NOTES:

[1] Voir le no 15, Tom. III, p. 179 des Annales.

[2] Inséré dans le no de juin 1829, t. III du Nouveau Journal Asiatique.

[3] Bogota est en ce moment la capitale de la république de la Nouvelle-Grenade, comprenant les départemens de Cundin-Amarca, du Cauca, de l'Isthme, de Magdalena et de Boyaca, et fondée en 1831.

[4] Tom. II, p. 220 de ses Vues des Cordillières, édit. in-8o, an 1816.

[5] Tom. V, p. 107 et 572, édit. 1821.

[6] Voir son Essai sur l'origine unique des chiffres et des lettres de tous les peuples, p. 116.—Voir aussi l'analyse que nous avons donnée de ce savant ouvrage, dans le no 10 des Annales, t. II, p. 286.

[7] Tom. III, p. 386, 1829, du Nouveau Journal Asiatique.

[8] Voir la Grammaire de la langue de ce peuple, publiée à Madrid, en 1819, par le père de Lugo, p. 402.

[9] Publiée à Paris, par la Société Asiatique, avec un supplément, en 1825 et 1826.

[10] Lord Kingsborough, fils d'un des lords les plus éminens et les plus riches de la Grande-Bretagne; on sait qu'il a consacré aux planches de cette utile Encyclopédie américaine plusieurs millions, et qu'il y a inséré plusieurs mémoires précieux, restés manuscrits dans les archives de l'Escurial, à Madrid, et composés lors de la découverte de ce monde que l'on appelle à tort nouveau.

[11] On suppose que dans ce nom de Sewa, wa est le nom même du Japon; mais, comme Se ne signifie pas langue en japonais, et que la construction exigerait alors Wa-se, le génitif se mettant toujours en avant, on nous permettra de regarder Sewa ou Seba comme un mot simple, et comme le nom de la langue sabéenne.

[12] Et même au nord de la Californie, dans le pays de Cibola.

[13] Thunberg, tom. II, p. 224.

[14] Il est à remarquer que le maïs, production capitale du nouveau monde, est cultivé chez les Basques des Pyrénées, et forme la base principale de leur nourriture depuis un tems fort reculé. Il serait curieux de rechercher avec précision si cette plante était connue des Basques avant le voyage de Colomb, ainsi que ces peuples le croient.

[15] Voir t. III, p. 229, de l'ancien Journal Asiatique.

[16] Voir p. 15, Supplément à Rodriguez.

[17] Rodriguez, page 130.

[18] Dans le savant Voyage autour du monde, de M. le capitaine d'Urville, on le voit en plusieurs endroits signaler l'influence dominatrice et la présence des Arabes dans ces îles de l'Océanie, si bien explorées par lui et par ses savans compagnons.

[19] Voir le Vocabulaire de la langue Mawi, une des parties de la Nouvelle-Zélande.

[20] Par les livres conservés en Chine, on peut remonter à l'époque où ces colonies se fondèrent en ce lieu, et M. de Paravey montrera ainsi qu'elles vinrent d'Arabie et de la mer Rouge, dès le tems de Salomon, et avec les flottes d'Ophir, sous le nom de peuple de Ou.

[21] D'après les manuscrits encore inédits du savant abbé Lamiot, lazariste, mort récemment à Macao, après avoir passé plus de 40 ans en Chine et à Pekin, et qui cite dans le Chensy et dans le Sse-Tchouen, des villes où il y a plus de 10 mille et 20 mille mahométans.

[22] Un seul mot bien choisi peut parfois démontrer l'identité de deux peuples séparés par de longues distances; ainsi, dans l'antique Egypte, le nom de Pharao, Pharaon, était à-la-fois et celui du roi et celui du crocodile, tyran des eaux, et ce même nom se retrouve au Japon avec ces deux acceptions; car on sait que le dragon, on crocodile à quatre griffes, est l'emblême du monarque du Japon, et le nom de ce dragon ou crocodile royal est en japonais Firio, simple modification du nom égyptien et arabe Pharao.

[23] M. de Guignes le père et le P. Gaubil observent que les Chinois confondent souvent les Bouddhistes, les Chrétiens et les Nestoriens.

[24] Tom. XXVIII, p. 505, des mémoires de l'Académie des inscriptions.

[25] Voir le Recueil, an 1831, des nouvelles Annales des Voyages.

[26] Siébold: De Nippon (Jappon).... ou matériaux pour servir à la description du Japon et des contrées voisines (en allemand); fort bel ouvrage grand in-4o avec des planches, chez Merklem, à Paris. Prix, 200 fr.

[27] Cette période a été aussi retrouvée en Égypte par M. Champollion, mais dédoublée et sous la forme d'un cycle de trente ans, en usage encore dans l'Archipel indien.

