Époques et dates principales de la chronologie d’Égypte, éclaircies et appuyées par des dates parallèles, étrangères.
1° Règnes des Dieux, c’est-à-dire des astres et des constellationspersonnifiés par suite de l’emploi des figures hiéroglyphiques quiservirent à exprimer leurs attributs, leurs influences, leurs rapportsavec les êtres terrestres. | |
Leurs prétendus âges ne sont que des périodes vraies ou fictives,simples ou composées. | |
2° Première époque historique où l’Égypte fut habitée par des peupladesdiverses à la manière des sauvages. Durée indéfinie. Le Delta put alorsêtre dans l’état de golfe dont parle Hérodote. | |
3° Deuxième époque, où commencèrent de se former de petits états ouroyaumes dont il put y avoir 30, 40 ou davantage. L’astronomie fit desprogrès par l’établissement des colléges de prêtres: l’invention duzodiaque a pu avoir lieu dans cette époque, conformément à l’indicationde Pomponius Mela | 13,300 ans av. J.-C. |
4° Troisième époque, où les petits états furent peu à peu fondus entrois grands; savoir, la Haute-Égypte ou Thébaïde, la Basse-Égypte ouDelta, et l’Égypte moyenne ou Heptanomis. | |
A cette époque appartiennent le temple d’Esneh,dont le zodiaque date de l’an 4600 avantnotre ère, ci | 4600 ans. avant J.-C. |
et l’établissement du culte du Taureauou Bœuf Apis, symbole du Taureau céleste,où le soleil commença de marquerl’équinoxe du printemps. | |
Le zodiaque Indien se rapporte aussiaux dates de 4700 à | 4600 |
Observation de l’étoile Aldébaram, parHermès, citée à la date de | 3362 |
En Chaldée, fondation de la pyramidede Bélus | 3191 |
Déluge, selon le texte grec | 3195 |
Époque indienne de l’âge actuel | 3101 |
État du ciel, indiqué dans le livre perseintitulé Ioub, vers l’an.......(VoyezBailly.) | 3000 |
Départ d’un cycle sothiaque, et du cyclecallipique de 76 ans, à la date de | 2782 |
Fondation du temple d’Hercule à Tyr. | 27 |
Calendrier de Hoang-ti, en Chine | 2686 |
Monuments de Mithra, et travaux d’Herculeselon les Grecs............(VoyezDupuis.) | 2550 |
Entrée du soleil au Belier | 2428 |
Commencement du culte, du Belier......... | |
Fondation du temple d’Ammon dansl’Oasis; construction des monumentsde Karnak et de l’avenue des Beliers,vers | 2400 à 2300 |
Déluge selon Varron et Censorin | 2376 |
Déluge selon le texte hébreu, calcul dePetau | 2329 |
Le cycle chinois prend son départ àl’an | 2277 |
Le calendrier d’Hésiode y correspond. | |
Observation chaldéennes de Kallisthènes | 2234 |
Observations des Pléiades en Égypte,citée par Ptolomée | 2200 |
Observation des colures, citée dans leSourya Sidhanta | 2068 |
Date du zodiaque de Dendéra | 2056 |
Invasion du royaume de Memphis parles pasteurs arabes, présumés être lestribus de Tamoud Aâd, Madian, Amalek,etc....... vers | 1810 |
Par suite de cet événement l’on présumeà cette époque plusieurs migrationset colonies des Égyptiens en Grèce,en Étrurie, en Asie. | |
Fondation d’Héliopolis par les pasteursarabes | 1800 |
Expulsion des Arabes par Tethmos...vers | 1556 |
Réunion de toute l’Égypte en une seulemonarchie. | |
Fondation de Memphis la neuve, versl’an | 1500 |
Lac de Mœris, vers l’an | 1430 |
Construction des villes de Heroopolisou Phitom et de Ramessés par les Juifs,vers | 1420 |
Les Égyptiens, sous le roi Amenoph,chassent d’Égypte les Juifs et une quantitéde menu peuple que Moïse organiseen corps de nation et partage en 12 tribus,selon les 12 signes célestes | 1410 |
Règne et conquêtes de Sésostris entreles années | 1350 et 1390 |
Rhampsinit le Riche, indiqué par Plinesous le nom de Rhamsès, comme auteurdu grand obélisque d’Héliopolis, et contemporainde Troie, a dû régner vers | 1080 |
parce que son successeur Chéops a élevéla grande pyramide vers | 1050 |
Sesach, roi d’Égypte, rançonne Jérusalemen | 974 |
(Il est possible que ce roi soit l’Asuchisd’Hérodote). | |
Des rois obscurs, tels qu’ils sont mentionnéspar les listes, se succèdent plusou moins régulièrement, et affaiblissentl’Égypte par leur mauvaise administration. | |
Les Carthaginois, profitant de cet étatde choses, dirigent sur l’opulente villede Thèbes une armée qui la prend parsurprise, la saccage, et emporte un immensebutin, vers l’an | 790 |
Bouchoris, dit le Sage, arrive au trône,et s’efforce de rétablir l’ordre par des loisqui l’ont fait placer au rang des législateursdu pays ...... vers | 781 |
Un aveugle de la ville d’Anysis, appelépar Diodore, Amasis, ou Amosis, règnetyranniquement pendant 6 ans ... vers | 755 |
Seva le Kusithe ou l’Éthiopien, dit aussiSevechus, Sabakos et Actisanes, envahitl’Égypte et règne avec justice et sagesseenviron 25 ans depuis | 750 |
Séthon, prêtre de Vulcain, gouvernel’Égypte, tombée dans l’anarchie, à l’époqueoù Sennachérib vient en Palestine,vers | 722 |
(Pour la suite, voyez le tableau d’Hérodote, à la fin de ce volume.)
