

Usbek. (Ouzbeyg, nom d'une des principales tribus tartares ou turcomanes qui ont envahi l'Asie Mineure vers le temps des croisades.) Seigneur persan disgracié. VIII.

Vient en Europe se perfectionner dans les sciences, qu'il a toujours aimées.

Il passe par Com, Tauris, Erzeron, Tocat, Smyrne, Livourne et s'arrête à Paris «siége de l'empire d'Europe.»

C'est là qu'il étudie les mœurs des Français, qu'il ne cesse de sonder les matières religieuses, philosophiques, politiques, qu'il acquiert des notions de droit public et d'histoire générale, plus tard développées dans l'Esprit des lois.

Le regret de son sérail, la jalousie, troublent seules la sérénité de son esprit. Il renvoie à Ispahan les eunuques qu'il avait emmenés, ne cesse d'écrire à Zachi, Zélis, Zéphis, Fatmé, et surtout à Roxane, sa favorite, qui le trompe avec toutes les apparences de la vertu. Son désespoir, les ordres cruels qu'il donne contre les infidèles remplissent la fin des Lettres persanes.

Voir à la table les numéros des lettres nombreuses qu'il envoie et qu'il reçoit.

Usurpateur. Un usurpateur déclare rebelles tous ceux qui n'ont point opprimé la patrie comme lui. CV.

V

Vanité de deux savants qui veulent être admirés à force de déplaire. CXLIV.

Portrait du vaniteux. L.

Vandales, déposaient volontiers leurs rois. CXXXI.

Venise. Epargnée par les mahométans parce que l'eau y manque pour les purifications. XXXI.

République qui n'a de ressources qu'en son économie. CXXXVI.

Vérité. «Vérité dans un temps, erreur dans un autre.» LXXV.

Vérités. La connaissance de cinq ou six vérités a rendu la philosophie pleine de miracles. XCVIII.

Vertu. C'est la pratique de la justice, de la réciprocité sociale. XII, XIII, passim.

Quand elle est naturelle, la vertu est modeste et ne se fait pas sentir. L.

Veuve indienne. Pourquoi elle veut se brûler et pourquoi elle y renonce. CXXVI.

Viandes. Le Turc ne veut point qu'elles soient étouffées. XLVI.

Vieillesse. Elle juge tout d'après le souvenir et le regret de la jeunesse perdue. LIX.

Vierge qui a mis au monde douze prophètes. Son tombeau est à Com. I.

Villes d'Italie, désertes et dépeuplées. CXIII.

Les voyageurs recherchent les grandes villes, espèce de patrie commune à tous les étrangers. XXIII.

Depuis quand les bourgeois ont perdu la garde de leurs villes. CVI.

Vin, causes de sa cherté à Paris. Ses funestes effets chez les musulmans, malgré les prohibitions du Coran. XXIII, LVI.

Virginité. Des femmes adroites font de la virginité une fleur qui périt et renaît tous les jours, «et se cueille la centième fois plus douloureusement que la première.» LVIII.

Incertitude des preuves de la virginité. LXXI.

Visapour. Les femmes jaunes de ce pays peuplent les sérails de Perse. XCVII.

Visites. Pour nombre de Français, il est de la bienséance de visiter chaque jour le public en gros et en détail. LXXXVIII.

Vizir. Le grand vizir d'Allemagne est le fléau de Dieu, envoyé pour châtier les sectateurs d'Omar. CXXIV.

Vœux. «Les dervis font trois vœux, d'obéissance, de pauvreté et de chasteté. On dit que le premier est le mieux observé de tous; quant au second, je te réponds qu'il ne l'est point: je te laisse à juger du troisième.» LVII.

Volonté. «Dieu ne peut lire dans une volonté qui n'est point encore.» LXIX.

Vomitifs. 1º Harangues, oraisons funèbres, opéras nouveaux, romans, mémoires, le tout distillé;

2º Infusion de papier ayant couvert un recueil des pièces des Jésuites français» (J. F.); ou mieux, selon Barbier, des jeux floraux. CXLIII.

Voyages. Combien plus embarrassants pour les femmes que pour les hommes. XLIII.

Z

Zachi rappelle à Usbek qu'il l'a préférée à ses autres femmes. III.

Trouvée seule avec Nadir, eunuque blanc. XX.

