SOMMAIRE

I.--La femme ouvrière ou employée.--Protection de la main-d'oeuvre féminine.--Accord des prescriptions françaises avec les déclarations papales.

II.--La femme professeur.--Répétitions au rabais.--Condition précaire et détresse cachée.

III.--La femme bureaucrate.--Emplois et fonctions qui conviennent éminemment au sexe féminin.

IV.--La femme artiste.--La carrière théâtrale.--Les beaux-arts et les arts décoratifs.

Avant d'entrer dans l'examen des carrières revendiquées aujourd'hui par les femmes, il est bien entendu, encore une fois, que nous ne reconnaissons à l'État le droit d'intervenir, avec son appareil coercitif, pour départager les deux sexes et intimer impérieusement à l'un: «Vous ferez ceci!» et à l'autre: «Vous ferez cela!» qu'autant qu'il s'agit d'une distinction d'attributions réclamée par la nature des choses et dictée manifestement par le souci des intérêts supérieurs de l'ordre public. Hors de là, nous devrons appliquer aux femmes, comme aux hommes, le principe de la liberté du travail qui, depuis la Révolution française, fait partie de notre droit public.