Note sur le système des générations.
DANS[295] sa Chronologie (tome VII), chapitre des Héraclides, page 474, M. Larcher nous dit:
«La règle des générations n’est pas la même chez les Lacédémoniens que chez les autres nations. Ce peuple, comme je l’ai observé dans le chapitre XIV de la prise de Troie, avait défendu de se marier avant l’âge de 36 ans ou même 37... Les générations étaient donc de 37 ans à Lacédémone, tandis qu’elles n’étaient que de 33 ans dans le reste de la Grèce.»
On croirait, d’après ce texte, que réellement Larcher a prouvé ce fait étrange, qu’un peuple entier ne se mariait qu’à 36 ou 37 ans: nous avions lu une première fois le ch. XIV, sans apercevoir cette démonstration; nous l’avons relu une seconde fois avec une scrupuleuse attention, et voici les seuls raisonnements que nous y trouvons (pag. 398 et suiv.): «C’était une maxime universellement reçue dans les premiers temps de la Grèce, qu’on ne se mariait qu’à 33 ans, et ensuite à 30.»
(Nous nions à L*** cette prétendue maxime, ou plutôt ce fait bizarre, incroyable: qu’il nous le prouve d’abord et par des témoignages et par des exemples.)
«De là les générations étaient évaluées à 33 ans et quelque chose, et dans la suite elles le furent a 30 ans.»
Nous disons qu’elles furent évaluées systématiquement par les Égyptiens, puis par les Grecs, pour avoir un moyen quelconque d’estimer des temps incertains. Mais nous nions qu’elles fussent civilement évaluées par les peuples, même dans les temps dont il s’agit.
«Les Lacédémoniens faisaient une exception à la règle générale: Lycurgue, dont toutes les institutions tendaient à former des soldats vigoureux,—voulant empêcher ses concitoyens de prendre femme quand ils le jugeraient à propos, ordonna qu’ils ne se marieraient que lorsque le corps aurait acquis toute sa vigueur, regardant ce réglement comme très-utile pour se procurer des enfants robustes.» (Xénophon, de Republicâ Lacedæm., cap. I § VI.)
Raisonnons sur ce passage de Xénophon:—Si Lycurgue fit une telle loi, ce ne put être que parce que l’on avait senti l’abus de se marier trop jeune: l’abus existait, il le réprima; et cet abus devait d’autant mieux exister dans toute l’ancienne Grèce, qu’on le trouve chez tous les peuples anciens et modernes, en raison de ce que leurs mœurs domestiques sont plus simples, sont moins contraintes par des réglements de police et de civilisation. Larcher a senti cette objection, car il reprend (page 400):
«On peut m’objecter que ce réglement n’étant pas antérieur à Lycurgue, les générations qui ont précédé ce législateur ne doivent être évaluées qu’à 33 ans, comme dans le reste de la Grèce... Cette objection aurait quelque force, si l’on pouvait prouver qu’avant la législation de Lycurgue les usages reçus à Sparte fussent absolument contraires à ceux adoptés par ce législateur... Si tel eût été le cas, comment se persuader qu’il eût réussi à réformer l’État.... On connaît l’attachement des peuples à leurs usages... Il eût certainement révolté toutes les classes de citoyens... Il y avait sans doute alors à Lacédémone des coutumes que l’on suivait ou que l’on négligeait impunément, parce que la loi n’avait point prononcé: Lycurgue choisit parmi ces usages ceux qui lui parurent les plus raisonnables.... Il est donc vraisemblable que Lycurgue trouva établie avant lui la coutume de ne se marier qu’à 36 ans.»
