APPENDICE E.
Cours d'italien à Lyon sous Napoléon Ier.
Aux indications données dans cette étude j'ajouterai ce qui suit: dans le Giornale Italiano du 15 juin 1812, Raymond annonce que l'Ecole de Commerce de cette ville, située Coteau du Verbe-Incarné, n° 153, enseignera, entre autres choses, l'italien et l'allemand. Dès avant la Révolution, entre 1780 et 1790, sur treize maîtres de langues étrangères, huit, dont six italiens, y enseignaient l'italien. Je dois cette dernière particularité à une obligeante communication de M. Bleton, membre de l'Académie de Lyon et secrétaire du palais des Arts, que M. Bayet, recteur de l'Académie de Lille, avait interrogé pour moi. L'italien était enseigné dans l'établissement fondé à Lyon par Esclozas et loué dans un article du Courrier du 25 juillet 1786.
J.-B. Say, dans le fragment de Mémoires publié par M. Léon Say dans les Débats du 8 juillet 1890, dit que, à neuf ans (par conséquent vers 1776), il fut mis dans la pension que venaient d'établir à une lieue de Lyon, au village d'Ecully, l'abbé Gorati et le Napolitain Giro, qui fut plus tard un des martyrs de la république parthénopéenne; que cette école, où l'on appliquait des méthodes très incomplètement inspirées par l'esprit philosophique, essuya des persécutions de la part de l'archevêque de Lyon; que, au surplus, les deux chefs de la maison étaient bons, dévoués à leurs élèves, et que, s'ils enseignaient fort mal le latin, ils enseignaient assez bien l'italien.