Ses privautés avec la jeune Zélide. Ibid.

Sa réconciliation avec Zéphis. XLVII.

Couchée avec une de ses esclaves. CXLVII.

Elle reçoit le fouet et se plaint passionnément à Usbek. CLVII.

Zélide, esclave de Zéphis, de Zachi et de Zélis, soupçonnée de certaines complaisances intimes pour ses maîtresses. IV, XX, CXLVII.

Elle consent à épouser Cosrou, eunuque blanc. (V. ce mot.) XLVII.

Zélis marie son esclave Zélide à Cosrou, eunuque blanc. Ses idées sur les plaisirs conjugaux des hommes de cette espèce. LIII.

Confie sa fille, âgée de sept ans, aux soins des eunuques noirs. LXII.

A laissé tomber son voile en allant à la mosquée. CXLVII.

Soupçonnée d'avoir reçu une lettre. CXLVIII.

Reçoit le fouet et se plaint vertement au «tyran» Usbek. CLVIII.

Zéphis. Accusée de certaines relations illicites avec son esclave Zélide, IV, se plaint du grand eunuque noir.

Sa réconciliation avec Zachi. XLVII.

Zend, ancien bactrien, langue sacrée des Guèbres. LXVII.

Zeuxis assemble les plus beaux modèles pour figurer la déesse de la beauté.

Ainsi les métaphysiciens construisent l'idée de Dieu avec les perfections imaginées par les hommes. LXIX.

Zoroastre. Législateur des Guèbres et auteur de leurs livres sacrés. LXVII.

Zufagar, nom de l'épée d'Ali, «qui avoit deux pointes.» XVI.

(Zoulfékar, sabre à deux lames donné par Mahomet, conservé dans la maison des Kalifes, brisé à la chasse par un descendant d'Abdoullah IV, il figure sur les pavillons ottomans.)

Zuléma raconte à ses compagnes du sérail l'histoire du farouche Ibrahim et de l'immortelle Anaïs. CXLI.


BIBLIOGRAPHIE.

I.—ÉDITIONS PUBLIÉES DU VIVANT DE L'AUTEUR.

1721. Lettres persanes, à Amsterdam, chez Pierre Brunel, sur le Dam. 2 vol. grand in-12 (150 lettres).

— Lettres persanes, Cologne, Pierre Marteau. 2 vol. in-12. (Édition semblable à la précédente.)

— Lettres persanes. Seconde édition, revuë, corrigée, diminuée et augmentée par l'auteur. 2 vol. pet. in-12, (140 lettres). Bibliothèque de l'Arsenal, 19030 B.

Manquent les lettres I, V, XV (XVI de notre édition), XXIII (XXV), XXX (XXXII), XXXIX (XLI), XL (XLII), XLI (XLIII), XLV (XLVII), LXIII (LXV), LXVIII (LXX), LXIX (LXXI); les lettres X et XI sont fondues en une seule.

Sont ajoutées: CXI, CXXIV, CXLV, qui portent dans cette 2e Marteau les nos LVIII, LIX, LX. Reproduites avec quelques variantes dans le Supplément de 1754.

Sont modifiées: VII, IX, X et XI, XVIII, XXIV, XXXIX.

La lettre LXXIII (sur l'Académie française); qui figure en tête du tome second de la première édition, termine le tome premier de la seconde, avec le nº LXI.

Les suppressions et changements ne portent que sur le tome Ier.

(Pour la nature des suppressions, voir la préface de notre édition. Pour les variantes et la collation des nos, voir nos notes et variantes, tomes I et II.)

N. B. Quérard compte quatre éditions de 1721; et il semble bien qu'il en ait paru deux à Amsterdam, chez Pierre Brunel, sur le Dam. L'une porte sous le titre une sphère armillaire, l'autre un polygone régulier à neuf pans, dans lequel sont inscrits trois triangles équilatéraux.

Les deux tomes (1721 Brunel) de la Bibliothèque nationale appartiennent à deux éditions différentes: le tome I a la sphère, le tome II a le polygone; or nous avons sous les yeux:

Un tome II (1721 Brunel) avec la sphère en vignette. Sur le tome I de la Bibliothèque nationale, en regard du feuillet de garde, se trouve la note manuscrite suivante: édition différente. Au reste, les deux éditions Brunel et l'une des éditions Marteau sont des réimpressions d'un même texte.