N’est-ce pas là une logique vraiment curieuse? Larcher a d’abord posé en fait que «c’était une maxime des anciens Grecs de ne se marier qu’à 33 ans, et même à 37...» Il dit avoir prouvé ce fait relativement aux Lacédémoniens, dans son chapitre XIV. Ses preuves consistent dans une loi de Lycurgue qui défend de se marier avant que le corps ait atteint toute sa vigueur: il s’aperçoit que cette défense indique comme existant, l’abus de se marier trop jeune. Pour esquiver la conséquence, il a recours à des suppositions, à des vraisemblances; Lycurgue n’eût ôsé faire cette loi, si l’usage n’eût déjà existé: le peuple se fût certainement révolté... C’est-à-dire que, selon Larcher, toutes les lois de Lycurgue existaient déjà avant d’être mises en vigueur par ce prince; car le raisonnement de notre logicien peut s’appliquer à toutes. On peut dire de chacune: le peuple se fût révolté... il est attaché à ses usages... il y avait sans doute une coutume..... il est vraisemblable que Lycurgue... etc.; certainement, sans doute, vraisemblable; telle est la gradation de Larcher. «Il faudrait prouver, dit-il, qu’avant Lycurgue, les usages de Sparte fussent contraires à ses lois.»—Mais c’est à vous, Monsieur, de prouver qu’ils furent les mêmes; et vous avez d’abord contre vous le cri de toute l’antiquité, qui atteste que la législation de Lycurgue fut un phénomène d’innovation contre les usages reçus; un système spéculatif et philosophique qui heurta tellement les esprits que le peuple de Sparte s’ameuta; que dans cette émeute Lycurgue perdit un œil[296]; et que pour arriver à son but, cet homme sévère et opiniâtre fut obligé d’user de supercherie en faisant espérer qu’il modifierait ses lois après un voyage entrepris pour consulter les oracles, et en faisant promettre au peuple, par serment, de les exécuter provisoirement jusqu’à son retour, qui n’eut point lieu, puisqu’il préféra de mourir...
Vous avez ensuite contre vous cet axiome, «que toute loi prohibitive prouve par son fait l’existence de l’acte qu’elle change ou supprime...»—Lycurgue voulut empêcher que l’on prit femme à volonté.—Donc l’on en usait ainsi.—Il ordonna de ne se marier (expression impropre); il défendit de se marier avant d’avoir acquis toute la vigueur;—donc l’on se mariait ainsi; donc l’usage dominant était de marier les enfants trop jeunes; et cet usage devait exister, parce qu’il avait pour cause deux puissants motifs, l’un physique, l’autre politique, que nous retrouvons dans tous les temps et dans tous les pays.
Le premier de ces motifs est la passion naturelle commune à tous les parents de marier leurs enfants de bonne heure, afin de se voir revivre dans leur postérité.
De nos jours nous voyons encore cette passion avec ses effets subsister dans cette même Grèce dont on nous parle, dans l’ancienne Asie mineure, dans la Syrie, l’Égypte, la Perse, dans tout l’Orient. Tous les voyageurs modernes qui ont parcouru la Turkie, l’Inde, la Chine, attestent que dans ces pays les mariages sont généralement précoces; d’abord par le développement précoce de la puberté dans l’un et l’autre sexe; ensuite, et plus spécialement, par le désir qu’ont les parents de marier leurs enfants qui, sans cela et de leur propre volonté, ne pourraient contracter l’acte civil appelé mariage. L’abus est porté au point qu’il n’est pas rare de voir des enfants de 12 ans qui cohabitent avant 15; et cet abus existe chez les Grecs de Morée comme chez ceux de l’Asie mineure; en général les filles y sont mariées avant 15 et 18 ans, et les hommes avant 20. Direz-vous que c’est un effet de la religion chrétienne afin de prévenir le libertinage? Pourquoi cet effet a-t-il également lieu dans la religion musulmane, dans celle de Brahma, et dans celle de Foë? Les anciens païens, adorateurs du libertin Jupiter, étaient donc plus continens, et plus chastes? Direz-vous que c’est un effet du climat? Pourquoi, dans toute l’Amérique septentrionale, même au Canada, les mariages se font-ils généralement avant 20 ans pour les femmes, et avant 24 pour les hommes; et cela chez un peuple de sang anglais, écossais, allemand? Pourquoi, dans notre Europe même, les mariages se font-ils généralement à ce même âge dans certaines classes du peuple, telles que les gens de la campagne et les ouvriers