=CONCLUSION=
Cette magnifique expansion sportive, dont nous fûmes témoins ou acteurs, n'a fait—chose admirable—que deux victimes: l'équitation et le canotage. Encore l'une d'elles, l'équitation, n'est-elle que blessée, et l'autre nous laisse-t-elle prévoir, par d'intéressantes manifestations, sa résurrection prochaine. Jamais d'ailleurs défaveur ne fut plus imméritée. Si le cheval reste un luxe, le canot offre à tous ses joies multiples et saines; aussi une réaction se dessine-t-elle contre cet injuste oubli; nos jolies rivières de France, s'étonnent de ne plus entendre la chanson des canotiers et canotières qui pédalent maintenant dans la poussière des grandes routes.
Avec ses mille jeux et exercices, ses plaisirs et ses vertiges, le sport prépare à la France une génération de jeunes gens forts, prêts à toutes les luttes de la vie. Sans insister, puisque personne ne les conteste, sur ses avantages physiques et moraux, nous rappellerons simplement le mot de Montaigne.
«Ce n'est pas une âme, ce n'est pas un corps qu'on dresse, c'est un homme,» et le conseil du vieux poète français, Eustache Deschamps:
Exercicez-vous au matin
Si l'air est clair et entérin (limpide)
Et soient vos mouvements trempés
Par les champs, les bois, les prés,
Et si le temps n'est de saison
Prenez l'esbat en vos maison.