LIVRE SEPTIÈME.

SOMMAIRE

DU LIVRE SEPTIÈME.

Childéric, forcé d'aller à la chasse, et inquiet de l'état dans lequel étoit plongé le vieillard, l'avoit recommandé aux soins de Viomade. Gelimer à son réveil jette un cri d'effroi, en reconnoissant le brave au lieu de son cher élève; mais il se rassure, et le retour du prince le console bientôt. Il veut s'asseoir sous les chênes. Childéric reprend son récit, et raconte avec sensibilité la rencontre qu'il fit à la pêche, d'une jeune fille nommée Talaïs, leurs jeux, leurs plaisirs, l'amour qu'elle conçut pour lui, le trouble qu'il en ressentit; les conseils de Gelimer en garantissent. Progrès de la passion de Talaïs; son désespoir; sa mort. C'est sa tombe que Viomade a aperçue, et sur laquelle il a déjà placé la guirlande funéraire. Childéric y conduit de nouveau ce brave, et dépose le tribut du regret et de la piété sur la pierre funèbre. De retour dans la grotte, le prince engage Viomade à partir promptement pour la France, afin de rassurer le roi, et le charge de lui dire qu'un serment sacré l'enchaîne dans ces lieux. Gelimer est agité. Viomade refuse de partir sans le fils du roi. Childéric ordonne. Le brave offre de remplacer le prince auprès du vieillard, qui le repousse, et promet de lui rendre réponse le lendemain. Il gémit sur sa couche; en vain le prince le rassure. Le jour renaît, Gelimer n'est plus, il s'est percé le cœur du javelot même du prince. Juste douleur. Cérémonie funèbre. Adieux éternels à la grotte, aux forêts, à la tombe de Talaïs. Childéric part suivi du brave.