de tout genre, tandis qu’ils sont généralement plus tardifs dans d’autres classés, et spécialement dans les classes bourgeoises vivant de leurs rentes? Pourquoi sont-ils généralement plus tardifs dans les villes que dans les campagnes, dans les capitales que dans les provinces? La vraie raison se fait sentir par ces contrastes. On se marie plus tôt partout où l’on peut élever des enfants sans trop de gêne, partout où la subsistance est facile, abondante. Dans de tels pays et dans un tel ordre social, on obéit de bonne heure aux penchants de la nature, au plus impérieux de ses désirs. On se marie plus tard là où la subsistance est difficile, où les enfants deviennent un fardeau dès le bas âge, où l’on ne sait comment les placer quand ils sont grands... Et parce que chez certains peuples et dans certaines organisations politiques, il y a plus ou moins de facilité à éluder le fardeau du mariage sans se priver de ses douceurs; parce que dans les villes, et surtout dans les grandes villes, cette facilité existe, surtout pour les classes riches ou aisées; les mariages y sont soumis à des calculs de convenances de société et de luxe, qui intervertissent ou modifient l’ordre naturel... En sorte que le régulateur le plus général des mariages est, d’une part, la simplicité, la grossièreté même des besoins et des mœurs (et de là les mariages plus faciles et plus précoces dans les classes pauvres); d’autre part, le luxe, c’est-à-dire l’extension des besoins factices et conventionnels (et de là les mariages plus onéreux, plus difficiles, plus tardifs et moins féconds dans les classes d’une aisance précaire et moyenne). Ici j’ai le bonheur d’être d’accord avec Montesquieu.
Le second motif qui dut rendre les mariages précoces et faciles chez les anciens Grecs, fut le besoin politique qu’éprouvaient les familles d’avoir beaucoup de bras pour leurs travaux agricoles, et surtout pour leur défense et pour leur sûreté. Ces peuples, comme l’on sait, composant chacun une société de 50 à 60,000; tout au plus de 100,000 citoyens, resserrés au nombre de 15 ou 20 sociétés, dans un espace borné de mers et de montagnes, vivaient entre eux dans un état habituel de jalousie et de guerre, et par cela même faisaient une grande consommation d’hommes. La chose publique, la société avait besoin de défenseurs, avait intérêt que l’on se mariât: aussi voit-on que le célibat y était décrié dans l’opinion, qu’il fut même puni par les lois quand il y eut des lois; mais de plus, avant ces lois, dans l’état de liberté ou d’anarchie qui fut celui dont nous traitons, aucune police intérieure ne réprimant les délits, la sûreté de chaque famille dépendait de ses propres moyens, de ses seules forces... Était-elle faible, on la vexait, elle était pillée, et pouvait être détruite; était-elle forte, c’est-à-dire nombreuse, on la respectait: elle armait tous ses membres pour réprimer un empiétement, pour punir un meurtre. C’était exactement l’état civil des Hébreux, des Arabes anciens et modernes, et de nos jours celui des Druses, des Maïnotes et des Corses sous les Génois. Chaque famille avait donc, à être nombreuse, le même intérêt, les mêmes motifs qu’avait la nation; et imaginer que, dans un tel état de choses, des peuples en guerre et en anarchie constantes fussent convenus de la maxime de ne se marier qu’à 33 ans, est une chimère, un vrai rêve de cabinet.
La loi de Lycurgue, citée par Xénophon, n’exprime pas l’âge où il devint licite de se marier: pour le fixer, voici comme Larcher raisonne (page 474, 475): Aristote a connu, a eu en main les lois de Lycurgue: or Aristote (dans son plan systématique de république) dit qu’il ne faut point se marier tant que le corps prend de l’accroissement, et que les hommes ne doivent prendre une compagne que vers leurs 37e année: donc Aristote fait ici allusion à la loi de Lycurgue; donc Lycurgue a établi l’âge de 37 ans; donc les Lacédémoniens, dès avant Lycurgue, ne se mariaient qu’à 37 ans; car, sans cela, Lycurgue les eût révoltés... Et page 40: Il est bien vrai que Platon, qui en cent endroits fait l’éloge des lois de Lycurgue, prescrit pour se marier l’âge de 30 à 35 ans; en sorte que l’on pourrait croire qu’il a imité celle-ci, et que le terme fixé à Sparte eût été de 30 à 35 ans. Mais, etc.
