PANNEAUX, DESSINS ENCADRÉS ET FEUILLES DÉTACHÉES

Dans la collection Hayashi.

Un diable, lapidé avec des pois, se met à l'abri sous le tableau de Shôki.
Un barbouillage tout à fait lâché.
Non signé.
H. 65.—L. 48.

Un guerrier tenant à la main une tête coupée.
Non signé.
H. 53—L. 26.

Un pigeon perché sur le haut d'un tori-i.
Dessin de premier coup, fait avec un nuage d'aquarelle.
Non signé, mais portant le cachet d'Hokousaï.
H. 29.—L. 27.

Sous un énorme pot de saké, Hokousaï et ses élèves déguisés en shôjô, en train de boire. Hokousaï, au milieu, avec l'aspect d'un homme gris, à sa droite Hokouga faisant de la musique avec un balai; et derrière Hokouga, à la gauche d'Hokousaï, Shinshaï, la tête tombée dans ses mains; et, contre le pot de saké, Hiromaro. Chaque peintre dessiné et signé par lui. H. 38.—L. 39.

Une répétition de la «Vague» du Fouzi-yama, avec des pluviers volant
au-dessus.
H. 30.—L. 52.

Enfant japonais ramassant des feuilles de pin.
Signé: Manji, vieillard de 85 ans.
H. 30.—L. 52.

Un tigre à la tête un peu humaine, comme les fait Hokousaï, qui n'en avait
jamais vu.
Une encre de Chine pleine de furie.
Signé: Hokousaï.
H. 55.—L. 27.

Paysage, au lever du soleil éclairant sur le premier plan un rocher dans
la mer, au fond de montagnes bleuâtres.
Signé: Hokousaï, fou de dessin.
H. 26.—L. 28.

Cuvette de cuisine, dans laquelle est un pilon sur lequel est posé un oiseau et, derrière la cuvette, une tige de cerisier fleuri.

La cuvette et le pilon lavés d'un ton rosâtre, l'oiseau et la tige de
l'arbuste à l'encre de Chine. Effet original.
Non signé.
H. 27.—L. 44.

Une oie sauvage fendant l'air.

Un dessin très légèrement aquarellé.
Signé: Manji, vieillard fou de dessin.
H. 29.—L. 56.

Une grenouille sur une feuille de lotus.
Non signé.
H. 20.—L. 26.

Deux enfants de paysans, dont l'un, couché sur le ventre, écoute l'autre.
Non signé.
H. 26.—57.

Hotei mettant un petit Japonais dans son sac.
Non signé.
H. 27.—L. 42.

Dans la collection Bing.

Une tête coupée de femme, entourée d'un serpent.

Une encre de Chine très délavée, avec dans des parties un ton rougeâtre, et où le peintre a mis comme de la volupté dans le dessin des yeux demi-fermés, de la bouche entr'ouverte. H. 20.—L. 22.

Un pigeon sur un perchoir fait en forme de racine d'arbre. Encre de Chine, relevée de blanc, et lavée de rose au bec et aux pattes. Signé: Gwakiôjin.

Une perspective de sapins d'un lavis aux parties réservées dans les parties lumineuses, d'un art stupéfiant. H. 150.—L. 54.

Ce grand panneau aurait pour pendant un panneau d'égale grandeur, représentant un paysan qui, la tête entre ses jambes, chercherait avoir les feuilles en dessous.

Indépendamment de ces panneaux, M. Bing possède un certain nombre de feuilles détachées, dont je donne les feuilles principales.

Hotei, pour amuser les enfants, faisant danser un pantin attaché par des fils à un écran.

Des têtes de femmes publiées dans le JAPON ARTISTIQUE.

Pêcheur, un feu allumé au bout d'une gaule pour attirer le poisson.

Un serpent s'enroulant autour d'une branche, dessin qui rend, à la fois, et l'élasticité et la rigidité du reptile.

Une femme de profil, sur laquelle il y a un peu de bleu et de rose, comme bu par un papier buvard, dessin d'une délicatesse, d'une fluidité sans pareille.

