§ XVI.

Copie de la lettre de M. le baron de Berstett.

Carlsruhe, le 16 novembre 1823.

Monsieur le duc, Aussitôt après la réception de la lettre que V. E. m'a fait l'honneur de m'adresser en date du 12, je me suis occupé, conformément à ses désirs, à parcourir la série de sa correspondance officielle de 1804 avec le baron d'Edelsheim. Je n'y ai trouvé que ce que je m'attendais à y trouver relativement à l'indignation que vous a fait éprouver l'horrible assassinat du duc d'Enghien; toutes vos lettres de cette époque expriment avec énergie ce sentiment, et si vous jugez à propos, M. le duc, de faire usage de quelques-unes des minutes que vous avez conservées, je pense que le déchiffrement de votre dépêche n° 25, du 22 mars 1804, sera plus que suffisant pour confondre vos calomniateurs.

Peut-être pourriez-vous y ajouter un Il est remarquable que M. de extrait du 27 mars n° 27, pour prouver Dalberg n'ait pas publié ce qu'à l'époque fatale vous n'aviez pas numéro. C'est grand dommage, et il encore à vous réjouir de la confiance serait bien à désirer que du ministère des affaires étrangères à l'ex-ministre de Bade se décidât à Paris; si toutefois vous trouvez qu'il le faire. D'ici là on ne pourra vaille la peine de vous justifier sur s'expliquer cette réserve que par le reproche ridicule qu'on vous a fait la supposition qu'il y tient sans sur votre intimité avec lui. doute sur M. de Talleyrand un langage qu'il a des motifs J'enverrai par la poste de demain au puissans de ne pas tenir bailli de Ferrette, les copies des aujourd'hui. pièces les plus intéressantes de votre correspondance de cette époque, pour en faire usage partout où cela pourra vous être de quelque utilité, comme des pièces authentiques qu'il a trouvées dans les papiers de la légation.

J'espère que cette mesure remplira vos vues, et je serais charmé si elle pouvait contribuer à vous tranquilliser sur les effets d'une calomnie à laquelle vous ne deviez pas assurément vous attendre.

Charmé de trouver une occasion pour M. de Berstett était encore à renouveler à V. E. l'assurance de ma cette époque de 1804 un jeune haute considération, je la prie de ne homme peu versé dans les affaires, jamais douter de la sincérité de mon et du reste placé trop loin du parfait dévouement. point d'optique pour juger sainement de l'effet du tableau Signé, BERSTETT. dont on retrace une scène dans ce cas-ci.

D'ailleurs cette lettre-ci ne prouve rien, sinon que l'on peut regarder comme authentiques les lettres publiées par M. de Dalberg.