[28] M. Klaproth prétend que zha doit ici, et dans suhuzha, se prononcer ja ou cha; mais la chose est fort douteuse, car les nombres 3, 4, 5, 7, 9 et 10 se terminent évidemment en ka ou qa, dur, et le cha ou ja n'en serait qu'un simple adoucissement. Au Pérou, en langue qquichua, cette même finale c ou ca se remarque dans:

Huc—un.

Iscay—deux.

Qimça—trois.

Chunca—dix.

Pachac—cent.

Huaranca—mille.

Et dans le Caucase aussi, un dialecte a tous ses nombres terminés en Ba, autre numérale.

[29] Nouveau Journal Asiatique, p. 401, t. III.

[30] On se rappelle la célèbre inscription de Saïs, citée par Plutarque (de Isid. et Osirid.). Elle offrait un enfant, un vieillard, un épervier, un poisson, un hippopotame, et signifiait: vous qui entrez ou sortez de ce monde (l'enfant et le vieillard), apprenez que Dieu (l'épervier), a en abomination (le poisson), l'impudence ou le mal (l'hippopotame).

[31] Voyez le tableau joint à la fin de ce Mémoire. M. de Paravey cite fike pour le nom japonais de la grenouille, et comme les changemens de lettres sont fréquens dans cette langue, il est possible que fite, fata, y aient été le nom du têtard, ou de l'enfant naissant, enfant qui ne peut encore, non plus que le têtard, se servir de ses jambes.

[32] Il serait curieux de rechercher si tous ces noms américains en Amarca, Amerga, n'ont pas, aussi-bien que celui d'Améric Vespuce, été la cause du nom donné au nouveau continent, America ou Amarca.

[33] Rodriguez, p. 118.

[34] Dans la relation chinoise si curieuse du pays de Fou-sang, ou de l'Amérique, visitée dès 499 par les Tartares et les Boukhariens, le chef suprême est appelé I-Khi, analogue à zaque et cac-ique, et les chefs inférieurs touy-lou, analogue à tithoua, titre indiqué ci-dessus.

[35] Voir la Bibliothèque universelle d'Herbelot.

[36] Rodriguez, p. 124.

[37] Rodriguez, p. 177.

[38] Idem. p. 119.

[39] Voir Thunberg.

[40] Supplément à Rodrig., p. 18.

[41] Page 85, Mémoire sur la dynastie des Djogouns du Japon, publié par M. Remusat, ouvrage où M. de Paravey a puisé plusieurs de ses remarques.

[42] Supplément à Rodriguez, p. 19.

[43] Thunberg, in 4o, p. 227, t. II.

[44] Le caractère chinois, ou plutôt chaldéen antique, kiang, qui signifie sacrifier, offrir, s'écrit indifféremment avec le symbole fils, ou le symbole agneau, symbole auquel on ajoute celui du comble ou du ciel, c'est-à-dire Dieu, et celui de la bouche qui offre ou présente à Dieu. M. de Paravey a déjà comparé cet hiéroglyphe remarquable à l'hébreu Corban, dans son Essai sur l'origine des lettres.

[45] Voir la fin de ce mémoire.—Ces caractères ont été gravée tout exprès pour les Annales.

[46] Déjà M. de Humboldt, dans ses vues des Cordillières, a observé, même sans avoir vu les beaux bas-reliefs de Palenqué (ou se reconnaissent des visages de types arabe et juif), que les monumens américains offrent souvent des figures au nez aquilin et très-marqué, et qui ne peuvent appartenir qu'à la race blanche et caucasique.

[47] Ainsi, dans les vocabulaires de M. d'Urville, on voit que namou, nom arabe de la moustique, et mata, tuer, se retrouvent sous les formes namoc et autres, à Madagascar, dans la Nouvelle Zélande et à Tongatabou.

[48] Voyez les noms de Paragoa ou Palawan, une des îles Philippines; de Paraguay, fleuve célèbre; du Pérou; de Puracé, volcan de la Colombie; de Perote et Porote, dans le Mexique; de Para, affluent de l'Amazone; de Purus, autre affluent; de Peruaçu, de Paracatu, de Parana, embouchure de l'Amazone; de Paramaribo, en Guyane; de l'isthme de Panama pour Parama, et une foule d'autres.

[49] Ici M. de Paravey observe que la clef chinoise, ou la base des nombreux caractères qui expriment les richesses, les monnaies, vendre, acheter, commercer, est celle des Cauries (en chinois pey), petites coquilles qui se pêchent dans les îles Maldives peuplées par les Arabes, qui sont usitées dans l'Inde et à Siam encore, aussi-bien qu'en Afrique, et qui seules démontrent l'influence arabe, même dans la Chine antique.

[50] Voir cette figure dans la planche qui forme le frontispice de ce Mémoire.

[51]C'est à la munificence éclairée de lord Kingsborough, que l'Europe doit la publication de l'excellente grammaire chinoise du P. de Prémare, base de celle de M. Rémusat.