L’INCONSTANTE

« Souvent femme varie », « Frailty, thy name is woman ». Ce sont des mots de poète.

En réalité le sexe inconstant est le sexe masculin. Plus que l’homme, la femme s’attache par la possession. Entre deux êtres qui s’aiment également, l’homme, le plus souvent, se lasse le premier et s’en va. Il laisse derrière lui une femme affolée et prête à tout. Dès lors, il n’est pas étonnant qu’elle mène une vie désaxée. Mais la cause en est dans l’abandon où la laisse l’homme, non dans la nature de la femme. Les sexes ne sont pas égaux. L’homme est fait pour conquérir, posséder et courir à d’autres. La femme, une fois possédée, en a pour un an ou deux à se remettre en état de procréer. Quand même nous trichons avec la nature, les lois naturelles restent écrites au tréfonds de notre être. C’est là seulement que nous trouvons une base solide pour l’analyse. On ne peut établir un raisonnement sérieux sur des exceptions, sur des nymphomanes, ou sur quelques frigides benêts qui, où qu’on les pose, s’enracinent.