ENVOI.
EPILOGUS.
42.
Je ne veux pas lasser ton oreille attentive;
Je m'arrête. C'est peu que ces premiers avis;
Mais, mon fils, que ton cœur s'en pénetre et les suive;
Mes yeux, de tes progrès, seront bientôt ravis.
Pauca quidem hæc: sed quæ studio servata perenni
Mirificos fructus progressu temporis edent.
43.
Commence seulement, commence avec courage;
Des obstacles, enfin, tu seras triomphant.
Obtiens que l'Eternel bénisse ton ouvrage;
Offre à Dieu tes efforts, et deviens son enfant.
Adspiret tantum cœptis Deus, omnia cujus
Consilio æterno et certâ ratione reguntur.
44.
Le matin, quand du lit tu sors avec l'aurore,
Le soir, quand le besoin t'invite au doux sommeil,
Dis-lui, du fond du cœur: «Dieu bon, Dieu que j'adore,
»Dirige mon travail, mon repos, mon reveil.»
Quem tu et luce puer primâ, cum strata relinquis
Impiger, et dulcem repetis cum vespere somnum,
45.
Ah! si ton cœur est pur, si ton zele est sincere,
Le ciel, n'en doute pas, exaucera tes vœux.
Oui, mon fils; l'Eternel, touché de ta priere,
T'enverra le bonheur des enfans vertueux.
Supplicibus facito places ante omnia votis.
Ille tibi ingeniumque sagax, corpusque salubre,
46.
Dieu sait ce qu'il te faut beaucoup mieux que toi-même;
Il te préservera de tout mauvais penchant,
Si tu te souviens bien que ce juge suprême
Doit couronner le juste et punir le méchant.
Et multò meliora dabit. Diffidere noli.
Tu modò ad illius semper refer omnia laudem.