LIVRE SIXIÈME.

SOMMAIRE

DU LIVRE SIXIÈME.

Gelimer se reproche d'avoir enlevé Childéric à tant de gloire; il l'aime avec tendresse, son cœur est combattu par la générosité et l'amour que lui inspire son élève; il hait Viomade. Childéric raconte ses aventures depuis le jour où il suivit son père à la défense de Cologne. Il dit comment ayant été renversé par le mouvement que fit une partie de l'armée pour voler au secours de son roi, il étoit resté long-tems évanoui, et n'avoit repris ses sens que la nuit; qu'alors il s'étoit trouvé dans une barque. Arrivé sur le bord du fleuve, et éclairé des rayons du jour, il avoit reconnu son ravisseur pour un des ennemis de son père, avoit sollicité sa liberté par des signes, voyant qu'ils ne parloient pas la même langue. L'étranger étoit demeuré inflexible, et l'avoit conduit dans cette grotte, après plusieurs jours de marche. Portrait du généreux Hun. Education du jeune prince. Gelimer obtient de sa pitié et de sa tendresse le serment de ne jamais le quitter, et de ne jamais l'arracher à ses forêts. Childéric passe plusieurs années dans l'espoir de revoir un jour sa patrie. Quels sont ses études et ses plaisirs. Gelimer est tourmenté par ses pensées; il ne sait qui l'emportera dans son cœur de tous les sentimens qui le dévorent. La nuit interrompt le récit du prince.