1730. Lettres persanes, troisième édition à Amsterdam, chez Jacques Desbordes. 2 vol. in-18 (140 lettres) Arsenal, 19030 bis B.

Cette édition, que nous n'avions pas eu occasion de compulser au moment où fut rédigée notre préface, est une réimpression de la 2e Marteau. Elle commence également par la lettre d'Usbek à son ami Nessir, la Ve du texte complet. Le premier tome finit par la lettre sur l'Académie.

— Autre édition, mais conforme à la 1re: à Cologne, chez Pierre Marteau. 2 vol. in-12.

1731. Lettres persanes: à Amsterdam, chez P. Mortier, 2 vol in-12 (150 lettres). Quérard dit: Amsterdam (Paris).

1737, 1739. Deux éditions, in-18 et in-12, 2 tomes. Cologne, Pierre Marteau.

1740 Amsterdam, Jacques Desbordes. 2 vol. in-18.

1744. A Cologne, chez Pierre Marteau, imprimeur-libraire, près le collége des Jésuites. In-8o, 2 tomes en un volume, 150 lettres. (Arsenal, 19031 B.)

— La même édition, augmentée des Lettres turques (par Saint-Foix), 2 tomes en un volume.

Réimpression de la 1re 1721, avec quelques variantes insignifiantes.

1751. Ici se place la curieuse brochure de l'abbé Gauthier (voir la préface) les Lettres persannes convaincues d'impiété, qui vise la 1re Marteau 1721, et la 2e Desbordes 1730.

1753. Réimpression du texte primitif. Cologne, Pierre Marteau.

1754. Dernière édition publiée du vivant et sous les yeux de Montesquieu. C'est celle dont nous reproduisons le texte.

Lettres persanes, à Cologne, chez Pierre Marteau (2 tomes in-12, 150 lettres, avec un Supplément).

Bibliothèque de l'Arsenal 19031 bis B. A la fin du premier volume sont intercalées les Lettres turques.

Le Supplément, à la fin du second volume, contient quelques réflexions sur les Lettres persanes, onze lettres, dont trois empruntées, avec variantes, à la 2e Marteau, 3e Desbordes, et un certain nombre de passages nouveaux à ajouter ou à substituer dans le texte. La plupart des éditions postérieures ont scrupuleusement observé les indications du Supplément pour le placement des lettres et passages nouveaux.

Nous avons sous les yeux un exemplaire de cette édition reliée en un volume; les Lettres turques y sont insérées après le Supplément.

II.—ÉDITIONS PUBLIÉES APRÈS LA MORT DE L'AUTEUR.

(Nous ne voulions indiquer ici que les éditions séparées des Lettres persanes: mais diverses considérations nous ont amené à signaler plusieurs éditions des Œuvres complètes, en n'y tenant compte que de ce qui concerne les Lettres.)

1755. Réimpression pure et simple, sans Supplément, du texte de 1721. A Cologne, chez Pierre Marteau (2 vol. grand in-12). L'exemplaire de la bibliothèque nationale est relié en un volume.

1757. Œuvres de M. de Montesquieu, Londres (4 vol. in-12). La première édition des œuvres complètes, publiée par Richer sous les yeux de M. de Secondat, fils de Montesquieu, avec le concours de Moreau, ancien secrétaire de l'auteur, et imprimeur célèbre qui, suivant Quérard et Brunet, la rendit le modèle des éditions suivantes.

1758. Œuvres complètes de M. de Montesquieu, nouvelle édition, revue, corrigée et considérablement augmentée par l'auteur, Amsterdam et Leipsick, Arkstée et Merkus (3 vol. in-4o). Toutes les additions du Supplément sont intercalées à leur place.

Au verso du feuillet de garde (exemplaire de l'Arsenal), note manuscrite indiquant deux collaborateurs pour les Lettres. Les Lettres sont au tome III. Dans l'avertissement, Richer réfute les remarques d'un anonyme (Élias Luzac). Selon Brunet, cette édition, très-belle en effet, est plus correcte et moins chère que la précédente. Toutes deux sont d'ailleurs l'œuvre de Richer et de Moreau. Elles renferment un assez grand nombre de corrections d'après les changements trouvés dans les papiers de l'auteur, et que beaucoup d'éditions subséquentes ont admises. Nous les signalons dans nos Notes, sans les accepter; M. de Secondat a seul été à même de les voir et de les certifier, et nous nous défions fort de cette manie d'arrangement et d'atténuations, à laquelle se laissaient aller volontiers les éditeurs des derniers siècles. Au reste, ces variantes sont véritablement insignifiantes.

