NOTES
[ [1] Il n'y alla pas seul, il était avec Grimm, qui raconte les faits (Correspondance littéraire, 1er décembre 1770) et donne comme motifs ayant déterminé le titre et le sujet du conte, non-seulement les Deux Amis, de Saint-Lambert, mais encore les Deux Amis, drame de Beaumarchais, et les Deux Amis ou le Comte de Meralbi (par Sellier de Moranville), roman en 4 volumes, tous ouvrages dont on s'occupait alors et qui n'avaient pas eu de succès.
[ [2] C'était Meister le traducteur.
[ [3] Cette bataille, livrée le 26 juillet 1757, fut gagnée par le maréchal d'Estrées contre le duc de Cumberland. (Note de l'édition Brière.)
[ [4] Bourbonne, alors chef-lieu de subdélégation, était frontière de la Champagne, de la Lorraine et de la Franche-Comté, et il s'y faisait beaucoup de contrebande. (Note de l'édition Brière.)
[ [5] La route de Villars et celle d'Iche. (Note de l'édition Brière.)
[ [6] Sur une copie qui est en notre possession, Rançonnières est remplacé par Romainville, et Courcelles par Jolibois.
[ [7] Toutes les éditions portent Lh... au lieu de Ch... Diderot a voulu désigner Chaumont. (Note de l'édition Brière.)
[ [8] Il est à supposer que nous n'avons pas ici la première version du conte. Nous trouvons dans une lettre à Grimm, du 21 octobre 1770, la preuve qu'il doit avoir subi divers remaniements. Voici, en effet, ce que nous y lisons:
«J'avais pensé comme vous que l'atrocité du prêtre ôtait tout le pathétique de l'histoire de Félix. Envoyez-moi une copie de cette histoire et de celle d'Olivier, et ce que vous me demandez sera fait; mais dépêchez-vous.»
Dans une autre lettre du 2 novembre au même, Diderot écrit:
«On m'a envoyé le papier de Félix, mais on aurait bien fait d'y joindre celui d'Olivier que j'avais demandé, afin de donner aux deux contes un peu d'unité. N'importe, je me passerai de celui qui me manque et je ferai de mon mieux.»
Quelle fut la nature des corrections opérées? Nous ne savons; mais peut-être la lettre de M. Papin a-t-elle remplacé une intervention plus directe et plus atroce du prêtre.
[ [9] L'un des meilleurs acteurs de la comédie italienne, deviné par Garrick, et dont Grimm disait qu'il était sublime sans effort. «Personne, écrit-il, ne faisait avec une mesure plus juste tout ce qu'il voulait faire. Le Kain est un homme prodigieusement rare; peut-être Caillot est-il plus rare que lui. Caillot ne se doutait point de son talent; il se croyait fait pour chanter avec beaucoup d'agrément, jouer avec beaucoup de gaieté, avec une belle mine bien réjouie; mais il ne se croyait pas pathétique. Garrick, l'ayant vu jouer pendant son séjour en France, lui apprit qu'il serait acteur quand il lui plairait...» Caillot quitta le théâtre en 1772 et fut remplacé par un jeune abbé appelé Narbonne, échappé de la musique de Notre-Dame.
[ [10] Cette édition ne se fit pas attendre. Condamné en 1759, l'Esprit reparut en 1771 (Londres). Diderot était sans doute au courant de ce qui se préparait.