NOTES:

[1] Bodin.—De la Démonomanie des Sorciers, &c., p. 82.

[2] Boguet, loc. cit., p. 100.

[3] Loc. cit., p. 81.

[4] Boguet (H.).—Discours execrable des Sorciers, etc. Rouen, 1606.

[5] Compendium Maleficarum, etc., per Fratrem Francisc. Mariam Guaccium, 1616, p. 69.

[6] Guaccius, loc. cit., p. 74.

[7] Les catholiques, en ceci, ont copié les Grecs, qui représentaient les Démons «en figures de Satyres paillards, moytié boucs & moytié hommes».

[8] «Mais quel mespris, quel deshonneur, quelle villanie plus detestable peut on imaginer, que celle que souffrent les Sorciers estans contrains d'adorer Satan en guise de Bouc puant, et le baiser en la partie qu'on n'ose escrire, ny dire honnestement?» (Bodin, loc. cit., p. 134).

«Tum candelis piceis oblatis, vel vmbilico infantuli: ad signum homagij eum in podicem osculantur.» (Compendium Maleficarum, &c., p. 71.)

[9] Bodin, loc. cit., p. 88.

[10] Bodin, loc. cit., p. 104.

[11] «Il (Cardan) dit aussi que les esprits malings sont puants, & le lieu puant là où ils frequentent, & croy que de la vient que les anciens ont appellé les Sorciers fœtentes, & les Gascons fetillères, pour la puanteur d'icelles, qui vient comme ie croy de la copulation des Diables, lesquels peut estre prennent les corps des pendus, ou autres semblables pour les actions charnelles & corporelles: comme aussi Vier a remarqué que les personnes demoniaques sont fort puantes.» (Bodin, loc. cit., p. 133.)

Ce passage montre que, depuis longtemps, on a remarqué deux phénomènes cliniques souvent signalés par nous, à savoir l'haleine forte des hystériques et l'odeur qu'elles exhalent dans leurs états de mal hystéro-épileptique.

[12] Bodin, loc. cit., p. 96.

[13] «De nostre temps vn nommé Charc.. du bailliage de Gez, fut assailly nuictamment en vn bois par vne multitude de chats; mais comme il eust faict le signe de la croix, tout disparut. Et de plus fraische memoire vn homme de cheual passant sous le chasteau de Ioux, apperceut plusieurs chats sur vn arbre, il s'auance, & delasche vne escoppette, qu'il portoit, & faict tomber de dessus l'arbre au moyen de son coup vn demicin, auquel pendoyent plusieurs clefs, il prend le demicin & les clefs, & les emporte au village: estant descendu au logis il demande à disner, la maitresse ne se trouve point, non plus que les clefs de la caue. Il monstre le demicin, & les clefs qu'il portait: l'hoste recogneut que c'estoit le demicin & les clefs de sa femme, laquelle arrive sur ces entrefaictes estant blessée à l'hanche droitte: le mary la prenant par rigueur, elle confesse qu'elle venoit du Sabbat, et qu'elle y auoit perdu son demicin et ses clefs, après auoir receu vn coup descopette en l'vne des hanches.» (Boguet, loc. cit., p. 269.)