Réimprimée plusieurs fois à Londres (Paris) et Amsterdam.

1759, 1762. Œuvres. Nouvelle édition, très-augmentée, avec des remarques philosophiques et politiques d'un anonyme (Élias Luzac), Amsterdam et Lausanne, Grasset. (Réimprimées en 1761, 62, 64, 73.) (6 volumes in-12.

Elle était sans doute commencée antérieurement, puisque Richer réfute en 1758 les Remarques d'Élias Luzac.

1760. Traduction anglaise de la précédente, signalée dans la note manuscrite mentionnée à l'article 1758.

1761. Lettres persanes, Amsterdam et Paris, Belin. Nouvelle édition, augmentée de douze lettres qui ne se trouvent pas dans les précédentes, et d'une table analytique des sujets traités; un vol. in-8o de 527 pages. Réimprimée en 1786.

Le chiffre de douze lettres contient sans doute Quelques Réflexions sur les Lettres persanes. En fait, le Supplément de 1754 n'ajoute que onze lettres.

Cette édition est la première complète des Lettres persanes.

1767. Lettres persanes, Cologne, Marteau. 2 vol. in-12.

1772. Œuvres. Londres, Nourse, 3 vol. in-8o, l'une des plus mauvaises.

1776. Lettres persanes, Amsterdam, Arkstée et Merkus, 1 vol. in-12, 161 lettres, table de 30 pages. (Bibl. de Provins.)

1784. Autre (Bibliothèque nationale). 2 Vol. in-18.

1786. Autre, Amsterdam, 2 tomes en 1 volume, in-12.

1788. Œuvres. Paris, Bastien, 5 vol in-8o. D'après Quérard, médiocre et chère.

Œuvres, édition revue, corrigée et augmentée de plusieurs pièces qui n'avaient pas paru jusque-là, Amsterdam (sans nom d'éditeur ni d'imprimeur). Généralement conforme à l'in-4o de 1758. 6 vol. in-8o.

1790. Œuvres, Bâle 8 vol. in-8o (réimprimées en 1799), avec des notes d'Helvétius, longtemps la plus complète, mais entièrement effacée par celle d'Auger 1816.

1795. Les mêmes, Paris, Didot l'aîné, 12 vol. in-8o; avec notes d'Helvétius, etc. Jolie édition stéréotype, mais texte médiocre. (Publiée par de Laroche.)

1796. Les mêmes, Paris, Langlois, an IV.

Les mêmes, avec des pièces inédites publiées d'après les manuscrits (?), par Bernard, libraire à Paris. Imprimerie Plassan. 5 vol. grand in-4o.

Cette édition, qui s'écarte quelquefois du texte de 1758, laisse à désirer comme livre de luxe.

1803. Lettres. Stéréotypie Didot. Paris, Didot aîné, 2 vol. in-18. Avec les clichés de cette édition peu correcte a été faite celle de Lecointe, Paris, 1809 (Nouvelle Collection des classiques français). Autre tirage, 1811.

1814 et 1820. Œuvres, Paris, Didot aîné, 8 vol. in-8o.

1815. Lettres, Avignon, Joly, 2 vol. in-24 (seule de ce format).

1816, 1818, 1820. Œuvres, précédées de la vie de l'auteur par Auger, Paris, Lefèvre, 6 volumes in-8o, imprimerie Crapelet. (Table analytique bien faite.)

La seconde est plus complète.

Toutes deux sont fort estimées. Nous avons noté dans le texte des lettres, des variantes de 1758, qui sont contestables.

1817. Œuvres, Paris, Belin, avec notice par Depping, 2 volumes in-8o.

1818. Lettres, Nîmes, in-8o (id. 1820), traduction espagnole de Marchena.

1819. Œuvres. Nouvelle édition contenant les Éloges de Montesquieu par d'Alembert et par M. Villemain (très-remarquable), les notes d'Helvétius, de Condorcet, et le commentaire de Voltaire sur l'Esprit des lois. Paris, de l'imprimerie de Pierre Didot aîné. Lequien 1819. Portrait. (Bonne réimpression d'une édition de 1798.) En tête du premier volume, 15 éditions sont passées en revue. Estimée.