Une guésha accroupie, vue de dos, jouant du schamisén, à la riche coiffure vue par derrière: dessin à la ligne sculpturale.

Un guerrier sur un cheval cabré, un de ces dessins où il y a comme l'emportement d'un pinceau.

Un groupement de poissons.

Une femme surplombant un Téngou auquel elle indique quelque chose de la main, dessin où la tête de la femme a une grâce voluptueuse indicible.

Une tête de profil d'apparition, qui n'a pas été gravée dans les CENT
CONTES.

Une belette guettant deux oiseaux perchés sur une branche.

Quatre femmes couchées à terre, dans des allongements d'une élégance adorable.

Une étude à l'aquarelle d'une tige de soleil.

Un cerf couché.

Une femme, avec, au bout du bras levé, une raquette.

Une promenade de femmes et d'enfants préparée pour la gravure, qui n'a pas la sécheresse habituelle de ces sortes de dessins.

Une femme qui fait sa toilette devant un miroir où se voit sa figure, et dont le bras droit tient, derrière elle, un autre miroir où se reflète le derrière de sa coiffure.

Dans la collection Gonse.

L'entrée de la Soumida. Une double rangée de rochers émergeant de l'écume
des flots. Un des plus beaux et des plus importants paysages à l'aquarelle
d'Hokousaï.
H. 30.—L. 130.

Une étude de tête coupée de supplicié, la bouche et les yeux entr'ouverts,
avec un filet de sang qui, semblable à un rameau de corail, se répand de
l'oreille sur le pâle visage.
Signé: Hokousaï I-itsou.

À ces deux dessins encadrés, il faut joindre trois feuilles détachées, trois merveilles provenant de la vente de l'atelier Kiôsaï.

Skôki jouant de la flûte. Une tapageuse encre de Chine, avec coloration en rouge de la tête et des mains. H. 40.—L. 28.

Deux canards mandarins, dans le sillage que leur nage met dans l'eau.
Aquarelle où la blancheur des deux canards se détache, de la façon la plus
harmonieuse, sur le bleuâtre de l'eau.
H. 40.—L. 39.

Un aveugle appuyé sur un bâton, son chapeau tombé sur le dos, traversant
un gué. L'encre de Chine la plus largement traitée, et où est une tête du
dessin le plus savant.
H. 38.—L. 28.

Dans la collection Vever.

Un grand dessin librement jeté dans un trait représentant le viol d'une femme, prise entre les jambes d'un homme, le haut du corps retombé de côté, d'une main repoussant la main qui veut s'introduire dans sa gorge, de l'autre main égratignant la figure de l'homme.

Ce grand et ce très beau dessin de la collection Vever (H. 30—L. 30) a été reproduit, ainsi qu'à peu près tous les dessins d'Hokousaï, en une réduction de 10 centimètres en hauteur, dans une gravure publiée parmi l'illustration de SOUIKÔ.

Dans la collection de M. Gillot.

La grande étude (H. 54—L. 53) de l'aigle, pris l'année 1848, et dont il y a un kakémono chez Hayashi, et un autre chez Manzi. Une étude de toute beauté, où se voit la cruelle courbe de ce bec déchireur de chairs palpitantes, et la grandeur morne de cette prunelle qui peut fixer le soleil.

Et une étude curieuse, parce qu'elle vous révèle des procédés d'aquarelle pareils aux dessous que nous faisons en Europe à la peinture à l'huile, dessous sur lesquels nous revenons avec des glacis, et nous avons ici, avant que ces colorations soient perdues et peut-être un peu assombries dans les kakémonos, le bleu du tronc d'arbre, le rougeâtre des ailes, enfin toute la variété des tonalités qui doivent dormir sous la couverte dernière.

Une femme brandissant une branche de fleurs au-dessus d'un guerrier couché à terre, sa hache entre les jambes.

Un certain nombre de paysages où, tout en haut d'une colline dominant la mer, se voit un homme portant sur l'épaule une perche où sont attachés deux paquets d'herbes.