Laissons Larcher à ses raisonnements et à ses conjectures sur Platon et sur Aristote: il est évident, par la diversité des trois termes 30, 35, 37, que Lycurgue fut plus sage que ces rêveurs, et qu’il n’exprima point un âge fixe: l’établir à 37 ou même à 30 ans, eût été priver l’état de 8 ou 10 ans d’une fécondité ordonnée par la nature, et dissiper en libertinage des forces utiles à la nation. Aristote et Platon, pleins, comme l’on sait, des idées systématiques d’une physique erronée et originairement astrologique, ont dit: «La vie ordinaire de l’homme sain est de 70 à 75 ans. Tout ce qui ne croît pas, décroît: la moitié de la vie doit se passer à croître, l’autre à décroître... 33 à 37 sont le terme mitoyen entre zéro et 70 ou 75. Donc le corps n’est parfait qu’à 35 ou à 37.»—L’erreur de ces systèmes est démontrée par les faits et par la science physiologique. En résultat, il n’existe pas la plus légère preuve que les Grecs anciens, modernes ou mitoyens, se soient mariés au terme général de 30 ni de 35 ans; il est au contraire prouvé par la nature de la question et par les généalogies d’époque certaine, qu’ils se sont mariés plus tôt; et tout prouve que l’évaluation de trois générations par siècle a été un moyen purement idéal et systématique dont d’usage ne peut qu’induire en erreur.
TABLE DES MATIÈRES
CONTENUES DANS CE VOLUME.
| SUITE DE LA CHRONOLOGIE D’HÉRODOTE. | |
|---|---|
| Chronologie des rois de Perse, cités par lesOrientaux modernes, sous le nom de dynastiePishad et Kéan.—Époques de Zohak, de Féridounet du législateur Zerdoust, dit Zoroastre. | [Page 1] |
| § I. Époque du législateur Zoroastre | [2] |
| § II. Récit des Parsis sur Zoroastre | [14] |
| § III. Vie de Zoroastre | [50] |
| § IV. Des anciens rois de Perse, selon les Orientaux modernes | [69] |
| § V. Dynastie Kéan ou Kaian | [74] |
| § VI. Dynastie Piche-Dad | [87] |
| Liste chronologique des rois de Juda | [105] |
| Idem des rois Chaldéens de Babylone | [106] |
| CHRONOLOGIE DES BABYLONIENS | [107] |
| Chapitre Ier.—Fondation de Babylone | [108] |
| Chap. II.—Récit de Ktésias, système assyrien | [114] |
| Chap. III.—Récit de Bérose et de Mégasthènes—Systèmechaldéen | [121] |
| Chap. IV.—Autorités respectives de Bérose et de Ktésias, comparées et appréciées | [132] |
| Chap. V.—Récit d’Hérodote | [137] |
| Chap. VI.—Résultat | [141] |
| Chap. VII.—Dimension des principaux ouvrages de Babylone | [159] |
| Chap. VIII.—Histoire probable de Sémiramis | [181] |
| Chap. IX.—Récit de Conon et roman d’Esther | [193] |
| Chap. X.—Babylone depuis Sémiramis | [200] |
| Chap. XI.—Kanon astronomique de Ptolomée | [211] |
| Chap. XII.—Rois de Babylone jusqu’à Nabukodonosor | [219] |
| Chap. XIII.—Règne de Nabopolasar, dit Nabukodonosor | [230] |
| Chap. XIV.—Siége de Tyr | [239] |
| Chap. XV.—Prétendue expédition en Égypte, en Libye, en Ibérie, sans preuves et sans vraisemblance | [246] |
| Chap. XVI.—Derniers rois de Babylone jusqu’à Kyrus | [253] |
| Chap. XVII.—Du livre intitulé Cyropédie de Xénophon | [260] |
| Chap. XVIII.—Du livre intitulé Daniel | [266] |
| Chap. XIX.—Résumé | [278] |
| CHRONOLOGIE DES ÉGYPTIENS. | |
| Chap. Ier | [281] |
| Chap. II. Exposé d’Hérodote | [289] |
| Chap. III.—Système de Manéthon | [319] |
| § I. Texte de Manéthon en son second volume | [331] |
| § II. Analyse du texte cité par Josèphe | [341] |
| § III. Époque de l’entrée et de la sortie des Juifs selon Manéthon | [364] |
| Chap. IV. Récit de Diodore | [373] |
| Recherches sur les antiquités du temple de Dendéra,dans la Haute-Égypte, d’après la constructiondu zodiaque au plafond de son péristyle; par M. Nouet | [418] |
| Époques et dates principales de la chronologie d’Égypte,éclaircies et appuyées par des dates parallèleset étrangères | [431] |
| Note sur le système, des générations | [436] |
| FIN DE LA TABLE. | |