1820. Lettres, suivies des œuvres diverses, Paris, Didot aîné, 3 vol. in-8o, formant les volumes 52-54 de la Collection des meilleurs ouvrages français.

1820. Lettres. Paris, Ménard et Desenne, 2 vol. in-18, faisant partie de la Bibliothèque française.

1821. Lettres. Paris, L. Debure, 2 vol. in-32, portrait. (Collection des Classiques français.)

Lettres (traduction espagnole), Toulouse, Bellegarrigue, in-12.

Lettres, Paris, Touquet, in-12.

1822. Œuvres, Paris. Dalibon, imprimerie Collot. 8 vol. in-8o. Portrait. Avec les Éloges par d'Alembert et Villemain, suivie du Commentaire sur l'Esprit des lois par Destutt de Tracy. Édition faite sur 1819-Lequien. Estimée.

1823. Lettres. Nouvelle édition accompagnée de notes et d'une table alphabétique. Paris, Dondey-Dupré, in-18.

Remarques historiques de Collin de Plancy. Notes sur les noms orientaux par Isidore Gautier. Réimprimée par les frères Garnier.

Lettres, Dauthereau, imprimerie de Firmin Didot, 3 vol. in-32.

Il y a peu à dire sur les éditions, tant des Œuvres que des Lettres, parues en 1825, 26, 27, 28, 29, 1830, 31, 32, 34, et de nos jours. Ce sont des réimpressions tantôt de 1754, tantôt de 1758.


TABLE DES MATIÈRES DU TOME SECOND.