Une tête de supplicié dans un plat. Un crâne où le sommet se termine par une grosse loupe, d'où pendent de longs cheveux mouillés de sueur, des paupières fermées, une bouche entr'ouverte dans un rictus sur lequel se détachent, dans une blancheur effrayante, les dents. La tête et le fond, comme éclairés par une lumière lunaire, où il tomberait de la neige.

Dans la collection Duret.

Deux aquarelles relevées de gouache et signées (H. 40.—L. 120) représentant des vues de la Soumida. Dans l'une, deux femmes, aux robes soulevées par le vent, font des signes au passeur dont le bateau est au milieu de la rivière; dans l'autre, c'est la marche, le long de la rivière, de cinq hommes et de deux femmes avec des enfants en promenade pour une partie de campagne.

Dessins très poussés, très finis, et ayant le caractère de ses dessins appliqués de la Soumida dans les dernières années du siècle dernier.

Dans la collection Edmond de Goncourt.

Deux crevettes à l'encre de Chine, trois à l'encre carminée.
Dessin, dans son jet rapide, d'une science extraordinaire.
Signé: Katsoushika Hokousaï, avec le cachet de Tokimasa
(vers 1812).
H. 30.—L. 18.

La lune, vue au travers de deux branches d'un prunier. Grand effet de cette pâle lune sur le bleu nocturne d'où se détachent les blanches fleurs du prunier. Un dessin de poète. Non signé. H. 39.—L. 38.

En Angleterre, au British Museum, cinq croquis:

1. Un renard métamorphosé en prêtre.

2. Une grenouille nageant au-dessus de l'eau.

3. Rats et piments.

4. Décoration symbolique du Jour de l'An: sardine desséchée, orange, fougères, papier découpé.

5. Kousounoki Masashigé, le type du courage et de la loyauté, avant sa dernière campagne, remettant à son fils le rouleau ancestral.

Croquis signés avec le Svastica, la marque adoptée par l'artiste en son vieil âge,—et des croquis n'ayant pas la lourdeur des dessins de ce temps, et se rapprochant du faire des dessins de Korin.

Le British Museum possède encore un dessin en couleur sur soie, non monté (17 5/8x24) représentant un oiseau. Signé: Tame-ichi autrefois Hokousaï.

Chez M. S. M. Samuel.

Jeune femme portant une lanterne. Croquis à l'encre de Chine.

Jardinier fumant sa pipette. Aquarelle.

Chez M. Anderson.

Un coq, aquarelle lavée à grande eau de bleu et de rouge, exécutée vers 1810.

Trois esquisses à l'encre de Chine. Deux dragons.—Un coq.—Un aigle.
Croquis dans le faire du maître, vers 1840.

Chez M. Ernest Hart.

Deux dessins inédits de la série des CENT POÈTES RACONTÉS PAR LA NOURRICE, dessins destinés à être gravés; quatorze dessins de la même illustration, venant de la vente de l'ancienne collection Hart, sont chez M. Samuel, et un certain nombre encore chez M. Tomkinson[32].

[Note 32: M. Anderson me signale encore des dessins d'Hokousaï dans les collections de MM. Marcus, B. Hinsh, W.-C. Alexander, J.-M. Suran, du sir Frederic Leigton, de lord de Saumarez.]

En Allemagne, le Musée de Berlin, d'après M. Gonse, posséderait deux feuilles d'albums provenant de la collection Gierke. Ces dessins à l'aquarelle représenteraient comiquement un moine mendiant volant des pêches, puis surpris par le propriétaire au moment où il les cache dans ses manches.

En outre le Cabinet des estampes de Berlin se serait enrichi de trois ou quatre études à l'encre de Chine, rapportées par le prince Albert de Prusse de son voyage au Japon.

En Amérique la collection de M. Morse de Boston, renfermerait, indépendamment du kakémono déjà cité, une feuille de croquis pleins de mouvement, d'après la reproduction qu'en a fait L'ART JAPONAIS.