X
CONCLUSION
Telle fut la dernière histoire du Dalmate; ce fut aussi la dernière de celles que, ce jour-là, me conta le capitaine. Le lendemain il y en eut d'autres, et d'autres encore le surlendemain.
Le marin avait raison, sa bibliothèque était inépuisable; sa mémoire ne se troublait jamais; sa parole ne s'arrêtait pas; mais à toujours conter on ennuie le lecteur; d'ailleurs, il faut garder quelque chose pour l'année prochaine. Peut-être alors retrouverons-nous le capitaine et demanderons-nous des leçons à sa douce sagesse.
En attendant, chers lecteurs, je me sépare de vous avec les adieux que m'adressait chaque jour l'excellent marin: «Mon ami, sois sage, obéis à ta mère, fais bien tes devoirs, afin que demain on te permette d'entendre mes contes; le plaisir n'est bon qu'après la peine; celui-là seul s'amuse qui a bien travaillé. Et maintenant, ajoutait-il en me prenant la main, je te recommande à Dieu.»
Adieu donc, amis lecteurs, comme disent nos vieux livres; adieu, amies lectrices; puisse la sagesse du capitaine Jean vous profiter assez pour rendre chacun de vous aussi bon et aussi laborieux que son père; aussi doux et aussi aimable que sa mère! c'est le dernier voeu de notre vieil ami.