[LETTRE LXXXIX.] Usbek à Rhédi.
Notes sur Paris ou règnent la liberté et l'égalité; portrait du grand seigneur en France; la faveur, grande divinité des Français.
[LETTRE XC.] Usbek à Ibben.
Le désir de la gloire assimilé à l'instinct de la conservation. Amour des Français pour la gloire. Éloge du régime républicain.
[LETTRE XCI.] Usbek au même.
Tyrannie du point d'honneur; manie illusoire du duel, plus forte que la raison et que la loi.
[LETTRE XCII.] Usbek à Rustan.
Équipée d'un faux ambassadeur de Perse.
[LETTRE XCIII.] Usbek à Rhédi.
Mort de Louis XIV. Son testament cassé par le parlement. Rôle des parlements. Habileté du régent.
[LETTRE XCIV.] Usbek à son frère santon au monastère de Casbin.
A l'adresse des santons, dervis, moines et solitaires. Tentations des ascètes de la Thébaïde.
[LETTRE XCV] Usbek à Rhédi.
Le droit public altéré par les princes et les puissants. Le droit public ramené aux principes de justice qui régissent le droit privé.
[LETTRE XCVI.] Usbek au même.
Développements à l'appui de la thèse ci-dessus. Sanctions du droit public. De la guerre et du prétendu droit de conquête qui «n'est pas un droit.» (Voir les Notes et variantes.)
[LETTRE XCVII.] Le premier eunuque à Usbek. (Roman.)
Achat d'une femme jaune de Visapour. Agréments de la polygamie. Nécessite de la présence du maître dans le sérail.
[LETTRE XCVIII.] Usbek à Hassein, dervis de la montagne de Jaron.
Supériorité des lois physiques découvertes par les philosophes sur les élucubrations mystiques des livres saints et des prophéties.
[LETTRE XCIX.] Usbek à Ibben.
Inconstance des fortunes et désordre des finances en France. Chambre ardente contre les traitants. Étrange distribution des richesses. Éloge des laquais.
[LETTRE C.] Rica à Rhédi.
Les caprices et l'empire de la mode en France.
[LETTRE CI.] Rica au même.
Frivolité du caractère français. Incohérence de leur législation empruntée au droit romain et aux constitutions des Papes.
[LETTRE CII.] Usbek à ***.
Sur un évêque qui vantait son mandement.
[LETTRE CIII.] Usbek à Ibben.
Considérations sur le gouvernement monarchique en Europe et sur le despotisme oriental.
[LETTRE CIV.] Usbek au même.
Pourquoi les princes d'Orient ont si souvent leurs assassins pour successeurs.
[LETTRE CV.] Usbek au même.
Limitation de l'autorité royale par les Anglais.
[LETTRE CVI.] Rhédi à Usbek.
Paradoxe contre les progrès de l'industrie et des arts,
incompatibles avec la solidité des monarchies.
[LETTRE CVII.] Usbek à Rhédi.
Réfutation aisée de la thèse précédente. Tableau de l'activité et de l'industrie parisiennes. Éloge du luxe.
[LETTRE CVIII.] Rica à Ibben.
Influence de la maîtresse et du confesseur sur le caractère des rois. Louis XIV entièrement gouverné par les femmes.
[LETTRE CIX.] Usbek à ***.
Les journaux et la critique au commencement du XVIIIe siècle.
[LETTRE CX.] Rica à ***.
Querelles scolastiques sur la lettre Q.
[LETTRE CXI.] Rica à ***.
Rôle et occupation d'une jolie femme.
[LETTRE CXII.] Usbek à ***.
Discours d'un général de la Fronde.
[LETTRE CXIII.] Rhédi à Usbek.
Dépopulation croissante de la terre.
[LETTRE CXIV.] Usbek à Rhédi.
Causes de dépopulation. Fréquence des catastrophes générales. Le monde terrestre a bien plus de six mille ans.
[LETTRE CXV.] Usbek au même.
Causes de dépopulation: la polygamie, la castration.
[LETTRE CXVI.] Usbek au même.
Rôle des esclaves et des affranchis dans le monde romain.
[LETTRE CXVII.] Usbek au même.
Causes de la dépopulation: l'interdiction du divorce. (Vues incohérentes de l'Église sur le mariage.)
[LETTRE CXVIII.] Usbek au même.
Causes de la dépopulation: le célibat des prêtres et le monachisme. Supériorité des pays protestants sur les pays catholiques.
[LETTRE CXIX.] Usbek au même.
Causes de la dépopulation en Afrique, en Amérique: la traite et le travail esclave.
[LETTRE CXX.] Usbek au même.
Causes de la dépopulation: le mépris de la terre et de la vie, prêché par le christianisme et le mahométisme, «l'injuste droit d'aînesse». Causes de la fécondité de la Perse ancienne et des races juive et chinoise.
[LETTRE CXXI.] Usbek au même.
Causes de la dépopulation chez les sauvages: leur ignorance de l'agriculture; la pratique de l'avortement.
[LETTRE CXXII.] Usbek au même.
Causes de la dépopulation des colonies: les influences climatériques, les cruautés des conquérants.
[LETTRE CXXIII.] Usbek au même.
Causes de dépopulation: le despotisme et le pouvoir arbitraire, l'inégalité des citoyens, les mariages précoces.
[LETTRE CXXIV.] Usbek au mollak Méhémet Ali, gardien des trois tombeaux.
En dépit des jeûnes et des cilices des mollaks, la victoire abandonne les Osmanlis.
[LETTRE CXXV.] Usbek à Rhédi.
Qui paye les libéralités des princes envers leurs courtisans?
[LETTRE CXXVI.] Rica à ***.
Difficulté de concevoir des récompenses éternelles. Les paradis sont rendus inhabitables par leurs inventeurs. Plaisante histoire d'une veuve indienne.
[LETTRE CXXVII.] Rica à Usbek.
Allusion à la conspiration de Cellamare.
[LETTRE CXXVIII.] Rica à Ibben.
A propos de la mort de Charles XII. Grave responsabilité des ministres.
[LETTRE CXXIX.] Rica à Usbek.
Entretien d'un géomètre et d'un traducteur d'Horace.
[LETTRE CXXX.] Rica à ***.
Bavardage et suffisance des nouvellistes. Trois lettres d'un nouvelliste.
[LETTRE CXXXI.] Rhédi à Rica.
Origines des républiques. Éloge du gouvernement républicain. La liberté faite pour le génie des peuples de l'Europe; la servitude pour celui des orientaux.
[LETTRE CXXXII.] Rica à ***.
Un café à la mode à l'époque de Law.
[LETTRE CXXXIII.] Rica à ***.
Visite à une grande bibliothèque dans un couvent de dervis.
[LETTRE CXXXIV.] Rica au même.
Seconde visite à la bibliothèque. Appréciation satirique de divers genres littéraires. La théologie, l'ascétisme, la casuistique.
[LETTRE CXXXV.] Rica au même.
Troisième visite: les grammairiens, glossateurs et commentateurs; les orateurs; les métaphysiciens, les médecins, anatomistes, chimistes, adeptes des sciences occultes.
[LETTRE CXXXVI.] Rica au même.
Vues historiques sur l'église, la décadence romaine, les barbares, l'Allemagne, la France, l'Espagne, l'Angleterre, la Hollande, l'Italie, la Pologne, et les républiques de Suisse, de Venise et de Gênes.
[LETTRE CXXXVII.] Rica au même.
Les poëtes épiques, dramatiques, lyriques, bucoliques, épigrammatiques; les romanciers.
[LETTRE CXXXVIII.] Rica à Ibben.
Désastreuses conséquences du système de Law.
[LETTRE CXXXIX.] Rica au même.
Abdication de deux reines de Suède, Ulrique-Éléonore et Christine.
[LETTRE CXL.] Rica à Usbek.
Le Parlement de Paris relégué à Pontoise. Graves et difficiles attributions politiques des parlements.
[LETTRE CXLI.] Rica au même.
Traduction supposée d'un conte persan. Aventures de l'immortelle Anaïs dans le paradis des femmes. Vengeance qu'elle tire de son mari.
[LETTRE CXLII.] Rica à Usbek.
«Lettre d'un archéologue» et «Fragment d'un ancien mythologiste.» (Portrait allégorique de Law, fils d'Éole).
[LETTRE CXLIII.] Rica à Nathanaël Lévi, médecin juif.
Sur les amulettes, talismans et prestiges.
Lettre d'un médecin de province à un médecin de Paris.
Vertu dormitive de la Cour sainte du père Caussin. Pharmacie nouvelle extraite des œuvres des philosophes et des théologiens.
[LETTRE CXLIV.] Usbek à Rica.
Le savant opiniâtre et le savant outrecuidant. Éloge de la modestie.
[LETTRE CXLV.] Usbek à ***.
Tribulations des gens d'esprit et des savants. Lettre d'un anatomiste.
[LETTRE CXLVI.] Usbek à Rhédi.
Perversion des mœurs publiques sous l'influence de Law. Odieux résultats de l'agiotage érigé en institution publique.
[LETTRE CXLVII.] Le grand eunuque à Usbek. (Roman.)
Désordres dans le sérail d'Usbek.
[LETTRE CXLVIII.] Usbek au grand eunuque. (Roman.)
Ordres de répression.
[LETTRE CXLIX.] Narsit à Usbek. (Roman.)
Mort du grand eunuque.
[LETTRE CL.] Usbek à Narsit. (Roman.)
Ordres réitérés de répression.
[LETTRE CLI.] Solim à Usbek. (Roman.)
Dénonciations contre les femmes d'Usbek.
[LETTRE CLII.] Narsit à Usbek. (Roman.)
Inexécution des ordres d'Usbek, dont la lettre s'est
égarée.
[LETTRE CLIII.] Usbek à Solim. (Roman.)
Fureurs de l'époux outragé.
[LETTRE CLIV.] Usbek à ses femmes. (Roman.)
Reproches et menaces.
[LETTRE CLV.] Usbek à Nessir. (Roman.)
Douloureuses confidences.
[LETTRE CLVI.] Roxane à Usbek. (Roman.)
Protestation contre les violences de Solim.
[LETTRE CLVII.] Zachi à Usbek. (Roman.)
Zachi s'indigne d'avoir été fouettée.
[LETTRE CLVIII.] Zélis à Usbek. (Roman.)
Même châtiment, même colère.
[LETTRE CLIX.] Solim à Usbek. (Roman.)
Trahison imprévue de Roxane, meurtre de son amant.
[LETTRE CLX.] Solim à Usbek. (Roman.)
Solim va punir.
[LETTRE CLXI.] Roxane à Usbek. (Roman.)
Roxane s'empoisonne et brave en mourant l'homme qui l'a épousée malgré elle.
[NOTES ET VARIANTES.]
[INDEX PHILOSOPHIQUE, HISTORIQUE ET LITTÉRAIRE.]
[BIBLIOGRAPHIE.]